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Posté par Jean-Paul CANEVET le 24/11.

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Quelques mots seulement.

    Il faut s'entendre sur les termes et les évènements avant de véritablement se mettre au travail pour les Etats Généraux de Décembre. Car du travail nous allons en avoir. Quelles contributions allons nous proposer, quelles motions, quels éléments d'information et de reflexion allons nous porter au débat ? 

Soyez certains que les camarades nantais sauront vous soumettre des textes qu'il s'agira ensuite de discuter. Le forum doit être le lieu de cet échange.

Je note cependant dans les propos d'Emmanuel Lyasse de sérieuses incohérences. Je tiens a vous apporter ma vision des faits. 
Il parle d'une "l'opposition quasi unanime des AGE de l'UNEF" face à la réunification imposée par la direction nationale. D'un certain point de vue peut-être. Il faut être conscient que cette soi disante "opposition unanime" recele des divergences d'appréciation assez flagrantes. Nous avons été nombreux à nous mettre d'accord sur les moyens (et encore! Certains souhaitant un report du congrès de refondation, d'autres son annulation pur et simple) au prix d'apres discussions mais certainement pas sur les fins. 
La volonté unanime de renouveau au sein de l'UNEF dont parle Emmanuel Lyasse, je ne l'ai pas du tout ressenti au congrès. Je n'y ai vu que nombre de délégués incapable de s'entendre entre eux, dans l'expectative quant aux perspectives qui leur étaient offertes.

Différentes volontés ont effectivement convergé lors de ce congrès exceptionnel pour que se tiennent des Etats généraux en décembre et non pas un congrès réunificateur. Si l'AGE de Nantes a poussé dans cette direction ce n'est pas pour voir suspendu et mis aux oubliettes le congrès de refondation. NOus sommes convaincu de la necessité de s'engager dans  ce processus. Mais ce processus doit être le processus de toutes les AGEs, tous les militants syndicaux, et d'un maximum d'étudiants. Nous ne voulions pas d'un processus confisqué par les deux directions nationales. Le renouveau de l'UNEF se fera dans une nouvelle organisation. Une nouvelle organisation dont les bases seront jetées en Décembre , une nouvelle organisation ou pourront se retrouver des militants de l'UNEF-id de SUD et nous l'espérons de la FSE.

J'attends qu'on m'explique en quoi le congrès d'ORsay etait synonyme de renouveau pour les militants de l'UNEF qui s'y trouvaient. Cela parait tellement absurde que je n'ai pas envie de prendre la peine d'argumenter . Ceux qui s'y trouvaient comprendront, et les autres n'auront qu'à demander à ceux qui s'y trouvaient.

Pourquoi te donnes tu tant de mal Emmanuel ?  PLutot que d'offrir aux camarades des discours sphériques et propagandistes , joignons nos énergies pour la construction de la nouvelle organisation. La seule chose que le congrès d'Orsay à démontré, c'est qu'il nous reste encore des choses à gagner. C'est possible. A ce sujet j'attends l'avis des camarades qui ne se sont pas exprimé depuis le congrès.  

Emmanuel,  quant à tes propos sur Vincent Charbonnier  : comme à ton habitude tes phrases bien tournées ne sont que l'expression d'un profond mepris qui ne peut que choquer l'ensemble des camarades. L'UNEF réunifiée comme tu le dis si bien ne sera démocratique que si on s'en donne les moyens. Les camarades de Nantes, de Jussieu, et de Nanterre l'ont compris. C'est ce combat qui nous a poussé à ammender le texte final du congrès d'Orsay.  1 homme , 1 voix, 1 mandat, ce sont nos trois AGEs qui ont imposé cette garantie démocratique, et qui ont réussi à faire en sorte que celle-ci soit portée par l'UNEF. Pendant ce temps là tu criais "démocratie, démocratie", ce qui a la fin d'un congrès comme celui d'Orsay a le mérite de témoigner d'un sérieux manque d'appréciation et d'anticipation. 

A ce propos ne mélangeons pas tout. 
Durant le congrès, ton combat a été celui d'empêcher le congrès réunificateur. 
Le notre aura été celui de faire de Décembre des Etats Généraux. 
La première étape du processus qui nous mènera  au rassemblement syndical. Une première étape qui nous semblait nécessaire au vu de l'avancement des débats dans nombre d'AGE de l'UNEF au vu de la façon dont se préparait le congrès (course aux cartes...). Des états généraux parce qu'il nous semblait important que la "réunification" se fasse avant tout à la base dans les luttes, et que ce genre de chose ne se décrète pas . PLus que deux semaines, il nous faut encore plusieurs mois pour arriver à cette unité effective. Des etats généraux, parce que nous avons toujours souhaité donner la parole à un maximum d'étudiants. ET le principe de représentation qui avait été mis en place pour le congrès ne nous satisfaisait pas.

Ta victoire doit donc avoir un gout amère, le gout du maquillage  et de la dissimulation. Tandis que les premiers elements que nous avons obtenu nous poussent à continuer dans la voie que nous nous sommes tracés, celle de l'unité syndicale.

Manuel Canévet.    
  -----Message d'origine-----
  De : Emmanuel Lyasse 
  À : discussions@unef.org 
  Date : mercredi 22 novembre 2000 18:11
  Objet : [discussions] Une reponse a Morgan et une remarque sur Vincent


  1) Les masques tombent, au contraire
   
  Non, camarade, le "congrès" d'Orsay n'a pas été une mascarade, puisqu'il a tourné à la confusion de ceux qui avaient voulu en faire une mascarade. 
  Tout était prêt pour que le 14 décembre ait lieu un prétendu congrès de réunification dont les modalités auraient été celles d'un congrès de l'U-ID. Ce congrès n'aura pas lieu. 
  Ceux qui voulaient nous l'imposer ont dû reculer devant l'opposition quasi unanime des AGE de l'UNEF.
  Tous ceux qui ont dénoncé cette réunification devraient s'en réjouir avec nous. 
  La direction qui avait convoqué ce congrès bidon a choisi de se soumettre pour ne pas se faire démettre, et d'arrêter là le congrès. C'est un contre-temps, mais ça ne doit pas masquer l'essentiel. 
  Non, camarade, je ne crois pas que la FAGIF soit attachée uniquement au nom UNEF. Viens voir sur nos facs ce qu'il en est. 
  Elle est attachée à la construction locale de syndicats qui défendent les étudiants et à leur unité nationale. Est-ce au moment où la volonté de renouveau est enfin majoritaire dans l'UNEF que nous devons tourner le dos aux camarades qui s'adressent à nous pour partir à quelques uns, et laisser le champ libre à la réunification que nous avons réussi à empêcher ? 
  La FSE à mon sens a mieux à faire que d'aller à la pêche dans ce qui fut l'"UNEF oppo": chercher la voie de l'unité syndicale avec l'UNEF qui se rénove. 
  Des Etats généraux remplaceront le congrès prévu en décembre. Ils seront ouvert à tous, et seront un lieu de débat, et non celui d'une fusion sur le mode du centralisme corrigé par le droit de tendance. Nous nous saisirons de cet espace de débat, pour faire avancer la cause de l'unité syndicale. Je souhaite que les camarades de la FSE en fassent autant, dans le même but. 
  Une bonne raison supplémentaire: je ne crois pas que leur présence ferait plaisir à Carine Seiler.


  2) Electoralisme et réunification
  Pour une fois, une phrase intelligible dans la logorrhée autojustificatrice de l'abbé Charbonnier: les élections, ça sert à se compter. 
  Nous les avons toujours pratiquées en partie pour cela (cf la contribution au débat sur la réunification publiée le lendemain du "congrès" sur le forum UNEF). Une fois de plus, notre brillant contradicteur nous prête des arguments idiots qui sont les siens, non les nôtres. 
  J'aimerais savoir ce qu'il restera de cet instrument de mesure après la réunification qu'il appelle de ses voeux. 
  Celle-ci consiste précisément à ôter le droit d'arbitrer le débat aux étudiants qui votent. Même à supposer, comme veut manifestement le croire Matthieu Lavois, que l'UNEF réunifiée soit "démocratique" (rions !), cela revient à donner aux militants qui composent les listes le droit de trancher à la place des étudiants, à remplacer par un débat d'appareil un débat public. 
  Apparemment, ça permettra à l'abbé et à ses petits garçons de faire le salut de leur âme. C'est toujours ça, mais je vois mal comment.