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[discussions] De l'ethique de la discussion, qu'elle est possible et =?iso-8859-1?Q?n=E9cessaire?=

Posté par Vincent Charbonnier le 24/11.

piece jointe : TEXT/HTML
Je crois, cher camamade, que tu caractérises très bien le mode de
fonctionnement "démocratique", "syndical" et "révolutionnaire" du sieur
Nathan et aussi, désormais, de son camarade à lui qu'il a à la petite
UNEF, EL. Où l'on voit qu'il s'agit moins de discuter et encore moins
d'accepter concrètement et effectivement la nécessaire pluralité des
opinions, il s'agit à tout prix de claquer le beignet à tous ceux qui ne
sont pas dans la ligne ou qui ne pensent pas comme eux. C'est ainsi que
l'UNEF-Id est pour eux l'objet d'une fixation, ou pour mieux dire d'un
fétichisme aussi exacerbé que suspect, dont la psychanalyse aurait
quelques petites choses intéressantes à nous dire. Il semblerait que les
places au Panthéon des révolutionnaires en culottes courtes soient peu
nombreuses, d'où, semble-t-il, la volonté d'en faire toujours plus, hein
M. Bal(h)sen.
J'admire ta patience et ton opiniâtreté à défendre tes positions contre
les reformulations fallacieuses, les interprétations partisanes de ces
docteurs ès pureté syndicale. Je pense qu'il faut continuer à traquer
cette mauvaise foi érigée en principe. Il faut continuer avec courage.

Amitiés syndicales


Anthony Whitney a *crit :

>  Cher camarade Je me vois obligé de rompre une deuxième et dernière
> fois avec la discipline que je m'étais imposé depuis ma récente
> découverte de votre forum de discussions, de ne pas y intervenir,
> comment faire autrement devant tes approximations et tes marques de
> sectarisme excessifs. Je ne sais d'ailleurs pas si les quelques
> rectifications de tir à les plus grossières d'entre elles, intéresse
> nécessairement les copains du forum, c'est pour cette raison que je
> m'efforcerai à nouveau d'être synthétique. Lorsque je te faisais
> remarquer sur certains points de ton précédent mail plusieurs
> inexactitudes te précisant (t'informant ?) du fait que par exemple la
> licence pro est régie par un arrêté, fait l'objet d'une habilitation
> comme l'ensemble des autres diplômes nationaux, et dans ce cadre est
> régie par l'arrêté fixant les droits des autres formations, qu'un
> comité national de suivi va être installé imminement, et que je te
> prends une série d'exemples nationaux et locaux pour t'illustrer en
> quoi mes camarades n'ont pas renoncé et que bien au contraire ils se
> battent toujours, de manière commune souvent avec l'UNEF, pour
> défendre concrètement les droits étudiants etc. à l'inverse de ce que
> alléguais tu ne réagis pas ?Et quand tu réagis c'est, habilement, pour
> déformer ce que je t'écrivais, ce n'est ni très correct ni très
> honnête intellectuellement.C'est amusant de voir comment tu accueilles
> les mails de tes correspondants : "Je viens de trouver l'admirable
> message .." ou encore ailleurs "Je viens de recevoir le passionnant
> message .." .. Tu peux d'ailleurs me tutoyer, et après six ans de
> militantisme syndical je ne crois pas plus me considérer comme "naïf"
> .. Quant à considérer que gagner le maintien de la session de
> septembre, le rejet de l'augmentation des loyers des résidences dans
> un Crous, des crédits supplémentaires pour la rénovation de cités U
> délabrées pour ne reprendre que ces trois exemples, cela constituerait
> "des reculs des acquis étudiants", c'est là moi qui suis "désarmé"
> .. * Concernant le contrat de mon Université tu n'en as repris les
> éléments mentionnés que de manière sélective, je ne t'ai pas mentionné
> de "MDE" car ça fait partie des pistes du nouveau contrat quadriennal
> (C.Q.) en cours de discussion, mais d'un Observatoire de la Vie de
> l'Etudiant (O.V.E) ce qui n'est pas DU TOUT la même chose.La dernière
> Lettre de l'Etudiant dressait la liste des OVE mis en place par les
> Universités. Ils constituent des déclinaisons locales et diverses de
> l'OVE qui existe nationalement depuis la loi d'orientation sur
> l'éducation du 14/07/1989 et dans lequel siègent toutes les
> organisations étudiantes. Ces OVE s'intéressent souvent à la question
> de l'insertion professionnelle (le devenir à la sortie) des étudiants,
> ou sinon à la question de l'évaluation des enseignements, à la
> question des méthodes de lutte contre l'échec etc. Un recensement de
> leurs actions est d'ailleurs en cours à notre demande, je suis sûr que
> t'intéressant à toutes ces sujets, tu ne manqueras pas de
> l'examiner... * Concernant les MDE d'autre part, souvent il s'agit
> dans les Universités, d'initiatives étudiantes, des Unefs ou
> d'associations, je te renvoie à l'histoire de l'UNEF d'avant la
> scission ou de depuis lors ... et s'inscrit alors dans la sphère de
> l'économie sociale, la dimension de "services" à l'étudiant et à
> l'adhérent (bourse aux livres, accès aux spectacles et loisirs ...)
> intégrée souvent dans ces MDE me semble relever pleinement de la
> vocation, de l'objet social de l'UNEF : "la défense des intérêts
> matériels et moraux des étudiants" ; Je ne nie pas, n'en ayant pas
> connaissance, que dans certaines universités, les administrations
> aient été tenté de tout "régenter" et de confisquer des espaces
> d'animation aux associations étudiantes au motif fallacieux de la mise
> en place de MDE. Quand une vélléité de ce genre s'est posé sur mon
> Université, l'UNEF-ID s'est battu pour empêcher que des associations
> soient privées de leurs locaux, et d'autre part quand de nouveaux
> sites sont ouverts nous veillons évidemment à ce que des locaux soient
> affectées aux diverses organisations et associations du campus. * Les
> Contrats Quadriennaux, en as-tu jamais lu un seul ? (moi oui plusieurs
> puisque nous avons obtenu qu'ils soient présentés pour avis devant le
> CNESER) Ministère-Etablissements, ce ne sont PAS les mêmes que les
> Contrats de Plan Etat-Région (C.P.E.R.) négociés pour le compte de
> l'Etat par les Préfets de Régions. Leurs interlocuteurs pour le volet
> Education ce sont les Recteurs-chanceliers des Universités. As-tu
> jamais lu des CPER (moi oui, plusieurs, puisque nous avons obtenu
> qu'ils soient présentés pour avis devant le CNESER) si oui tu aurais
> pu constater que bien souvent le volet éducation et plus
> particulièrement enseignement supérieur-recherche y est très marginal
> en quantité, en contenu, en financement. Si bien que concrètement
> c'est l'Etat qui assure dans ce cas de figure 100 % du financement des
> Etablissements d'Enseignements et autres Organismes de Recherches
> Publics. Je t'informe par ailleurs que l'Enseignement Supérieur ne
> fait PAS partie des compétences des collectivités locales ni des
> départements ni des Régions (c'est d'ailleurs au nom de ce principe
> général que certains élus de gauche votent systématiquement contre les
> financements des Conseils généraux ou régionaux d'Etablissements
> d'enseignements supérieurs ...)  * Concernant l'autonomie des
> Universités, tout comme les contrats d'établissements, elle est fixée
> par la loide 1984 dite "Savary", tout comme les CPER existent de par
> les lois de décentralisation, peut-être es-tu contre ces deux lois et
> demandes-tu leur abrogation ??Nul besoin de te rappeler que la loi
> Savary a abrogé la loi "Faure" de 1968 avant laquelle c'étaient les
> Recteurs-Chanceliers aux ordres du Ministre qui présidait les C.A. des
> Universités. Je n'ai jamais considéré démocratique de voir imposer aux
> étudiants les volontés du pouvoir gouvernemental par l'intermédiaire
> des hauts fonctionnaires que sont les Recteurs souvent par ailleurs
> éloignés des réalités universitaires et étudiantes (le mot est très
> faible ...) Point d'ordre général, relis mon précédent mail plus
> attentivement, j'y écrivais que "Ce qui ne veut pas dire (...) que la
> politique contractuelle menée notamment par Allègre qui a renforcé
> l'autonomie des Universités nous satisfasse .."Je reprécise ce point,
> l'UNEF-ID et moi-même nous n'avons jamais pris de position "en faveur"
> de l'autonomie des Universités, c'est l'inverse. Et nous nous sommes
> fortement heurtés au lobby de la CPU notamment lorsque nous avons
> demandé une règlementation nationale de l'organisation des examens
> (sessions balais, convocations des candidats, double correction etc.)
> le ministère ne souhaitant pas aller en force contre elle. Dans le
> cadre de la politique contractuelle réactivée par le Ministère Allègre
> 98 nous avons défendu le cadre national en dénoncant l'exercice
> dévoyée de leur autonomie par les Universités en nous appuyant
> notamment sur les rapports généraux successifs de l'IGAEN qui ont
> montré leurs capacités à bafouer impunément, au vu et au su des
> recteurs et du ministère qui ne fait rien, la règlementation
> nationale.Alors même que la loi de 84 (articles 23 et 46) fait
> l'obligation à la tutelle d'un contrôle de légalité et de conformité
> réglementaires des délibérations des CA des Etablissements Publics (où
> le Recteur est tenu de se faire représenter). Pour anecdote, lorsque
> sur une Université d'une Académie de la banlieue parisienne, la
> direction a dérapé sur plusieurs sujets nous avons "invité" le Recteur
> par une campagne de pétitions que nous avons rendu public (conférence
> de presse et copie au Ministre) ... qui s'est fait pour la première
> fois représenter et a désavoué l'Université en rappelant le nécessaire
> respect de la règlementation ... la direction de l'Université s'est
> platement exécutée et a mangé le chapeau ... Et contrairement à toi je
> considère que l'exercice par les Universités de l'utonomie que leur
> confère la loi de la République ... s'est révélée depuis 1984
> davantage pédagogique que financière. Et la politique contractuelle
> des Ministères Allègre et Lang a davantage renforcé leur autonomie
> pédagogique. Sur l'aspect financier, je vais surement compléter sur un
> autre point ton information, l'UNEF-ID a défendu le maintien des
> dotations et financements fléchés par exemple pour le tutorat, et non
> pas la globalisation des crédits obtenu par la CPU : rien de technique
> car concrètement ça a eu pour conséquence d'entraîner la suppression
> du tutorat sur de nombreuses Universités : l'Université disposant
> comme elle l'entend des crédits de sa dotation "globale" de
> fonctionnement (DGF) selon ses choix politiques propres.Et pour
> l'UNEF-ID, comme pour bien d'autres organisations (UNEF, SNESUP-FSU
> ...) nous avons porté ensemble la critique de ces orientations, pour
> contre-proposer la restauration d'un véritable cadre national, d'un
> réengagement financier de l'Etat en argumentant notamment que la
> politique universitaire de la Nation ne saurait être l'addition de 80
> politiques d'Universités, mais bien résulter d'orientations
> déterminées nationalement (après une large concertation, et
> réactualisées au fil du temps certes ...) par les politiques et
> déclinées par le Service Public, par le biais de financements fléchés
> sur des missions, des objectifs quantitatifs et qualitatifs, et dont
> les moyens soient programmés sur plusieurs années en crédits et en
> postes de personnels. * La participation étudiante aux élections
> universitaires, là encore pas de mauvais procès, relis-moi, je ne suis
> pas aussi obscur, je ne dis pas qu'il y a 10 % d'étudiants qui
> comptent plus que d'autres ! Je te (re)dis qu'il convient de rapporter
> les x % de participation à une élection universitaire au nombre
> d'étudiants qui ont effectivement fréquenté leur Université durant le
> ou les jours de vote. Exemple durant une journée de vote 10 000 des 30
> 000 étudiants inscrits sur une Université ont fréquenté leur
> Université, et 2000 étudiants ont voté, j'aurais tendance à considérer
> et à rapporter ces 2 000 aux 10 000 et non pas au 20 000 "théoriques"
> du collège électoral, dans un premier temps. (prends en compte que
> certains abstentionnistes peuvent aussi être des étudiants de 3ème
> cycle peu présents ayant peu de cours, ou salariés, ou en stage comme
> pour les DUT, DESS etc. ça en fait selon les Universités et les
> périodes d'intervention des élections quelques uns ...)Après bien sûr
> il convient de réfléchir à faire en sorte de motiver les 18 000 qui
> n'ont pas voté pour qu'ils le fassent mais il s'agit d'un travail de
> conviction de longue haleine.Et encore une fois d'autre part je ne te
> parle pas de l'eau qui mouille et l'herbe qui est verte quand je te
> dis que certaines universités et seulement certaines ont fait le choix
> politique, et beaucoup d'autres NON, sous la pression des
> organisations étudiantes, pour mettre des moyens significatifs pour
> augmenter, avec réussite, le taux de participation.A Cergy, c'est nous
> qu'il l'avons "obtenu" et on a triplé la participation initiale pour
> atteindre 15 %.C'est déjà un progrès d'autant que je rapporte pour ma
> part ces 15 % aux étudiants ayant effectivement fréquenté durant ces
> deux jours de vote l'Université...    Concernant Michaël l'attaque est
> facile, injuste et déplacée. Il s'est battu comme moi au CNESER pour
> obtenir dans la charte nationale de la vie de l'étudiant que soit
> inscrit le principe d'élections universitaires sur plusieurs jours
> etc. Bref, pour enfin conclure, je ne vis pas pour ma part sur un
> "monde parallèle", par contre je crois que c'est ton cas, et
> qu'effectivement tu es aveuglé par trop de sectarisme, et de
> dogmatisme et que tu ne sais visiblement pas toujours de quoi tu
> parles.Pour ma part je suis très "modeste" je me suis contenté, à
> chaque sujet de te prendre des exemples concrets, y compris en
> expliquant la réalité des choses .. La "lutte quotidienne" elle est
> menée pour les étudiants par l'UNEF-ID, mais aussi sous des formes
> diverses et complémentaires, par les copains des AGE de l'UNEF, par
> des associations, chacune selon leur histoire propre.Et souvent de
> manière unitaire sur certaines campagnes (SOS inscriptions, campagne
> de rentrée sur le budget etc.) La plupart des sujet que je t'ai évoqué
> renvoient aux conditions d'études que connaissent les étudiants, à des
> réformes passées ou en cours qui les concernent directement, je ne
> pense pas encore une fois être ailleurs mais bien dans le ici et
> maintenant, le hic et nunc ... Nous pouvons ne pas être d'accord, et
> c'est la diversité des opinions et des arguments échangés dans le
> cadre des débats démocratiques qui fonde la pluralité à laquelle j'ai
> toujours été attaché et pour laquelle je me suis toujours activement
> battu, nationalement comme localement avec bien d'autres camarades,
> tant dans le syndicalisme que dans le mutualisme étudiant (puisque
> pour finir mon CV j'ai aussi été administrateur à feu la MNEF durant
> la courte expérience de direction étudiante, dans le CA issu de la
> liste "Changer" soutenue par les Unefs et diverses associations, avant
> sa mise sous tutelle et sa disparition) a tchao bonne nuit
> ...aw--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
>
>      -----Message d'origine-----
>      De : BALSAN DUVERNEUIL 
>      À : Anthony Whitney ;
>      discussions@unef.org 
>      Date : jeudi 23 novembre 2000 15:14
>      Objet : [discussions] Réponse rapide
>       Je viens de trouver l'admirable message de M. Whitney dans
>      ma messagerie.
>      Il faut avouer qu'il apporte de l'eau à mon moulin et
>      explique profondément ce que j'ai expliqué en quelques mots
>      dans mon précédent message.
>      La naïveté de cet ancien élu au CNESER est désarmante.
>      Comment lui expliquer que ce qu'il a jusqu'à présent
>      considéré comme des "victoires" ne sont en réalité que des
>      reculs des acquis étudiants.
>
>      Un exemple entre tous. M. Whitney indique qu'il a obtenu la
>      construction d'une MDE sur sa fac au cours de la négociation
>      d'un contrat de plan. Faut-il lui dire que les MDE servent,
>      dans la plupart des universités à : reposer toutes les
>      séries d'acquis des organisations (téléphone, local,
>      photocopie) en général à la baisse, faire un tri entre les
>      organisations (combien d'assoc. qui existaient dans votre
>      fac avec un local s'en sont retrouvée privée pour cause de
>      MDE ?), ghettoïser les organisations (en général, les locaux
>      étaient dans les facs, maintenant elles se retrouvent
>      extériorisée, loin du passage ). C'est un petit exemple,
>      ponctuel, mais qui me semble être symptomatique de la
>      position des élus UNEF-ID en général.
>
>      Plus loin, M. Whitney (qui a été élu au CNESER, VPE et que
>      sais-je), nous parle des "contrats quadriennaux" dans
>      lesquels les Régions ne sont pas concernées". Première
>      nouvelle ! C'est amusant, pour un contrat qu'on appelle
>      aussi contrat-Etat-Région-Université.
>
>      Plus loin. M. Whitney nous indique qu'il est plutôt content
>      de l'autonomie des universités. Lorsqu'on sait que cet
>      autonomie est bien plus financière que pédagogique et
>      qu'elle concourt à la remise en cause du cadre national des
>      diplômes, cça donne une idée. Et là on lit que M. Whtiney et
>      ses amis se sont battus. Pour quoi ? Pour obtenir "quelques
>      garanties telles que la présentation de bilan des vagues
>      contractuelles devant le CNESER : les opérations réalisées,
>      leurs financements etc." Ils ont donc obtenu qu'un bilan des
>      actions soit présentés dans les instances élues. Sur que
>      dans les années à venir ils vont se bagarrer pour le droit
>      de vote dans les conseils élus et le droit pour élus de
>      siéger dans les conseils où ils le sont. Et pour le droit de
>      porter des tee-shirt.
>
>      Ensuite, le pompon : les 10% d'étudiants "importants". M.
>      Whitney considére que oui il n'y a que 10% (lorsqu'il y a
>      une bonne participation, en général c'est plutôt 7%), mais
>      que ce sont des votes "plus importants que ce que (je) veux
>      bien dire". Pour moi, qui considére qu'un étudiant = un
>      étudiant, et qu'une voix = une voix , il n'ya pas 10% plus
>      important que 10 autres %. D'autant que ça signifie que 90%
>      des étudiants ne participent pas et que la démocratie de ces
>      élections est loin d'être assurée.
>
>      Et il constate plus qu'en augmentant la durée du scrutin et
>      en informant les étudiants la participation augmente. A ces
>      constatations je pourrais sans doute ajouter que l'eau ça
>      mouille et que l'herbe c'est vert. Très bien. A MOntpellier,
>      nous nous sommes battus contre l'ID et la direction de la
>      fac pour obtenir un allongement du scrutin. Niet. Nous nous
>      sommes battus contre l'ID et la direction de la fac
>      pourobtenir que les professions de foi soient envoyées aux
>      étudiants? Niet. Notons au passage que la direction de
>      l'UNEF-ID Montpellier est placée directement sous le
>      contrôle de M. Delafosse, dont on sait son indépendance au
>      sein du BN.
>
>      Enfin, sur la lutte quasi quotidienne et permanente de
>      l'UNEF-ID. Je crois que M. Whitney vit dans un monde
>      parallèle, que quelqu'un lui explique.
>
>      ----------
>      De : "Anthony Whitney" 
>      À : "BALSAN DUVERNEUIL " 
>      Objet : Re: [discussions] Réponse au zélateur de l'UNEF-ID
>      qu'est Charbonnier
>      Date : Jeu 23 nov 2000 10:28
>
>
>
>           Cher camarade
>
>           Je suis toujours attentif à vos débats, et je
>           retenais pour principe de ne pas m'en mêler, y
>           compris récemment quand je lisais J. Pascal
>           reprendre nos positions suite à votre congrès je
>           brûlais de répondre, mais je suis obligé de le
>           faire quand même un peu face aux multiples
>           approximations et procès d'intention qui parsèment
>           ton mail :
>
>           * concernant la licence professionnelle, elle est
>           régie par la règlementation nationale par l'arrêté
>           du 17 novembre 99 qui a été présenté devant le
>           CNESER, paru au JO le 24/11/99. Je suis tout prêt
>           à entendre les critiques sur ses insuffisances,
>           nous nous sommes battus ensemble les élus UNEF-ID
>           et UNEF au CNESER tout d'abord, dans les Conseils
>           d'Universités ensuite pour obtenir que le cadrage
>           national soit maximum (sur les règles de contrôle
>           des connaissances, sur la non sélection, sur le
>           volume horaire, ...) Et les licences pros qui ont
>           été ouverte ont été intégrées dans la dernière
>           campagne nationale d'habilitations, les dossiers
>           étant présentés à l'avis du CNESER. J'ai moi même
>           examiné avec les camarades élus de l'UNEF, du
>           SNESUP-FSU et d'autres organisations très
>           attentivement leurs maquettes, il en ira de même
>           pour la cprochain campagne d'habilitations en mai
>           2001. Chaque fois que les dossiers n'étaient pas
>           conformes, ils ont été renvoyés pour correction
>           aux établissements, par exemple pour prévoir des
>           passerelles possibles vers d'autres formatiosn
>           (poursuites d'études) ou concernant la durée du
>           stage qui ne doit pas dépasser trois mois. (et
>           nous menons toujours la bataille commune pour
>           obtenir une règlementation nationale des stages)
>
>           Nous avons obtenu ensemble, les élus des deux
>           UNEF, que pour les droits d'inscription la licence
>           pro relève de l'arrêté qui fixe le montant des
>           droits des autres formations (ce qui ne nous
>           empêche pas chaque année avec une majorité
>           écrasante du CNESER de voter contre les droits
>           d'inscription car nous sommes contre leur
>           augmentation ..) ;
>           D'autre part l'arrêté du 17/11 prévoyait un comité
>           national de suivi, dont la composition vient
>           d'être déterminée par un nouvel arrêté présenté ce
>           lundi en CNESER, et qui sera officiellement
>           installé le 18/12.
>
>           * Concernant la participation aux élections
>           universitaires c'est un vrai débat de fond qui
>           pose la question de la démocratie et de la
>           citoyenneté étudiante. Il s'agit aussi de
>           rapporter la participation au nombre d'étudiants
>           ayant été présent dans leur établissement le ou
>           les jours de vote me semble t'il. Et à ce moment
>           là tes "10 %" sont plus "importants" que ce que tu
>           veux bien le dire. Sachant que certaines
>           universités mettent les moyens, sous la pression
>           des organisations étudiantes, pour renforcer cette
>           participation : élections sur plusieurs jours,
>           envoi de courriers d'informations aux étudiants,
>           multiplication des bureaux de vote, élargissement
>           des horaires d'ouverture et ça marche puisqu'on
>           arrive ainsi à doubler la participation "moyenne"
>           observée généralement. C'est ainsi sur
>           Cergy-Pontoise, Université dont j'ai été VPE de 96
>           à 98.
>           Trop souvent les éudiants ne votent pas non plus
>           parce qu'ils ne connaissent pas les ocneils : leur
>           rôle, fonctionnement, leurs élus et les sujets
>           dont ils traitent.
>
>           * C'est d'ailleurs pourquoi, et j'en viens aux
>           "contrats" d'établissements négociés avec le
>           Ministère pour 4 ans, les "contrats quadriennaux"
>           dans lesquels les Régions ne sont pas concernées,
>           c'est le Ministère l'interlocuteur des
>           Universités, que VPE j'ai fait intégrer dans le
>           contrat de mon Université un volet sur la vie de
>           l'étudiant où on a prévu diverses mesures :
>           une tribune des élus étudiants pour rendre compte
>           de leur mandat auprès de l'ensemble des étudiants,
>           une assemblée étudiante composée de l'ensemble des
>           élus étudiants (des centraux, des UFR ...) pour
>           débattre des questions étudiantes.
>           D'autre part j'ai aussi fait intégrer dans ce
>           contrat le projet d'un observatoire de la vie de
>           l'étudiant pour s'intéresser à l'insertion
>           professionnelle de l'étudiant à la sortie de
>           l'université, un centre de santé offrant aux
>           étudiants les premiers soins et conduise des
>           actions de prévention etc.
>           Les contrats ce n'est pas nécessairement la
>           "privatisation" paradoxalement tu te prononces
>           "pour" (sans doute une coquille ?) et je te
>           rappelle que la loi de 84 prévoyait déjà la
>           politique contractuelle. Aujourd'hui c'est
>           seulement 10 % de la Dotation Globale de
>           Fonctionnement (DGF) versée chaque année par le
>           Ministère aux Etablissements qui relève de la
>           politique contractuelle.
>           Ce qui ne veut pas dire, et là encore nous nous
>           sommes retrouvés ces dernières années,
>           nationalement au CNESER et localement sur
>           certaines Universités, que la politique
>           contractuelle menée notamment par Allègre qui a
>           renforcé l'autonomie des Universités nous
>           satisfasse, ni la manière dont les présidents
>           d'universités mène les débats sur l'élaboration de
>           leurs contrats soit suffisamment démocratique.
>           tout à fait d'accord là dessus. C'est pourquoi
>           nous nous sommes bagarrés et avons obtenu quelques
>           garanties telles que la présentation de bilan des
>           vagues contractuelles devant le CNESER : les
>           opérations réalisées, leurs financements etc.
>
>           Je ne veux pas être trop long aussi je ne
>           reprendrais pas ton mail sur tous les points.
>
>           J'ai été 4 années élu au CNESER pour l'UNEF-ID, si
>           tu considères que nous n'avons servi qu'à "faire
>           passer les réformes gouvernementales" c'est ton
>           droit de le penser mais saches que c'est faux.
>           La meilleure preuve c'est en 98-99 au moment des
>           réformes d'harmonisation européenne dite du "3-5-
>           ou 8" conduites par C. Allègre, nous l'avons fait
>           reculer, ensemble, dans une Intersyndicale, là où
>           il voulait avancer en force dans une application à
>           marche forcée et à la carte sans cadrage national.
>
>           Et si tu dis que "ça fait longtemps que nous avons
>           renoncé à revendiquer" ... ce pour quoi nous nous
>           battons quotidiennement, tu ne convaincras
>           personne avec des arguments partials et inexacts.
>           Et nous ne nous intéressons pas qu'aux élections
>           universitaires.
>           Saches que beaucoup de camarades se battent tout
>           comme vous pour des valeurs communes : la lutte
>           contre l'extrême droite (Paris 2, Lyon 3...),
>           l'aide aux étudiants étrangers, l'aide aux
>           étudiants sans facs pour obtenir leur inscription
>           (bataille menée ensemble sur bien des facs) ...
>
>           En 97 sur ma fac, j'ai conduit dans les conseils
>           d'une part et par une campagne de pétition
>           unitaire d'autre part, la bataille pour le
>           maintien de la session de septembre que mon
>           Université, et surtout quelques UFR, voulaient
>           remettre en cause en s'appuyant sur le prétexte de
>           la semestrialisation de la réforme de 97. Le jour
>           où le débat s'est posé en CA (15j après le début
>           de la camapgne) muni des milliers de signatures
>           d'étudiants, le président a réculé.
>
>           Sur mon CROUS, j'avais obtenu également qu'on
>           mette en place un Conseil académique de la vie en
>           résidence (CVR) pour que les élus des conseils des
>           résidences soient concertées sur les programmes de
>           rénovation et de réhabilitation de leurs
>           résidences. Et chaque conseil se réunissait à
>           chaque fois sur une résidence différente, et on
>           allait visiter les chambres, les sanitaires etc.
>           La réalité dans laquelle vivent de nombreux
>           étudiants, j'ai moi même été résident deux ans.
>           J'avais d'ailleurs obtenu du Ministère le
>           déblocage de crédits supplémentaires dans le cadre
>           des opérations d'urgence qui préfigurait le Plan
>           U3M pour la cité universitaire d'Antony, et nous
>           avons travaillé avec les associations de résidents
>           pour préparer en amont ces CVR.
>           Pour des raisons financières le Crous avait voulu
>           fermer des restos U sur Cergy le soir, aussi de
>           nombreux étudiants (l'un des RU était incurvé dans
>           une Résidence) se serait retrouvé sans
>           restauration. Nous avons là encore mené une
>           campagne de pétition d'une part auprès des
>           étudiants résidents et non résidents, et d'autre
>           part protesté auprès du Recteur, de l'Université,
>           des élus ... et avons obtenu qu'il fasse machine
>           arrière. Et en 97 et en 2000 nous avons obtenu
>           deux fois par un vote du CA de bloquer
>           l'augmentation des loyers en Cités U.
>
>           D'autre part nous avons demandé et obtenu la
>           réunion chaque année du Crous et de l'ensemble des
>           Universités, pour réfléchir à une meilleure
>           coordination des dispositifs d'aide sociale et
>           culturels existant chez les uns et les autres, ce
>           qui leur a permis de commencer ce travailler
>           ensemble .. de réaliser une brochure commune
>           d'information des étudiants pour les inscriptions
>           universitaires etc.
>
>           Je te cite ces exemples au plan natioanl, dans un
>           CROUS et une Université où j'ai directement
>           contribué à conduire avec d'autres des combats
>           communs, pas pour te dire l'UNEF-ID c'est "super"
>           ni non plus "à l'UNEF-ID y'a des supers élus" dont
>           j'ai été, mais bien pour démonter tes arguments
>           sur le fait que des syndicalistes "ont renoncé et
>           ne sont plus que des "courroies de transmission"
>           d'intérêts gouvernementaux."
>
>           Sois rassuré non nous n'avons pas renoncé à nous
>           battre pour la démocratisation, à gagner le
>           respect des droits et à en gagner de nouveaux.
>           Aujourd'hui je suis inscrit en IUFM et je constate
>           encore beaucoup d'arbitraire : sélection à
>           l'entrée, stages non cadrés nationalement, frais
>           de dossiers illégaux, non droit au redoublement,
>           ... contre lesquels je me battrais encore, avec
>           ceux qui voudront mener ces batailles,
>           organisations étudiantes, syndicats enseignants.
>
>           syndicalement
>           anthony whitney
>           élu UNEF-ID sortant au CNESER (1996-2000)
>           -----------------------------------------
>           --------------------------------------------------------------------------
>
>
>
>                -----Message d'origine-----
>
>                De : BALSAN DUVERNEUIL
>                                 >
>                À : echarron@club-internet.fr
>                
>                                 >;
>                discussions@unef.org
>                
>                                 >
>                Date : jeudi 23 novembre 2000 09:26
>                Objet : [discussions] Réponse au
>                zélateur de l'UNEF-ID qu'est Charbonnier
>
>
>
>           Je viens de recevoir le passionnant message de
>           Charbonnier qui m'a mis fort mal à l'aise en ce
>           qu'il est dans la forme et dans le fond une
>           insulte aux principes de démocratie, de
>           raisonnement logique et d'intelligence.
>
>           1 - Ce qui fait que l'organisation qui sortira de
>           la fusion UNEF/UNEF-ID restera une "machine
>           electorale" (je préfére ce terme à celui de
>           machine "à gagner". Rien en effet n'indique que
>           cette organisation sera tjrs la premiere
>           électoralement), c'est que :
>           a) a ce jour l'UNEF-ID n'est une machine
>           électorale et une machine "à faire passer les
>           réformes houvernementales"
>           b) le 9 militants originaires de l'UNEF et les 4
>           JCR SUD qui vont entrer dans cette organisation,
>           ne sont ni assez nombreux, ni assez décidé pour
>           changer cela
>           c) il n'y a RIEN (aucune force organisée
>           oppositionnelle, ni aucune volontée issue de la
>           direction de l'UNEF-ID) qui laisse à penser que la
>           future organisation va changer de ligne dans le
>           sens d'un meilleur combat pour la défense des
>           droits étudiants. Bien au contraire.
>
>           2 - L'analyse de Charbonnier témoigne d'une
>           profonde incompréhénsion sur le pourquoi d'une
>           telle fusion. Le but est pour le gouvernement de
>           s'assurer d'une "courroie de transmission"
>           suffisamment forte et "légitime" pour assurer la
>           mise en place sans heurts de ses réformes. C'est
>           ce que nous expliquons par le terme "centrale
>           cogestionnaire" (co, avec les gouvernements)
>
>           2 - Charbonnier ressort son habituel agrument sur
>           les élections. Faut-il lui rappeler encore (ce
>           doit être le trentième message où j'explique cette
>           évidence) que les élections assurent une
>           légitimité à l'élu lorsque celui-ci est : ELU PAR
>           UNE PART MAJORITAIRE DE L'ELECTORAT.
>
>           Or, jusqu'à preuve du contraire, l'UNEF-ID obtient
>           des scores de 40% des étudiants qui votent.
>           Ceux-ci étant en général bien-dessous des 10%.
>           Obtenir 40% de 10% des électeurs revient à dire
>           qu'on représente 4% de l'électorat. On a vu des
>           organisation et des individus mieux légitimités
>           par les suffrages.
>
>           Enfin, tu apprendras que les organisations de
>           lutte dont tu parles obtiennent pour la plupart
>           des scores très honorables et souvent bien devant
>           l'UNEF-ID (c'est le cas à Montpellier notamment où
>           l'alliance de l'UNEF et du SEUL a démontré le
>           partage 2/3 1/3 en notre faveur).
>           Ces syndicats de lutte (sans copyright, ni trade
>           mark, ni register, ni autre chose) se sont
>           toujours battu et continuent à se battre pour
>           l'union syndicale et s'unissent effectivement. Pas
>           comme l'inénarrable Charbonnier le souhaite,
>           certes, mais ça, ce serait plutôt bon signe.
>
>           Enfin (je ne reviendrais pas sur le fait que
>           Charbonnier confond syndicalisme révolutionnaire
>           et anarcho-syndicalisme, il prendra n'importe quel
>           bouquin de Pelloutier ou n'importe quel ouvrage
>           sur la charte d'Amiens et se rendra compte que les
>           mots sont trompeurs, surtout lorsqu'on est
>           ignare), un dernier mot sur ce qu'il appelle notre
>           "radicalité".
>
>           Face à lui et à l'UNEF-ID il faut avouer que
>           n'importe quelle revendication est effectivement
>           radicale. Pourtant moi, je ne vois aucune
>           radicalité particulière a lutter pour que
>           l'université reste un service public, laïque,
>           ouvert à tous et offrant la meilleure qualité
>           d'étude débouchant sur un diplôme reconnu
>           nationalement et offrant des débouchés sur le
>           marché du travail.
>
>           C'est la base du syndicalisme tel que nous
>           l'entendons.
>           Cette base-là implique :
>           - le combat pour l'abrogation du plan U3M (qui
>           remet en cause la notion de cadre national des
>           diplômes, l'égalité de financement des
>           universités, remet en cause le libre accès de tous
>           quel que soit les origines géographiques...)
>           - le combat pour  la contractualisation des
>           universités (qui permet l'intervention d'intérêt
>           privés dans les fac et pose le principe "région
>           riche université riche, région pauvre université
>           pauvre") et donc l'abrogation des lois Jospin-Lang
>
>           -  la lutte contre les licences professionnelles,
>           les diplômes "maison", les filières "à la carte",
>           les enseignement dispensés par des "intervenants
>           extérieurs" (qui remettent en cause la qualité des
>           diplôme, leur cadre national, les frais
>           d'inscription fixés nationalement...)
>           - le combat contre le désengagement de l'Etat
>           entamé dans les facs depuis trente ans (pour les
>           mêmes raisons que celles énoncées plus haut).
>
>           Bref, toute chose que l'UNEF-ID ne revendique plus
>           depuis belle lurette. Et que le BN Delpas n'a
>           jamais envisagé de revendiquer, sauf sur quelques
>           textes bidons et jamais suivis de campagne.
>
>           Les syndicats de lutte, ne sont en réalité rien
>           d'autres que des organisations qui se battent pour
>           ces mots d'ordre (et d'autres).
>
>                Ca ne plait peut être pas à Charbonnier,
>                mais c'est un combat juste. Qui mérite
>                d'être mené.
>
>                Dernière chose avant que je m'énerve :
>                que quelqu'un offre une carte de
>                bibliothèque à Charbonnier.
>