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Posté par Anthony Whitney le 24/11.
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Cher camarade
Je me vois obligé de rompre une deuxième et dernière fois avec la discipline que je m'étais imposé depuis ma récente découverte de votre forum de discussions, de ne pas y intervenir, comment faire autrement devant tes approximations et tes marques de sectarisme excessifs. Je ne sais d'ailleurs pas si les quelques rectifications de tir à les plus grossières d'entre elles, intéresse nécessairement les copains du forum, c'est pour cette raison que je m'efforcerai à nouveau d'être synthétique.
Lorsque je te faisais remarquer sur certains points de ton précédent mail plusieurs inexactitudes te précisant (t'informant ?) du fait que par exemple la licence pro est régie par un arrêté, fait l'objet d'une habilitation comme l'ensemble des autres diplômes nationaux, et dans ce cadre est régie par l'arrêté fixant les droits des autres formations, qu'un comité national de suivi va être installé imminement, et que je te prends une série d'exemples nationaux et locaux pour t'illustrer en quoi mes camarades n'ont pas renoncé et que bien au contraire ils se battent toujours, de manière commune souvent avec l'UNEF, pour défendre concrètement les droits étudiants etc. à l'inverse de ce que alléguais tu ne réagis pas ?
Et quand tu réagis c'est, habilement, pour déformer ce que je t'écrivais, ce n'est ni très correct ni très honnête intellectuellement.
C'est amusant de voir comment tu accueilles les mails de tes correspondants : "Je viens de trouver l'admirable message ..." ou encore ailleurs "Je viens de recevoir le passionnant message ..." ... Tu peux d'ailleurs me tutoyer, et après six ans de militantisme syndical je ne crois pas plus me considérer comme "naïf" ... Quant à considérer que gagner le maintien de la session de septembre, le rejet de l'augmentation des loyers des résidences dans un Crous, des crédits supplémentaires pour la rénovation de cités U délabrées pour ne reprendre que ces trois exemples, cela constituerait "des reculs des acquis étudiants", c'est là moi qui suis "désarmé" ...
* Concernant le contrat de mon Université tu n'en as repris les éléments mentionnés que de manière sélective, je ne t'ai pas mentionné de "MDE" car ça fait partie des pistes du nouveau contrat quadriennal (C.Q.) en cours de discussion, mais d'un Observatoire de la Vie de l'Etudiant (O.V.E) ce qui n'est pas DU TOUT la même chose.
La dernière Lettre de l'Etudiant dressait la liste des OVE mis en place par les Universités. Ils constituent des déclinaisons locales et diverses de l'OVE qui existe nationalement depuis la loi d'orientation sur l'éducation du 14/07/1989 et dans lequel siègent toutes les organisations étudiantes. Ces OVE s'intéressent souvent à la question de l'insertion professionnelle (le devenir à la sortie) des étudiants, ou sinon à la question de l'évaluation des enseignements, à la question des méthodes de lutte contre l'échec etc. Un recensement de leurs actions est d'ailleurs en cours à notre demande, je suis sûr que t'intéressant à toutes ces sujets, tu ne manqueras pas de l'examiner...
* Concernant les MDE d'autre part, souvent il s'agit dans les Universités, d'initiatives étudiantes, des Unefs ou d'associations, je te renvoie à l'histoire de l'UNEF d'avant la scission ou de depuis lors ... et s'inscrit alors dans la sphère de l'économie sociale, la dimension de "services" à l'étudiant et à l'adhérent (bourse aux livres, accès aux spectacles et loisirs ...) intégrée souvent dans ces MDE me semble relever pleinement de la vocation, de l'objet social de l'UNEF : "la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants" ;
Je ne nie pas, n'en ayant pas connaissance, que dans certaines universités, les administrations aient été tenté de tout "régenter" et de confisquer des espaces d'animation aux associations étudiantes au motif fallacieux de la mise en place de MDE. Quand une vélléité de ce genre s'est posé sur mon Université, l'UNEF-ID s'est battu pour empêcher que des associations soient privées de leurs locaux, et d'autre part quand de nouveaux sites sont ouverts nous veillons évidemment à ce que des locaux soient affectées aux diverses organisations et associations du campus.
* Les Contrats Quadriennaux, en as-tu jamais lu un seul ? (moi oui plusieurs puisque nous avons obtenu qu'ils soient présentés pour avis devant le CNESER) Ministère-Etablissements, ce ne sont PAS les mêmes que les Contrats de Plan Etat-Région (C.P.E.R.) négociés pour le compte de l'Etat par les Préfets de Régions. Leurs interlocuteurs pour le volet Education ce sont les Recteurs-chanceliers des Universités. As-tu jamais lu des CPER (moi oui, plusieurs, puisque nous avons obtenu qu'ils soient présentés pour avis devant le CNESER) si oui tu aurais pu constater que bien souvent le volet éducation et plus particulièrement enseignement supérieur-recherche y est très marginal en quantité, en contenu, en financement. Si bien que concrètement c'est l'Etat qui assure dans ce cas de figure 100 % du financement des Etablissements d'Enseignements et autres Organismes de Recherches Publics. Je t'informe par ailleurs que l'Enseignement Supérieur ne fait PAS partie des compétences des collectivités locales ni des départements ni des Régions (c'est d'ailleurs au nom de ce principe général que certains élus de gauche votent systématiquement contre les financements des Conseils généraux ou régionaux d'Etablissements d'enseignements supérieurs ...)
* Concernant l'autonomie des Universités, tout comme les contrats d'établissements, elle est fixée par la loi
de 1984 dite "Savary", tout comme les CPER existent de par les lois de décentralisation, peut-être es-tu contre ces deux lois et demandes-tu leur abrogation ??
Nul besoin de te rappeler que la loi Savary a abrogé la loi "Faure" de 1968 avant laquelle c'étaient les Recteurs-Chanceliers aux ordres du Ministre qui présidait les C.A. des Universités. Je n'ai jamais considéré démocratique de voir imposer aux étudiants les volontés du pouvoir gouvernemental par l'intermédiaire des hauts fonctionnaires que sont les Recteurs souvent par ailleurs éloignés des réalités universitaires et étudiantes (le mot est très faible ...)
Point d'ordre général, relis mon précédent mail plus attentivement, j'y écrivais que "Ce qui ne veut pas dire (...) que la politique contractuelle menée notamment par Allègre qui a renforcé l'autonomie des Universités nous satisfasse ..."
Je reprécise ce point, l'UNEF-ID et moi-même nous n'avons jamais pris de position "en faveur" de l'autonomie des Universités, c'est l'inverse. Et nous nous sommes fortement heurtés au lobby de la CPU notamment lorsque nous avons demandé une règlementation nationale de l'organisation des examens (sessions balais, convocations des candidats, double correction etc.) le ministère ne souhaitant pas aller en force contre elle.
Dans le cadre de la politique contractuelle réactivée par le Ministère Allègre 98 nous avons défendu le cadre national en dénoncant l'exercice dévoyée de leur autonomie par les Universités en nous appuyant notamment sur les rapports généraux successifs de l'IGAEN qui ont montré leurs capacités à bafouer impunément, au vu et au su des recteurs et du ministère qui ne fait rien, la règlementation nationale.
Alors même que la loi de 84 (articles 23 et 46) fait l'obligation à la tutelle d'un contrôle de légalité et de conformité réglementaires des délibérations des CA des Etablissements Publics (où le Recteur est tenu de se faire représenter). Pour anecdote, lorsque sur une Université d'une Académie de la banlieue parisienne, la direction a dérapé sur plusieurs sujets nous avons "invité" le Recteur par une campagne de pétitions que nous avons rendu public (conférence de presse et copie au Ministre) ... qui s'est fait pour la première fois représenter et a désavoué l'Université en rappelant le nécessaire respect de la règlementation ... la direction de l'Université s'est platement exécutée et a mangé le chapeau ...
Et contrairement à toi je considère que l'exercice par les Universités de l'utonomie que leur confère la loi de la République ... s'est révélée depuis 1984 davantage pédagogique que financière. Et la politique contractuelle des Ministères Allègre et Lang a davantage renforcé leur autonomie pédagogique. Sur l'aspect financier, je vais surement compléter sur un autre point ton information, l'UNEF-ID a défendu le maintien des dotations et financements fléchés par exemple pour le tutorat, et non pas la globalisation des crédits obtenu par la CPU : rien de technique car concrètement ça a eu pour conséquence d'entraîner la suppression du tutorat sur de nombreuses Universités : l'Université disposant comme elle l'entend des crédits de sa dotation "globale" de fonctionnement (DGF) selon ses choix politiques propres.
Et pour l'UNEF-ID, comme pour bien d'autres organisations (UNEF, SNESUP-FSU ...) nous avons porté ensemble la critique de ces orientations, pour contre-proposer la restauration d'un véritable cadre national, d'un réengagement financier de l'Etat en argumentant notamment que la politique universitaire de la Nation ne saurait être l'addition de 80 politiques d'Universités, mais bien résulter d'orientations déterminées nationalement (après une large concertation, et réactualisées au fil du temps certes ...) par les politiques et déclinées par le Service Public, par le biais de financements fléchés sur des missions, des objectifs quantitatifs et qualitatifs, et dont les moyens soient programmés sur plusieurs années en crédits et en postes de personnels.
* La participation étudiante aux élections universitaires, là encore pas de mauvais procès, relis-moi, je ne suis pas aussi obscur, je ne dis pas qu'il y a 10 % d'étudiants qui comptent plus que d'autres ! Je te (re)dis qu'il convient de rapporter les x % de participation à une élection universitaire au nombre d'étudiants qui ont effectivement fréquenté leur Université durant le ou les jours de vote. Exemple durant une journée de vote 10 000 des 30 000 étudiants inscrits sur une Université ont fréquenté leur Université, et 2000 étudiants ont voté, j'aurais tendance à considérer et à rapporter ces 2 000 aux 10 000 et non pas au 20 000 "théoriques" du collège électoral, dans un premier temps. (prends en compte que certains abstentionnistes peuvent aussi être des étudiants de 3ème cycle peu présents ayant peu de cours, ou salariés, ou en stage comme pour les DUT, DESS etc. ça en fait selon les Universités et les périodes d'intervention des élections quelques uns ...)
Après bien sûr il convient de réfléchir à faire en sorte de motiver les 18 000 qui n'ont pas voté pour qu'ils le fassent mais il s'agit d'un travail de conviction de longue haleine.
Et encore une fois d'autre part je ne te parle pas de l'eau qui mouille et l'herbe qui est verte quand je te dis que certaines universités et seulement certaines ont fait le choix politique, et beaucoup d'autres NON, sous la pression des organisations étudiantes, pour mettre des moyens significatifs pour augmenter, avec réussite, le taux de participation.
A Cergy, c'est nous qu'il l'avons "obtenu" et on a triplé la participation initiale pour atteindre 15 %.
C'est déjà un progrès d'autant que je rapporte pour ma part ces 15 % aux étudiants ayant effectivement fréquenté durant ces deux jours de vote l'Université...
Concernant Michaël l'attaque est facile, injuste et déplacée. Il s'est battu comme moi au CNESER pour obtenir dans la charte nationale de la vie de l'étudiant que soit inscrit le principe d'élections universitaires sur plusieurs jours etc.
Bref, pour enfin conclure, je ne vis pas pour ma part sur un "monde parallèle", par contre je crois que c'est ton cas, et qu'effectivement tu es aveuglé par trop de sectarisme, et de dogmatisme et que tu ne sais visiblement pas toujours de quoi tu parles.
Pour ma part je suis très "modeste" je me suis contenté, à chaque sujet de te prendre des exemples concrets, y compris en expliquant la réalité des choses ... La "lutte quotidienne" elle est menée pour les étudiants par l'UNEF-ID, mais aussi sous des formes diverses et complémentaires, par les copains des AGE de l'UNEF, par des associations, chacune selon leur histoire propre.
Et souvent de manière unitaire sur certaines campagnes (SOS inscriptions, campagne de rentrée sur le budget etc.)
La plupart des sujet que je t'ai évoqué renvoient aux conditions d'études que connaissent les étudiants, à des réformes passées ou en cours qui les concernent directement, je ne pense pas encore une fois être ailleurs mais bien dans le ici et maintenant, le hic et nunc ...
Nous pouvons ne pas être d'accord, et c'est la diversité des opinions et des arguments échangés dans le cadre des débats démocratiques qui fonde la pluralité à laquelle j'ai toujours été attaché et pour laquelle je me suis toujours activement battu, nationalement comme localement avec bien d'autres camarades, tant dans le syndicalisme que dans le mutualisme étudiant (puisque pour finir mon CV j'ai aussi été administrateur à feu la MNEF durant la courte expérience de direction étudiante, dans le CA issu de la liste "Changer" soutenue par les Unefs et diverses associations, avant sa mise sous tutelle et sa disparition)
a tchao bonne nuit ...
aw
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-----Message d'origine-----
De : BALSAN DUVERNEUIL
À : Anthony Whitney ; discussions@unef.org
Date : jeudi 23 novembre 2000 15:14
Objet : [discussions] Réponse rapide
Je viens de trouver l'admirable message de M. Whitney dans ma messagerie.
Il faut avouer qu'il apporte de l'eau à mon moulin et explique profondément ce que j'ai expliqué en quelques mots dans mon précédent message.
La naïveté de cet ancien élu au CNESER est désarmante. Comment lui expliquer que ce qu'il a jusqu'à présent considéré comme des "victoires" ne sont en réalité que des reculs des acquis étudiants.
Un exemple entre tous. M. Whitney indique qu'il a obtenu la construction d'une MDE sur sa fac au cours de la négociation d'un contrat de plan. Faut-il lui dire que les MDE servent, dans la plupart des universités à : reposer toutes les séries d'acquis des organisations (téléphone, local, photocopie) en général à la baisse, faire un tri entre les organisations (combien d'assoc. qui existaient dans votre fac avec un local s'en sont retrouvée privée pour cause de MDE ?), ghettoïser les organisations (en général, les locaux étaient dans les facs, maintenant elles se retrouvent extériorisée, loin du passage ). C'est un petit exemple, ponctuel, mais qui me semble être symptomatique de la position des élus UNEF-ID en général.
Plus loin, M. Whitney (qui a été élu au CNESER, VPE et que sais-je), nous parle des "contrats quadriennaux" dans lesquels les Régions ne sont pas concernées". Première nouvelle ! C'est amusant, pour un contrat qu'on appelle aussi contrat-Etat-Région-Université.
Plus loin. M. Whitney nous indique qu'il est plutôt content de l'autonomie des universités. Lorsqu'on sait que cet autonomie est bien plus financière que pédagogique et qu'elle concourt à la remise en cause du cadre national des diplômes, cça donne une idée. Et là on lit que M. Whtiney et ses amis se sont battus. Pour quoi ? Pour obtenir "quelques garanties telles que la présentation de bilan des vagues contractuelles devant le CNESER : les opérations réalisées, leurs financements etc." Ils ont donc obtenu qu'un bilan des actions soit présentés dans les instances élues. Sur que dans les années à venir ils vont se bagarrer pour le droit de vote dans les conseils élus et le droit pour élus de siéger dans les conseils où ils le sont. Et pour le droit de porter des tee-shirt.
Ensuite, le pompon : les 10% d'étudiants "importants". M. Whitney considére que oui il n'y a que 10% (lorsqu'il y a une bonne participation, en général c'est plutôt 7%), mais que ce sont des votes "plus importants que ce que (je) veux bien dire". Pour moi, qui considére qu'un étudiant = un étudiant, et qu'une voix = une voix , il n'ya pas 10% plus important que 10 autres %. D'autant que ça signifie que 90% des étudiants ne participent pas et que la démocratie de ces élections est loin d'être assurée.
Et il constate plus qu'en augmentant la durée du scrutin et en informant les étudiants la participation augmente. A ces constatations je pourrais sans doute ajouter que l'eau ça mouille et que l'herbe c'est vert. Très bien. A MOntpellier, nous nous sommes battus contre l'ID et la direction de la fac pour obtenir un allongement du scrutin. Niet. Nous nous sommes battus contre l'ID et la direction de la fac pourobtenir que les professions de foi soient envoyées aux étudiants? Niet. Notons au passage que la direction de l'UNEF-ID Montpellier est placée directement sous le contrôle de M. Delafosse, dont on sait son indépendance au sein du BN.
Enfin, sur la lutte quasi quotidienne et permanente de l'UNEF-ID. Je crois que M. Whitney vit dans un monde parallèle, que quelqu'un lui explique.
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De : "Anthony Whitney"
À : "BALSAN DUVERNEUIL "
Objet : Re: [discussions] Réponse au zélateur de l'UNEF-ID qu'est Charbonnier
Date : Jeu 23 nov 2000 10:28
Cher camarade
Je suis toujours attentif à vos débats, et je retenais pour principe de ne pas m'en mêler, y compris récemment quand je lisais J. Pascal reprendre nos positions suite à votre congrès je brûlais de répondre, mais je suis obligé de le faire quand même un peu face aux multiples approximations et procès d'intention qui parsèment ton mail :
* concernant la licence professionnelle, elle est régie par la règlementation nationale par l'arrêté du 17 novembre 99 qui a été présenté devant le CNESER, paru au JO le 24/11/99. Je suis tout prêt à entendre les critiques sur ses insuffisances, nous nous sommes battus ensemble les élus UNEF-ID et UNEF au CNESER tout d'abord, dans les Conseils d'Universités ensuite pour obtenir que le cadrage national soit maximum (sur les règles de contrôle des connaissances, sur la non sélection, sur le volume horaire, ...) Et les licences pros qui ont été ouverte ont été intégrées dans la dernière campagne nationale d'habilitations, les dossiers étant présentés à l'avis du CNESER. J'ai moi même examiné avec les camarades élus de l'UNEF, du SNESUP-FSU et d'autres organisations très attentivement leurs maquettes, il en ira de même pour la cprochain campagne d'habilitations en mai 2001. Chaque fois que les dossiers n'étaient pas conformes, ils ont été renvoyés pour correction aux établissements, par exemple pour prévoir des passerelles possibles vers d'autres formatiosn (poursuites d'études) ou concernant la durée du stage qui ne doit pas dépasser trois mois. (et nous menons toujours la bataille commune pour obtenir une règlementation nationale des stages)
Nous avons obtenu ensemble, les élus des deux UNEF, que pour les droits d'inscription la licence pro relève de l'arrêté qui fixe le montant des droits des autres formations (ce qui ne nous empêche pas chaque année avec une majorité écrasante du CNESER de voter contre les droits d'inscription car nous sommes contre leur augmentation ...) ;
D'autre part l'arrêté du 17/11 prévoyait un comité national de suivi, dont la composition vient d'être déterminée par un nouvel arrêté présenté ce lundi en CNESER, et qui sera officiellement installé le 18/12.
* Concernant la participation aux élections universitaires c'est un vrai débat de fond qui pose la question de la démocratie et de la citoyenneté étudiante. Il s'agit aussi de rapporter la participation au nombre d'étudiants ayant été présent dans leur établissement le ou les jours de vote me semble t'il. Et à ce moment là tes "10 %" sont plus "importants" que ce que tu veux bien le dire. Sachant que certaines universités mettent les moyens, sous la pression des organisations étudiantes, pour renforcer cette participation : élections sur plusieurs jours, envoi de courriers d'informations aux étudiants, multiplication des bureaux de vote, élargissement des horaires d'ouverture et ça marche puisqu'on arrive ainsi à doubler la participation "moyenne" observée généralement. C'est ainsi sur Cergy-Pontoise, Université dont j'ai été VPE de 96 à 98.
Trop souvent les éudiants ne votent pas non plus parce qu'ils ne connaissent pas les ocneils : leur rôle, fonctionnement, leurs élus et les sujets dont ils traitent.
* C'est d'ailleurs pourquoi, et j'en viens aux "contrats" d'établissements négociés avec le Ministère pour 4 ans, les "contrats quadriennaux" dans lesquels les Régions ne sont pas concernées, c'est le Ministère l'interlocuteur des Universités, que VPE j'ai fait intégrer dans le contrat de mon Université un volet sur la vie de l'étudiant où on a prévu diverses mesures :
une tribune des élus étudiants pour rendre compte de leur mandat auprès de l'ensemble des étudiants, une assemblée étudiante composée de l'ensemble des élus étudiants (des centraux, des UFR ...) pour débattre des questions étudiantes.
D'autre part j'ai aussi fait intégrer dans ce contrat le projet d'un observatoire de la vie de l'étudiant pour s'intéresser à l'insertion professionnelle de l'étudiant à la sortie de l'université, un centre de santé offrant aux étudiants les premiers soins et conduise des actions de prévention etc.
Les contrats ce n'est pas nécessairement la "privatisation" paradoxalement tu te prononces "pour" (sans doute une coquille ?) et je te rappelle que la loi de 84 prévoyait déjà la politique contractuelle. Aujourd'hui c'est seulement 10 % de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) versée chaque année par le Ministère aux Etablissements qui relève de la politique contractuelle.
Ce qui ne veut pas dire, et là encore nous nous sommes retrouvés ces dernières années, nationalement au CNESER et localement sur certaines Universités, que la politique contractuelle menée notamment par Allègre qui a renforcé l'autonomie des Universités nous satisfasse, ni la manière dont les présidents d'universités mène les débats sur l'élaboration de leurs contrats soit suffisamment démocratique. tout à fait d'accord là dessus. C'est pourquoi nous nous sommes bagarrés et avons obtenu quelques garanties telles que la présentation de bilan des vagues contractuelles devant le CNESER : les opérations réalisées, leurs financements etc.
Je ne veux pas être trop long aussi je ne reprendrais pas ton mail sur tous les points.
J'ai été 4 années élu au CNESER pour l'UNEF-ID, si tu considères que nous n'avons servi qu'à "faire passer les réformes gouvernementales" c'est ton droit de le penser mais saches que c'est faux.
La meilleure preuve c'est en 98-99 au moment des réformes d'harmonisation européenne dite du "3-5- ou 8" conduites par C. Allègre, nous l'avons fait reculer, ensemble, dans une Intersyndicale, là où il voulait avancer en force dans une application à marche forcée et à la carte sans cadrage national.
Et si tu dis que "ça fait longtemps que nous avons renoncé à revendiquer" ... ce pour quoi nous nous battons quotidiennement, tu ne convaincras personne avec des arguments partials et inexacts.
Et nous ne nous intéressons pas qu'aux élections universitaires.
Saches que beaucoup de camarades se battent tout comme vous pour des valeurs communes : la lutte contre l'extrême droite (Paris 2, Lyon 3...), l'aide aux étudiants étrangers, l'aide aux étudiants sans facs pour obtenir leur inscription (bataille menée ensemble sur bien des facs) ...
En 97 sur ma fac, j'ai conduit dans les conseils d'une part et par une campagne de pétition unitaire d'autre part, la bataille pour le maintien de la session de septembre que mon Université, et surtout quelques UFR, voulaient remettre en cause en s'appuyant sur le prétexte de la semestrialisation de la réforme de 97. Le jour où le débat s'est posé en CA (15j après le début de la camapgne) muni des milliers de signatures d'étudiants, le président a réculé.
Sur mon CROUS, j'avais obtenu également qu'on mette en place un Conseil académique de la vie en résidence (CVR) pour que les élus des conseils des résidences soient concertées sur les programmes de rénovation et de réhabilitation de leurs résidences. Et chaque conseil se réunissait à chaque fois sur une résidence différente, et on allait visiter les chambres, les sanitaires etc. La réalité dans laquelle vivent de nombreux étudiants, j'ai moi même été résident deux ans. J'avais d'ailleurs obtenu du Ministère le déblocage de crédits supplémentaires dans le cadre des opérations d'urgence qui préfigurait le Plan U3M pour la cité universitaire d'Antony, et nous avons travaillé avec les associations de résidents pour préparer en amont ces CVR.
Pour des raisons financières le Crous avait voulu fermer des restos U sur Cergy le soir, aussi de nombreux étudiants (l'un des RU était incurvé dans une Résidence) se serait retrouvé sans restauration. Nous avons là encore mené une campagne de pétition d'une part auprès des étudiants résidents et non résidents, et d'autre part protesté auprès du Recteur, de l'Université, des élus ... et avons obtenu qu'il fasse machine arrière. Et en 97 et en 2000 nous avons obtenu deux fois par un vote du CA de bloquer l'augmentation des loyers en Cités U.
D'autre part nous avons demandé et obtenu la réunion chaque année du Crous et de l'ensemble des Universités, pour réfléchir à une meilleure coordination des dispositifs d'aide sociale et culturels existant chez les uns et les autres, ce qui leur a permis de commencer ce travailler ensemble ... de réaliser une brochure commune d'information des étudiants pour les inscriptions universitaires etc.
Je te cite ces exemples au plan natioanl, dans un CROUS et une Université où j'ai directement contribué à conduire avec d'autres des combats communs, pas pour te dire l'UNEF-ID c'est "super" ni non plus "à l'UNEF-ID y'a des supers élus" dont j'ai été, mais bien pour démonter tes arguments sur le fait que des syndicalistes "ont renoncé et ne sont plus que des "courroies de transmission" d'intérêts gouvernementaux."
Sois rassuré non nous n'avons pas renoncé à nous battre pour la démocratisation, à gagner le respect des droits et à en gagner de nouveaux. Aujourd'hui je suis inscrit en IUFM et je constate encore beaucoup d'arbitraire : sélection à l'entrée, stages non cadrés nationalement, frais de dossiers illégaux, non droit au redoublement, ... contre lesquels je me battrais encore, avec ceux qui voudront mener ces batailles, organisations étudiantes, syndicats enseignants.
syndicalement
anthony whitney
élu UNEF-ID sortant au CNESER (1996-2000)
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-----Message d'origine-----
De : BALSAN DUVERNEUIL >
À : echarron@club-internet.fr >; discussions@unef.org >
Date : jeudi 23 novembre 2000 09:26
Objet : [discussions] Réponse au zélateur de l'UNEF-ID qu'est Charbonnier
Je viens de recevoir le passionnant message de Charbonnier qui m'a mis fort mal à l'aise en ce qu'il est dans la forme et dans le fond une insulte aux principes de démocratie, de raisonnement logique et d'intelligence.
1 - Ce qui fait que l'organisation qui sortira de la fusion UNEF/UNEF-ID restera une "machine electorale" (je préfére ce terme à celui de machine "à gagner". Rien en effet n'indique que cette organisation sera tjrs la premiere électoralement), c'est que :
a) a ce jour l'UNEF-ID n'est une machine électorale et une machine "à faire passer les réformes houvernementales"
b) le 9 militants originaires de l'UNEF et les 4 JCR SUD qui vont entrer dans cette organisation, ne sont ni assez nombreux, ni assez décidé pour changer cela
c) il n'y a RIEN (aucune force organisée oppositionnelle, ni aucune volontée issue de la direction de l'UNEF-ID) qui laisse à penser que la future organisation va changer de ligne dans le sens d'un meilleur combat pour la défense des droits étudiants. Bien au contraire.
2 - L'analyse de Charbonnier témoigne d'une profonde incompréhénsion sur le pourquoi d'une telle fusion. Le but est pour le gouvernement de s'assurer d'une "courroie de transmission" suffisamment forte et "légitime" pour assurer la mise en place sans heurts de ses réformes. C'est ce que nous expliquons par le terme "centrale cogestionnaire" (co, avec les gouvernements)
2 - Charbonnier ressort son habituel agrument sur les élections. Faut-il lui rappeler encore (ce doit être le trentième message où j'explique cette évidence) que les élections assurent une légitimité à l'élu lorsque celui-ci est : ELU PAR UNE PART MAJORITAIRE DE L'ELECTORAT.
Or, jusqu'à preuve du contraire, l'UNEF-ID obtient des scores de 40% des étudiants qui votent. Ceux-ci étant en général bien-dessous des 10%.
Obtenir 40% de 10% des électeurs revient à dire qu'on représente 4% de l'électorat. On a vu des organisation et des individus mieux légitimités par les suffrages.
Enfin, tu apprendras que les organisations de lutte dont tu parles obtiennent pour la plupart des scores très honorables et souvent bien devant l'UNEF-ID (c'est le cas à Montpellier notamment où l'alliance de l'UNEF et du SEUL a démontré le partage 2/3 1/3 en notre faveur).
Ces syndicats de lutte (sans copyright, ni trade mark, ni register, ni autre chose) se sont toujours battu et continuent à se battre pour l'union syndicale et s'unissent effectivement. Pas comme l'inénarrable Charbonnier le souhaite, certes, mais ça, ce serait plutôt bon signe.
Enfin (je ne reviendrais pas sur le fait que Charbonnier confond syndicalisme révolutionnaire et anarcho-syndicalisme, il prendra n'importe quel bouquin de Pelloutier ou n'importe quel ouvrage sur la charte d'Amiens et se rendra compte que les mots sont trompeurs, surtout lorsqu'on est ignare), un dernier mot sur ce qu'il appelle notre "radicalité".
Face à lui et à l'UNEF-ID il faut avouer que n'importe quelle revendication est effectivement radicale. Pourtant moi, je ne vois aucune radicalité particulière a lutter pour que l'université reste un service public, laïque, ouvert à tous et offrant la meilleure qualité d'étude débouchant sur un diplôme reconnu nationalement et offrant des débouchés sur le marché du travail.
C'est la base du syndicalisme tel que nous l'entendons.
Cette base-là implique :
- le combat pour l'abrogation du plan U3M (qui remet en cause la notion de cadre national des diplômes, l'égalité de financement des universités, remet en cause le libre accès de tous quel que soit les origines géographiques...)
- le combat pour la contractualisation des universités (qui permet l'intervention d'intérêt privés dans les fac et pose le principe "région riche université riche, région pauvre université pauvre") et donc l'abrogation des lois Jospin-Lang
- la lutte contre les licences professionnelles, les diplômes "maison", les filières "à la carte", les enseignement dispensés par des "intervenants extérieurs" (qui remettent en cause la qualité des diplôme, leur cadre national, les frais d'inscription fixés nationalement...)
- le combat contre le désengagement de l'Etat entamé dans les facs depuis trente ans (pour les mêmes raisons que celles énoncées plus haut).
Bref, toute chose que l'UNEF-ID ne revendique plus depuis belle lurette. Et que le BN Delpas n'a jamais envisagé de revendiquer, sauf sur quelques textes bidons et jamais suivis de campagne.
Les syndicats de lutte, ne sont en réalité rien d'autres que des organisations qui se battent pour ces mots d'ordre (et d'autres).
Ca ne plait peut être pas à Charbonnier, mais c'est un combat juste. Qui mérite d'être mené.
Dernière chose avant que je m'énerve : que quelqu'un offre une carte de bibliothèque à Charbonnier.