[discussions] R=?ISO-8859-1?B?6XBvbnNlIGF1IHrp?=lateur de l'UNEF-ID qu'est Charbonnier
Posté par BALSAN DUVERNEUIL le 23/11.
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Je viens de recevoir le passionnant message de Charbonnier qui m'a mis fort
mal à l'aise en ce qu'il est dans la forme et dans le fond une insulte aux
principes de démocratie, de raisonnement logique et d'intelligence.
1 - Ce qui fait que l'organisation qui sortira de la fusion UNEF/UNEF-ID
restera une "machine electorale" (je préfére ce terme à celui de machine "à
gagner". Rien en effet n'indique que cette organisation sera tjrs la
premiere électoralement), c'est que :
a) a ce jour l'UNEF-ID n'est une machine électorale et une machine "à faire
passer les réformes houvernementales"
b) le 9 militants originaires de l'UNEF et les 4 JCR SUD qui vont entrer
dans cette organisation, ne sont ni assez nombreux, ni assez décidé pour
changer cela
c) il n'y a RIEN (aucune force organisée oppositionnelle, ni aucune volontée
issue de la direction de l'UNEF-ID) qui laisse à penser que la future
organisation va changer de ligne dans le sens d'un meilleur combat pour la
défense des droits étudiants. Bien au contraire.
2 - L'analyse de Charbonnier témoigne d'une profonde incompréhénsion sur le
pourquoi d'une telle fusion. Le but est pour le gouvernement de s'assurer
d'une "courroie de transmission" suffisamment forte et "légitime" pour
assurer la mise en place sans heurts de ses réformes. C'est ce que nous
expliquons par le terme "centrale cogestionnaire" (co, avec les
gouvernements)
2 - Charbonnier ressort son habituel agrument sur les élections. Faut-il lui
rappeler encore (ce doit être le trentième message où j'explique cette
évidence) que les élections assurent une légitimité à l'élu lorsque celui-ci
est : ELU PAR UNE PART MAJORITAIRE DE L'ELECTORAT.
Or, jusqu'à preuve du contraire, l'UNEF-ID obtient des scores de 40% des
étudiants qui votent. Ceux-ci étant en général bien-dessous des 10%.
Obtenir 40% de 10% des électeurs revient à dire qu'on représente 4% de
l'électorat. On a vu des organisation et des individus mieux légitimités par
les suffrages.
Enfin, tu apprendras que les organisations de lutte dont tu parles
obtiennent pour la plupart des scores très honorables et souvent bien devant
l'UNEF-ID (c'est le cas à Montpellier notamment où l'alliance de l'UNEF et
du SEUL a démontré le partage 2/3 1/3 en notre faveur).
Ces syndicats de lutte (sans copyright, ni trade mark, ni register, ni autre
chose) se sont toujours battu et continuent à se battre pour l'union
syndicale et s'unissent effectivement. Pas comme l'inénarrable Charbonnier
le souhaite, certes, mais ça, ce serait plutôt bon signe.
Enfin (je ne reviendrais pas sur le fait que Charbonnier confond
syndicalisme révolutionnaire et anarcho-syndicalisme, il prendra n'importe
quel bouquin de Pelloutier ou n'importe quel ouvrage sur la charte d'Amiens
et se rendra compte que les mots sont trompeurs, surtout lorsqu'on est
ignare), un dernier mot sur ce qu'il appelle notre "radicalité".
Face à lui et à l'UNEF-ID il faut avouer que n'importe quelle revendication
est effectivement radicale. Pourtant moi, je ne vois aucune radicalité
particulière a lutter pour que l'université reste un service public, laïque,
ouvert à tous et offrant la meilleure qualité d'étude débouchant sur un
diplôme reconnu nationalement et offrant des débouchés sur le marché du
travail.
C'est la base du syndicalisme tel que nous l'entendons.
Cette base-là implique :
- le combat pour l'abrogation du plan U3M (qui remet en cause la notion de
cadre national des diplômes, l'égalité de financement des universités, remet
en cause le libre accès de tous quel que soit les origines géographiques...)
- le combat pour la contractualisation des universités (qui permet
l'intervention d'intérêt privés dans les fac et pose le principe "région
riche université riche, région pauvre université pauvre") et donc
l'abrogation des lois Jospin-Lang
- la lutte contre les licences professionnelles, les diplômes "maison", les
filières "à la carte", les enseignement dispensés par des "intervenants
extérieurs" (qui remettent en cause la qualité des diplôme, leur cadre
national, les frais d'inscription fixés nationalement...)
- le combat contre le désengagement de l'Etat entamé dans les facs depuis
trente ans (pour les mêmes raisons que celles énoncées plus haut).
Bref, toute chose que l'UNEF-ID ne revendique plus depuis belle lurette. Et
que le BN Delpas n'a jamais envisagé de revendiquer, sauf sur quelques
textes bidons et jamais suivis de campagne.
Les syndicats de lutte, ne sont en réalité rien d'autres que des
organisations qui se battent pour ces mots d'ordre (et d'autres).
Ca ne plait peut être pas à Charbonnier, mais c'est un combat juste. Qui
mérite d'être mené.
Dernière chose avant que je m'énerve : que quelqu'un offre une carte de
bibliothèque à Charbonnier.