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[discussions] Une reponse a Morgan et une remarque sur Vincent

Posté par Emmanuel Lyasse le 22/11.

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1) Les masques tombent, au contraire

Non, camarade, le "congrès" d'Orsay n'a pas été une mascarade, puisqu'il a tourné à la confusion de ceux qui avaient voulu en faire une mascarade. 
Tout était prêt pour que le 14 décembre ait lieu un prétendu congrès de réunification dont les modalités auraient été celles d'un congrès de l'U-ID. Ce congrès n'aura pas lieu. 
Ceux qui voulaient nous l'imposer ont dû reculer devant l'opposition quasi unanime des AGE de l'UNEF. 
Tous ceux qui ont dénoncé cette réunification devraient s'en réjouir avec nous. 
La direction qui avait convoqué ce congrès bidon a choisi de se soumettre pour ne pas se faire démettre, et d'arrêter là le congrès. C'est un contre-temps, mais ça ne doit pas masquer l'essentiel. 
Non, camarade, je ne crois pas que la FAGIF soit attachée uniquement au nom UNEF. Viens voir sur nos facs ce qu'il en est. 
Elle est attachée à la construction locale de syndicats qui défendent les étudiants et à leur unité nationale. Est-ce au moment où la volonté de renouveau est enfin majoritaire dans l'UNEF que nous devons tourner le dos aux camarades qui s'adressent à nous pour partir à quelques uns, et laisser le champ libre à la réunification que nous avons réussi à empêcher ? 
La FSE à mon sens a mieux à faire que d'aller à la pêche dans ce qui fut l'"UNEF oppo": chercher la voie de l'unité syndicale avec l'UNEF qui se rénove. 
Des Etats généraux remplaceront le congrès prévu en décembre. Ils seront ouvert à tous, et seront un lieu de débat, et non celui d'une fusion sur le mode du centralisme corrigé par le droit de tendance. Nous nous saisirons de cet espace de débat, pour faire avancer la cause de l'unité syndicale. Je souhaite que les camarades de la FSE en fassent autant, dans le même but. 
Une bonne raison supplémentaire: je ne crois pas que leur présence ferait plaisir à Carine Seiler.


2) Electoralisme et réunification
Pour une fois, une phrase intelligible dans la logorrhée autojustificatrice de l'abbé Charbonnier: les élections, ça sert à se compter. 
Nous les avons toujours pratiquées en partie pour cela (cf la contribution au débat sur la réunification publiée le lendemain du "congrès" sur le forum UNEF). Une fois de plus, notre brillant contradicteur nous prête des arguments idiots qui sont les siens, non les nôtres. 
J'aimerais savoir ce qu'il restera de cet instrument de mesure après la réunification qu'il appelle de ses voeux. 
Celle-ci consiste précisément à ôter le droit d'arbitrer le débat aux étudiants qui votent. Même à supposer, comme veut manifestement le croire Matthieu Lavois, que l'UNEF réunifiée soit "démocratique" (rions !), cela revient à donner aux militants qui composent les listes le droit de trancher à la place des étudiants, à remplacer par un débat d'appareil un débat public. 
Apparemment, ça permettra à l'abbé et à ses petits garçons de faire le salut de leur âme. C'est toujours ça, mais je vois mal comment.