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Re: [discussions] RE: Petition: Semestrialisation, un an, ca suffit !

Posté par cedric udrea le 19/10.

piece jointe : TEXT/PLAIN
Je vais donc répondre à cette "militante".

 Euh, ayant participé au mouvement de 95, il ne me semble
pas que la semestrialisation était au programme des
revendications du mouvement. Que l'Unef-IDeuse ait accepté
à ce moment l'idée de la semestrialisation quand elle a
négocié à la baisse avec bayrou ( trahissant, une fois de
plus, le mouvement étudiant ), c'est un fait. Mais l'Unef-
IDeuse n'est heureusement pas le mouvement étudiant ( est-
ce seulement étudiant d'ailleurs ??? ).

 Si tu lisais mieux la pétition, tu te rendrais compte
d'une chose importante : c'est la semestrialisation en
lettres et compagnie qui pose problème. En sciences elle
est envisageable bien que souvent fait n'importe comment.
On n'apprend pas à faire une dissertation ou un essai en
meme pas 4 mois ( un semestre ).
 Pour revenir au principe du partage des matières, tu
racontes n'importe quoi ! Tout a du etre changé par la
semestrialisation dans les programmes ! Car une matière
doit etre effectuée sur un semestre. D'où, et la science
n'y echappe pas, un bourrage pour une meme matière sur un
semestre alors qu'elle s'étendait avant sur un an.

 Je ne suis pas contre la semestrialisation par principe
mais il est de fait qu'en lettres, elle est une abbération
totale. Et je suis loin d'etre réactionnaire en disant ceci.

 Bon vent,

Cédric UDREA,
élu CA Lyon 1, militant depuis toujours ( ou presque ) et
encore actif.


> -------Message d'origine-------
> De : "Sophie Vienne-Mattoug" 
> Date : 17/10/2000 11:21:19
>
> Je pense, et je me demande si c'est un malentendu ou de
la désinformation
> délibérée, que certains n'ont pas compris ce qu'est
l'organisation de
> l'année en semestres et se retrouvent à jouer le jeu des
pires mandarins
> universitaires. Même si nous ne sommes pas dans la même
organisation, je
> vous laisse sur ce point le bénéfice du doute et j'espère
que la lutte
> contre le mandarinat fait partie de vos orientations
syndicales (en tout
> cas, des miennes oui).
> Petit rappel, donc. Jusqu'au décret d'avril 97, la
plupart des modules
> duraient un an, avec un seul examen en fin d'année (et
éventuellement des
> partiels en janvier). Ce que la réforme de 97 a institué,
c'est simplement
> l'obligation pour les profs de faire une disctinction
entre la première et
> la deuxième moitié du programme et de faire composer
leurs étudiants en
> janvier ET en juin (avec toujours la possibilité de
partiels
> intermédiaires). En clair, les seules modifications qui
auraient du
> logiquement être faites dans les maquettes auraient
simplement du être un
> découpage programmé des programmes ainsi que deux examens
par an.
> Or certains profs ont vu que ce système allait les
obliger à avoir le même
> rythme d'enseignement tous les ans (puisqu'il faut
délimiter à l'avance les
> deux moitiés de l'année) ainsi qu'à écrire de nouveaux
sujets d'examen, donc
> à ne pas reprendre les fiches d'il y a 15 ans (et ne
faites pas d'angélisme
> sur les profs, la plupart de ceux que je connais
réagissent comme ça). Ce
> qui n'est pas forcément au goût de certains enseignants-
chercheurs à qui
> l'enseignement fait "perdre du temps" sur leurs
recherches (et donc sur leur
> carrière).
> Par ailleurs, et je sais que ça peut faire hurler
quelques-uns mais je pense
> que c'est la réalité, cette réforme a été le résultat des
mobilisations de
> novembre-décembre 95 et ces mêmes mandarins ont du mal à
avaler une réforme
> ainsi imposée par un mouvement étudiant. Par exemple, les
profs de droit
> auraient bien aimé pouvoir conserver leur horrible système
> d'admissibilité-admission.
>
> C'est pour ces deux raisons principales que les
universités ont fait des
> maquettes scandaleuses, avec certaines matières qui
auparavant se faisaient
> en un an qui se sont retouvées concentrées sur un
semestre, et tous les
> divers problèmes que vous avez suffisamment pointés et
sur ce constat
> l'UNEF-ID partage ces analyses. Les universités ont
appliqué la lettre de la
> réforme, mais d'une manière qui n'en respecte pas
l'esprit (et encore,
> regardez par exemple les DEUG de l'université Toulouse 3 -
 Paul Sabatier, il
> sont plutôt bien faits, comme quoi ça existe...).
> C'est pourquoi je pense que la lutte contre
la "semestrialisation" est une
> lutte réactionnaire et que vous feriez mieux de réfléchir
à comment on
> pourrait appliquer correctement une réforme dont le but
est quand même de
> permettre aux étudiants des révisions moins énormes pour
chaque examen.
>
> Salutations syndicales,
> --
> Sophie
> Militante à Paris VI
> Ancienne présidente de l'UNEF-ID Toulouse
>
>
> ----------------------------------------------------------
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