Répondre à ce message - retour au sommaire de la page  

[discussions] Appel d'Antony

Posté par Conf nale des AGE de l UNEF le 30/10.

piece jointe : appelantony.rtf
piece jointe : MULTIPART/APPLEDOUBLE

--Alt_MS_Mac_OE_3055797727_16042_MIME_Part
Content-type: text/plain; charset="ISO-8859-1"
Content-transfer-encoding: quoted-printable


ENSEMBLE, AVEC L'UNEF, CONTINUONS A DEFENDRE NOS DROITS

Appel de la conf=E9rence nationale des AGE de l'UNEF, r=E9unie les 28 et 29
octobre =E0 Antony, =E0 l'initiative de l'UNEF Paris IV (AGEPS), l'UNEF Paris I=
,
l'AGEE-UNEF (Evry) et l'UNEF Paris XII,  avec la participation de l'UNEF
Arras, l'AGEL-UNEF (Lille), l'UNEF Lyon, l'UGEM-UNEF (Montpellier),
l'AGER-UNEF (Rouen) et d'une =E9lue de l'UNEF =E0 Paris III

 Nous nous trouvons =E0 l'aboutissement d'un processus qui a conduit
l'Universit=E9 publique =E0 l'asphyxie, r=E9sultat d'une politique d=E9lib=E9r=E9e men=E9=
e
depuis plus de trente ans.
D'ann=E9e en ann=E9e, l'Etat a un peu plus refus=E9 aux Universit=E9s, comme =E0
l'ensemble de l'=C9ducation nationale, les moyens budg=E9taires de fonctionner.
Le manque d'enseignants, de personnel administratif, de locaux est chaque
ann=E9e plus criant.
De r=E9forme en r=E9forme, il l'a =E9loign=E9e des notions de service public,
d'instruction publique, de transmission et d'=E9laboration des savoirs pour l=
a
livrer aux int=E9r=EAts priv=E9s. La  r=E9forme Bayrou de 1997 a =E9t=E9 l'=E9tape
d=E9cisive. Elle ouvre la voie =E0 l'application du plan U3M, tout entier
orient=E9 par la notion de rentabilit=E9 des formations.
Parall=E8lement, et pour les m=EAmes raisons, la condition mat=E9rielle des
=E9tudiants n'a cess=E9 de se d=E9grader. Quelques mesures de rafistolage mises e=
n
sc=E8ne spectaculairement ne compensent pas la hausse continue, en francs
constants, des droits d'inscription, du ticket de RU, des redevances de
cit=E9s-U, en m=EAme temps que la multiplication des sites o=F9 les =E9tudiants
n'ont acc=E8s ni au RU, ni aux cit=E9s. Ceux qui doivent se salarier subissent
de plein fouet la pr=E9carisation du travail. Jamais on n'a =E9t=E9 aussi =E9loign=E9
en France de l'objectif d'une Universit=E9 publique, de qualit=E9, ouverte =E0
tous.
Jamais donc le besoin de syndicats =E9tudiants actifs ne s'est autant fait
sentir. Les =E9tudiants ont besoin de syndicats pour les informer, face aux
mensonges et aux omissions du discours officiel, pour les d=E9fendre,
individuellement, quand ils se trouvent victimes de probl=E8mes administratif=
s
chaque ann=E9e plus nombreux, pour cr=E9er enfin les conditions de la
mobilisation de toute l'Universit=E9 contre la politique de casse. Or au
moment o=F9 sa n=E9cessit=E9 est la plus =E9vidente, le syndicalisme =E9tudiant est e=
n
crise. Aucune organisation nationale n'appara=EEt pouvoir et vouloir r=E9pondre
=E0 ce besoin.
L'UNEF-ID a depuis longtemps fait le choix, un peu plus approfondi chaque
ann=E9e, de se d=E9tourner du syndicalisme r=E9el pour inventer une sorte de
syndicalisme virtuel, ext=E9rieur aux Universit=E9s, n'ayant ni les moyens, ni
la volont=E9 de d=E9fendre les =E9tudiants, mais d=E9termin=E9 =E0 leur mentir =E0 fins
=E9lectoralistes. Ses slogans sur l'allocation d'=E9tudes pour tous ou la
"r=E9volution p=E9dagogique" n'ont aucune port=E9e revendicative r=E9elle, mais
accompagnent la politique de casse du pouvoir en attaquant pr=E9cis=E9ment ce
qu'il veut d=E9truire.
L'UNEF a maintenu pour sa part un certain nombre d'AGE faisant un r=E9el
travail syndical, certes insuffisant et dans un nombre insuffisant
d'Universit=E9s. Mais les derni=E8res ann=E9es ont =E9t=E9 marqu=E9es par son incapacit=
=E9
=E0 agir au niveau national, qui a contribu=E9 au recul de son implantation. A
l'aboutissement de sa crise, la direction qui l'a men=E9e =E0 ce point pr=E9tend
r=E9pondre au besoin d'un syndicalisme fort et uni par la r=E9unification avec
l'UNEF-ID, aux conditions de l'UNEF-ID, sur les positions de l'UNEF-ID. Sou=
s
la banni=E8re d'une grande UNEF mythifi=E9e et mystificatrice, il s'agit de
renoncer d=E9finitivement au syndicalisme =E9tudiant.
C'est pourquoi nous refusons cela et d=E9clarons que nous n'irons pas au
pseudo-congr=E8s d'unification de la Mutualit=E9 en d=E9cembre. Nous laisserons
une pr=E9tendue direction qui ne repr=E9sente plus qu'elle m=EAme aller y
consacrer son =E9chec, et les quelques camarades, s'il en est, qui auront bie=
n
voulu croire =E0 ses derniers mensonges la suivre, et nous emploierons =E0
reconstruire, =E0 partir de la convergence de notre travail local, le syndica=
t
qui manque aux =E9tudiants de France pour les d=E9fendre, sur les trois
principes suivants :
=8B D=C9TERMINATION =E0 d=E9fendre les int=E9r=EAts des =E9tudiants, et subordination de
tout autre principe d'action =E0 celui-ci.
=8B MOBILISATION constante par une pr=E9sence au quotidien sur le terrain. Le
refus de toute d=E9marche d=E9l=E9gataire ne doit pas =EAtre un principe moral mais
un imp=E9ratif pratique. Il s'agit de convaincre le plus grand nombre possibl=
e
d'=E9tudiants qu'un syndicat ne peut pas servir =E0 agir =E0 leur place, mais peu=
t
leur donner des moyens d'agir.
=8B UNIT=C9, bien s=FBr. Devant l'urgence d'un tel renouveau, il ne devra pas =EAtr=
e
question de querelles de chapelle ou de ranc=A6urs li=E9es =E0 des affrontements
ou scissions anciens ou r=E9cents. Mais unit=E9 syndicale, dans l'objectif
pr=E9cis d=E9fini par les deux principes pr=E9c=E9dents.
C'est dans ce but que appelons toutes les AGE, tous les =E9lus et tous les
militants, que nous savons majoritaires, qui refusent la pr=E9tendue
r=E9unification, =E0 pr=E9parer avec nous un congr=E8s du renouveau et de l'unit=E9 d=
e
l'UNEF. Ceux d'entre nous qui iront =E0 Orsay les 10, 11 et 12 novembre n'y
iront pas pour cautionner un pseudo-congr=E8s de liquidation mais pour y
porter cette exigence.
C'est dans ce but que nous nous adressons =E0 toutes les autres forces
syndicales =E9tudiantes en France pour les appeler =E0 construire avec nous ce
syndicat national, sur la base d'un rassemblement syndical dont les formes
et les modalit=E9s restent =E0 d=E9finir.
C'est dans ce but que nous appelons tous les =E9tudiants de France =E0 rejoindr=
e
les syndicats qui existent sur leur Universit=E9, =E0 en construire s'il n'en
existe pas, pour travailler =E0 leur unit=E9 nationale.

Antony, le 29 octobre 2000.

Les porte-parole =E9lus par la conf=E9rence nationale

 Philippe Lieutaud
Jihad Wachill


 

--Alt_MS_Mac_OE_3055797727_16042_MIME_Part
Content-type: text/html; charset="ISO-8859-1"
Content-transfer-encoding: quoted-printable



Appel d'Antony



ENSEMBLE, AVEC L'UNEF, CONTINUONS A D= EFENDRE NOS DROITS

Appel de la conf=E9rence nationale des AGE de l'UN= EF, r=E9unie les 28 et 29 octobre =E0 Antony, =E0 l'initiative de l'UNEF Paris IV = (AGEPS), l'UNEF Paris I, l'AGEE-UNEF (Evry) et l'UNEF Paris XII,  avec = la participation de l'UNEF Arras, l'AGEL-UNEF (Lille), l'UNEF Lyon, l'UGEM-U= NEF (Montpellier), l'AGER-UNEF (Rouen) et d'une =E9lue de l'UNEF =E0 Paris III
 Nous nous trouvons =E0 l'aboutissement d'un processus qui a = conduit l'Universit=E9 publique =E0 l'asphyxie, r=E9sultat d'une politique d=E9lib=E9r= =E9e men=E9e depuis plus de trente ans.
D'ann=E9e en ann=E9e, l'Etat a un peu plus refus=E9 aux Universit=E9s, comme =E0 l'en= semble de l'=C9ducation nationale, les moyens budg=E9taires de fonctionner. Le m= anque d'enseignants, de personnel administratif, de locaux est chaque ann=E9e = plus criant.
De r=E9forme en r=E9forme, il l'a =E9loign=E9e des notions de service public, d'ins= truction publique, de transmission et d'=E9laboration des savoirs pour la livr= er aux int=E9r=EAts priv=E9s. La  r=E9forme Bayrou de 1997 a =E9t=E9 l'=E9tape d=E9cisi= ve. Elle ouvre la voie =E0 l'application du plan U3M, tout entier orient=E9 par = la notion de rentabilit=E9 des formations.
Parall=E8lement, et pour les m=EAmes raisons, la condition mat=E9rielle des =E9tudi= ants n'a cess=E9 de se d=E9grader. Quelques mesures de rafistolage mises en sc=E8n= e spectaculairement ne compensent pas la hausse continue, en francs constant= s, des droits d'inscription, du ticket de RU, des redevances de cit=E9s-U, en = m=EAme temps que la multiplication des sites o=F9 les =E9tudiants n'ont acc=E8s ni a= u RU, ni aux cit=E9s. Ceux qui doivent se salarier subissent de plein fouet la= pr=E9carisation du travail. Jamais on n'a =E9t=E9 aussi =E9loign=E9 en France de l'ob= jectif d'une Universit=E9 publique, de qualit=E9, ouverte =E0 tous.
Jamais donc le besoin de syndicats =E9tudiants actifs ne s'est autant fait se= ntir. Les =E9tudiants ont besoin de syndicats pour les informer, face aux mens= onges et aux omissions du discours officiel, pour les d=E9fendre, individuelle= ment, quand ils se trouvent victimes de probl=E8mes administratifs chaque ann=E9= e plus nombreux, pour cr=E9er enfin les conditions de la mobilisation de toute= l'Universit=E9 contre la politique de casse. Or au moment o=F9 sa n=E9cessit=E9 est= la plus =E9vidente, le syndicalisme =E9tudiant est en crise. Aucune organisatio= n nationale n'appara=EEt pouvoir et vouloir r=E9pondre =E0 ce besoin.
L'UNEF-ID a depuis longtemps fait le choix, un peu plus approfondi chaque a= nn=E9e, de se d=E9tourner du syndicalisme r=E9el pour inventer une sorte de syndic= alisme virtuel, ext=E9rieur aux Universit=E9s, n'ayant ni les moyens, ni la volo= nt=E9 de d=E9fendre les =E9tudiants, mais d=E9termin=E9 =E0 leur mentir =E0 fins =E9lectoral= istes. Ses slogans sur l'allocation d'=E9tudes pour tous ou la "r=E9volutio= n p=E9dagogique" n'ont aucune port=E9e revendicative r=E9elle, mais accompagn= ent la politique de casse du pouvoir en attaquant pr=E9cis=E9ment ce qu'il veut = d=E9truire.
L'UNEF a maintenu pour sa part un certain nombre d'AGE faisant un r=E9el trav= ail syndical, certes insuffisant et dans un nombre insuffisant d'Universit=E9s= . Mais les derni=E8res ann=E9es ont =E9t=E9 marqu=E9es par son incapacit=E9 =E0 agir au ni= veau national, qui a contribu=E9 au recul de son implantation. A l'aboutisseme= nt de sa crise, la direction qui l'a men=E9e =E0 ce point pr=E9tend r=E9pondre au be= soin d'un syndicalisme fort et uni par la r=E9unification avec l'UNEF-ID, aux = conditions de l'UNEF-ID, sur les positions de l'UNEF-ID. Sous la banni=E8re d'= une grande UNEF mythifi=E9e et mystificatrice, il s'agit de renoncer d=E9finitiv= ement au syndicalisme =E9tudiant.
C'est pourquoi nous refusons cela et d=E9clarons que nous n'irons pas au pseu= do-congr=E8s d'unification de la Mutualit=E9 en d=E9cembre. Nous laisserons une pr= =E9tendue direction qui ne repr=E9sente plus qu'elle m=EAme aller y consacrer son = =E9chec, et les quelques camarades, s'il en est, qui auront bien voulu croire = =E0 ses derniers mensonges la suivre, et nous emploierons =E0 reconstruire, =E0 pa= rtir de la convergence de notre travail local, le syndicat qui manque aux =E9t= udiants de France pour les d=E9fendre, sur les trois principes suivants :
=8B D=C9TERMINATION =E0 d=E9fendre les int=E9r=EAts des =E9tudiants, et subordinat= ion de tout autre principe d'action =E0 celui-ci.
=8B MOBILISATION constante par une pr=E9sence au quotidien sur le terrai= n. Le refus de toute d=E9marche d=E9l=E9gataire ne doit pas =EAtre un principe moral= mais un imp=E9ratif pratique. Il s'agit de convaincre le plus grand nombre po= ssible d'=E9tudiants qu'un syndicat ne peut pas servir =E0 agir =E0 leur place, ma= is peut leur donner des moyens d'agir.
=8B UNIT=C9, bien s=FBr. Devant l'urgence d'un tel renouveau, il ne devra = pas =EAtre question de querelles de chapelle ou de ranc=A6urs li=E9es =E0 des affron= tements ou scissions anciens ou r=E9cents. Mais unit=E9 syndicale, dans l'object= if pr=E9cis d=E9fini par les deux principes pr=E9c=E9dents.
C'est dans ce but que appelons toutes les AGE, tous les =E9lus et tous les mi= litants, que nous savons majoritaires, qui refusent la pr=E9tendue r=E9unificati= on, =E0 pr=E9parer avec nous un congr=E8s du renouveau et de l'unit=E9 de l'UNEF. Ce= ux d'entre nous qui iront =E0 Orsay les 10, 11 et 12 novembre n'y iront pas po= ur cautionner un pseudo-congr=E8s de liquidation mais pour y porter cette exig= ence.
C'est dans ce but que nous nous adressons =E0 toutes les autres forces syndic= ales =E9tudiantes en France pour les appeler =E0 construire avec nous ce syndica= t national, sur la base d'un rassemblement syndical dont les formes et les m= odalit=E9s restent =E0 d=E9finir.
C'est dans ce but que nous appelons tous les =E9tudiants de France =E0 rejoindr= e les syndicats qui existent sur leur Universit=E9, =E0 en construire s'il n'en = existe pas, pour travailler =E0 leur unit=E9 nationale.

Antony, le 29 octobre 2000.

Les porte-parole =E9lus par la conf=E9rence nationale

 Philippe Lieutaud

Jihad Wachill
 

 
--Alt_MS_Mac_OE_3055797727_16042_MIME_Part--