[discussions] ce qui ressort de l'AG du CEN-UNEF du 23/10/00
Posté par Jean-Paul CANEVET le 28/10.
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Voici les textes qui ont été votés lors de l'AG du CEN-UNEF du 23 / 10 / 00. (liste non-exhaustive le reste suivra plus tard)
Pour information transmis par le bureau du CEN-UNEF c/o Manuel Canévet 05 rue des Roses 44 700 orvault (06 88 77 06 18).
Collectif des Étudiants de Nantes-UNEF
Faculté des Lettres & Sciences Humaines
Local des associations
BP 81227
44312 NANTES Cedex 03
Local syndical : salle 1011 bat.Censive
cen.unef@caramail.com
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MOTION RELATIVE AUX ORIENTATIONS GENERALES DU CEN-UNEF
(Présentée par le Camarade Samuel CORRIGOU)
Vu les conditions locales qui ont enregistré la naissance et la mort de deux syndicats dits "alternatifs" ou "de lutte", qui enregistrent l'absence de pertinence et d'existence de l'UNEF-ID, l'absence de mouvement sur le campus, ou l'échec de ces mouvements ;
Vu la conjoncture nationale (mort et implosion de l'UNEF),
Je demande à l'AG :
1° De se prononcer sur la pertinence de la réunification à la base des deux syndicats se revendiquant historiquement de l'UNEF (l'UNEF et l'UNEF-ID), et donc de s'engager les membres du CEN-UNEF à rencontrer les militants de l'UNEF-ID.
2° De réfléchir sur les conditions de notre autonomie relative qui sont nécessaires à cette démarche : Autonomie par rapport aux organisations politiques d'une part et d'autre part par rapport aux instances nationales du syndicalisme étudiant.
3° De réaffirmer son opposition aux licences professionnelles, et par là même à toute tentative de mise en adéquation de la "formation" avec l'emploi ("employabilité").
4° De réaffirmer son attachement au principe du syndicalisme et à certaines pratiques :
a) Auto-organisation dans les luttes ;
b) Adéquation des moyens aux fins (rôle des conseils, action directe …) ;
c) Les principes de légitimité viennent des étudiants et non des conseils.
5° De réaffirmer son soutien aux étudiants étrangers et la pertinence du dispositif "Zéro Expulsion" de l'UNEF.
6° De réaffirmer les principes suivants :
1 – Attachement à une Université de service public;
2 – Egalité des droits entre étudiants ;
3 – Autonomie pédagogique des universités.
7° D'entamer une réflexion sur l'aide sociale et le logement en prenant en compte le désir d'autonomie financière, de qualité de vie exprimée par les étudiants.
8° De réaffirmer que les transformations touchant l'université aujourd'hui participe des transformations de l'Etat et du capitalisme et par là même d'affirmer que les revendications des étudiants sont l'expression singulière d'un mouvement plus vaste.
9° D'entamer une réflexion avec des associations ayant un discours politique sur les transformations de l'Université et/ou posant des revendications similaires aux nôtres.
MOTION RELATIVE A LA STRUCTURATION DU CEN-UNEF
Le syndicalisme étudiant ne peut être, ni ne doit être seulement le lieu où s'échangent pamphlets et diatribes. Il ne doit pas être pour cela un cocon fermé sur lui-même. Pour cela, je propose la mise en place de commissions traitant des problèmes dits "transversaux" et d'un travail par filière.
A/ TRAVAIL PAR FILIERE
Chaque étudiant syndiqué est inscrit dans une filière. Comme les autres étudiants, il réalise un cursus universitaire. La plupart du temps ces filières s'organisent en département.
1° Chaque étudiant syndiqué se doit d'être présent dans sa filière car c'est au contact des étudiants qu'il est possible de se rendre compte des problèmes, des aspirations et insatisfactions qui sont les leurs.
2° Le syndicalisme étudiant correspond d'abord à la défense des intérêts moraux et matériels des étudiants. Ce travail de filière permet de ne pas se déconnecter d'eux.
3° Le travail de filière peut s'organiser sous forme de réunions, dont les fréquences sont à définir, des étudiants syndiqués d'une même filière.
4° Des réunions avec des étudiants non-syndiqués doivent être envisagées pour que le travail ait une pertinence.
5° Les filière où le CEN-UNEF a une existence et/ou une pertinence sont :
+ Histoire
+ Sociologie
+ Lettres modernes
+ Droit
+ Economie.
+Philosophie
6° La rencontre des tuteurs et la réflexion sur le tutorat est nécessaire pour la mise en place de ce travail de filière.
7° Les conseils d'UFR peuvent être les relais de ce travail de filière.
Le travail par filière n'est pas suffisant pour assurer la cohérence d'un projet syndical de transformation sociale qui correspond au deuxième volet du syndicalisme.
B/ TRAVAIL EN COMMISSIONS
Les problèmes transversaux bien que liés aux problèmes plus vastes qui permettent plusieurs choses :
D'aider et de réfléchir avec des étudiants ;
De se situer dans les enjeux locaux et nationaux du syndicalisme ;
De se situer par rapport à l'ensemble du mouvement syndical.
1° Commissions souhaitables, en tenant compte de la situation locale (nombre d'adhérents notamment) :
a) Aide sociale / Revenu étudiant
b) Capes, Agrégation / Diplômes
c) Transport
d) Restructuration
e) Suivi des réformes Allègre.
2° Le problème des étudiants étrangers ne nécessite pas à mon avis un travail en commission.
Par ailleurs, je propose à ce sujet une journée d'information initiée par le CEN-UNEF en février avec les associations présentes sur le campus (Associations d'étudiants africains …) et les groupes politiques et agissant pour l'information et la défense des étrangers présentes dans le mouvement social (Gasprom, Cimade, SCALP, Ras le Front, LDH…).
Si en nouveau cas se présente, je propose à l'AG de ne pas tomber dans le piège du positionnement politique.
Notre démarche est la suivante :
a) Appel à AG où l'ensemble des étudiants syndiqués doivent être présents.
b) Activer le dispositif "Zéro Expulsion", ouverture d'une liste d'inscription des cas similaires ;
c) Demander la régularisation collective des situations en question ;
d) Réaffirmation des principes d'égalité des droits entre étudiants et d'autonomie pédagogique des universités. Donc opposition aux circulaires Pasqua ("Pouvoir policier des universités") et Sauvé-Marchand ("Contrôle pédagogique par les Préfectures") ;
e) Mise ne place avec les étudiants solidaires de tables d'information et de soutien ;
f) Initier des rapports de force dans les conseils chargés de ces questions afin qu'elles soient posées aux acteurs de l'Université et, dans la mesure du possible, non contre eux ;
g) Rapport de force à la base.
3° Le travail en commission peut faire l'objet d'un travail avec d'autres acteurs sociaux internes ou externes à la fac.
4° Il faut aboutir à des résultats concrets (Assemblée Générale, réunion d'information, conférence sont des moyens mais aussi conseils centraux ou d'UFR, CA du CROUS).
5° Périodicité à définir.
6° Les commissions doivent être ouvertes à des étudiants non-syndiqués et avoir une autonomie relative.
MOTION RELATIVE A LA SITUATION NATIONALE DU SYNDICALISME ETUDIANT ET LE POSITIONNEMENT DU CEN-UNEF
(Proposée par Romain BESSONNET)
La situation du syndicalisme étudiant au plan national est instable, voire préoccupante du fait de l'éclatement national dudit syndicalisme, particulièrement de l'UNEF à laquelle nous sommes affilié dont la direction n'a pas su éviter l'écueil de la scission par son comportement antidémocratique lors du dernier CN et a poussé une majorité d'AGE dans la voie de la division. A cela doit s'ajouter la création par des AGE UNEF et le SEUL, notamment d'une nouvelle organisation, la FSE et l'instabilité interne de la direction nationale de l'UNEF-ID, bien que le congrès de réunification soit déjà prévu pour décembre.
Par conséquent :
L'assemblée générale des adhérents du CEN-UNEF,
Décide :
ARTICLE PREMIER. – Le CEN-UNEF condamne les manœuvres antidémocratiques du BN de l'UNEF lors du CN du 23 septembre 2000, afin d'entériner un processus congressuel anti statutaire, ne laissant pas aux AGE le temps nécessaire à la réflexion sur les questions posées.
Le CEN-UNEF demande donc au Bureau National de repousser le congrès national de 6 mois, vu l'instabilité de la situation -qu'il a largement contribué à provoquer- dans laquelle se trouve le mouvement syndical étudiant.
ART. 2. – Le CEN-UNEF, demande aux AGE de l'UNEF de maintenir l'unité nationale du syndicat et donc de ne pas s'engager dans la voie de la scission en nommant par exemple, en dehors des procédures statutaires, une direction provisoire, ce qui serait un pas irréversible dans la voie de la division du syndicat.
Toutefois, le CEN-UNEF mandate un ou plusieurs observateur(s) pour se rendre à la Conférence Nationale convoquée par les AGE de la FAGIF-UNEF et d'autres, les 28 et 29 octobre 2000 en Sorbone.
ART. 3. – Le CEN-UNEF réaffirme les valeurs qu'il a porté lors du Congrès de Pantin :
1° Syndicalisme de transformation sociale ;
2° Mise en place au niveau national du droit de tendance ;
3° Respect de l'autonomie des AGE ;
4° Respect des statuts et des règles démocratiques.