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[discussions] Sophie, le thé à la menthe, çà se boit, çà se fume pas !!

Posté par cedric udrea le 27/10.

piece jointe : TEXT/PLAIN
Le mail de réponse à ma réponse au mail de rémi ( vous
suivez là ? )de la "militante" de l'IDeuse nous apprend
plusieurs choses : primo, décidément rémi a du progrès à
faire en langue de bois pour rivaliser avec ses copains de
l'Unef-IDeuse. Deuxio, il y a au moins trois grosses
contradictions dans le discours de Sophie. Tertio : l'Unef-
IDeuse est bien une grosse corpo. Quarto : Sophie ne sait
pas lire.

 Explication dans ce qui suit :
> -------Message d'origine-------
> De : "Sophie Vienne-Mattoug" 
> Date : 25/10/2000 21:58:55
>
> >Effectivement, une aide sociale constitant primo à filer
3500 balles à un
> >fils à papa, je suis contre car ce n'est pas une aide
sociale.
>
> Moi j'ai juste une question: un "fils à papa" comme tu
dis, qui habite chez
> ses parents jusqu'à 25 ans parce que ses parents lui
donnent certes de
> l'argent de poche mais qu'il n'a pas les moyens de
subvenir à un logement
> indépendant, n'a pas le droit à une aide sociale? Il n'a
pas le droit d'être
> considéré comme une personne majeure à part entière et
non comme quelqu'un
> dont les besoins doivent être entièrement assumés par sa
famille?
> Permets-moi de te dire que je trouve ça particulièrement
réactionnaire et
> déterministe. En effet, cela revient à dire que les
étudiants ayant eu la
> "malchance" de naître dans un foyer aisé seraient
condamnés et n'auraient
> pas le droit à la solidarité de l'Etat (à laquelle leurs
familles
> participent également par le biais des impôts) ni à un
statut autre que
> celui d'enfant à charge.
>
 Alors oui, un fils à papa qui vient de son bel appart'
tout grand payé par les parents, avec de la bouffe payée
par les parents, qui arrive en voiture toute belle et neuve
payée par les parents, avec des vêtements payés par les
parents, ... tout en glandant spontueusement à la fac ( ou
ailleurs ) et qui se demande pourquoi y en a qui bossent
pendant les vacances pendant que lui part à Tahiti,
vacances offertes par les parents, oui je n'ai aucune envie
de lui filer le début d'un kopek ( et donc d'un franc ).
 Tu sembles ignorer aussi que les parents sont dans
l'obligation légale de subvenir aux besoins de l'étudiant
dans le cadre de ses études. Alors, pourquoi quand certains
peuvent devraient-on les encourager à ne pas le faire en se
déchargeant sur l'Etat ?
 Retenons une chose que tu viens de dire comme étant
l'axiome 1 : tout fils à papa a droit à une allocation
d'études...

> >L'allocation
> >d'études proposée par l'Unef-IDeuse n'est ni plus ni
moins qu'un vaste
> >foutage de gueule dans le sens où :
> >a) sur leurs tracts ils prétendent filer des sous à tout
le monde et quand
> >tu vas discuter avec eux, ce n'est plus le cas.
Splendide exemple de
> >démagogie !!!
>
> Le projet que nous défendons s'appelle une allocation
d'étude INDIVIDUALISEE
> POUR TOUS. Puisque certains mettent une bonne volonté
manifeste à n'y rien
> comprendre, je me permets d'éclairer un peu leurs
lumières faiblissantes...
> Cette allocation serait d'abord pour tous dans le sens où
les critères
> d'éligibilité seraient universels, c'est-à-dire: sans
condition de revenu
> des parents, ni d'âge, ni de nationalité, etc.
> Ensuite elle serait individualisée ce qui signifie bien
évidemment que le
> but n'est pas de donner le même montant à chacun. En
clair, le dossier de
> chacun est examiné mais il y aura un petit nombre
d'étudiants pour qui le
> montant de leur allocation serait égal à ZERO.
>
Tiens, reprenons l'axiome 1 et comparons le à la fin du
paragraphe qui précède ces lignes... Tiens, çà ne colle
plus, ce coup-ci,un étudiant n'a pas forcément droit à une
allocation d'études... Ce qui contredit l'axiome 1 (
désolé, mais je suis dans la programmation logique et donc
là çà foire !! ). première grosse contradiction. Enfin,
c'est bizarre mais vos affiches ne font nullement mention
du terme individualisée. Curieux çà. Mais passons, on est
habitué à votre démagogie à force.
 Ce n'est pas que je mette une bonne volonté à ne pas
comprendre mais c'est que j'ai eu droit à plusieurs
versions de la part de l'Unef-ID. Donc j'ai du mal à tout
saisir... De plus, j'ai réussi à faire dire à un de tes
camarades que ce qu'il voulait c'était un système de
bourses. Original non ?

> >b) la réforme fiscale dont vous parler (l'U-ID et toi
même mon cher rémi)
> >n'est ni réalisable, ni juste. Supprimer la TVA
demanderait une
> augmentation
> >infinie ou presque de l'impôt sur le revenu. Or l'impôt
sur le revenu n'est
> >pas JUSTE !!! En effet, plus t'es riche et plus tu peux
bénéficier
> >d'exonérations fiscales. Ainsi, il n'est pas rare de
voir des personnes
> >gagnant plus de 30 000 F par mois ne rien payer comme
impôt sur le revenu
> >(voire pire que tout être remboursé par l'état) alors
que quand tu gagnes
> >moins de 10 000 F par mois tu ne peux pas faire baisser
le revenu
> >d'imposition par des astuces diverses et variées et donc
tu raques ! Le
> >Nouvel Observateur avait il ya a deux ans fait un
dossier là dessus. Or il
> >ne me semble pas que cet hebdomadaire puisse être
qualifié d'anti-impots
> sur
> >le revenu...
>
> La réforme fiscale que nous réclamons s'articule en 2
points: la suppression
> de la demi-part et las uppression du plafond pour les
pensions alimentaires.
> 1. La demi-part. Nous allons même plus loins puisque nous
revendiquons que
> la déclaration fiscale soit obligatoirement indépendante
pour tout individu
> majeur. Actuellement cette demi-part ne profite qu'aux
plus riches (déjà,
> elle ne touche pas les ménages non imposables). Sa
suppression permettrait
> de faire payer plus d'impôts à ceux qui le peuvent et de
financer
> l'allocation d'étude individualisée pour tous.
> 2. Le plafond pour les pensions. Aujourd'hui un parent
dont l'enfant
> étudiant a une déclaration fiscale indépendante a la
possibilité s'il lui
> verse de l'argent de déclarer une pension alimentaire qui
donne droit à une
> diminution de ses impôts. Mais cette déduction est
aujourd'hui plafonnée,
> certains parents étant contraints de déclarer moins que
ce qu'il versent à
> leur enfant. Etant donné que l'allocation d'étude est
sensée être calculée
> sur la réalité des revenus de l'étudiant, il faut trouver
un moyen pour que
> ces sommes soient décalrées dans leur intégralité. C'est
pourquoi il
> faudrait supprimer ce plafond et le remplacer par une
dégressivité de la
> déduction. Je m'explique: il faut que parents et enfant
déclarent la réalité
> de la pension alimentaire donc il ne faut pas de plafond.
En revanche, il
> est évident que les parents qui donnent vraiment beaucoup
à leur enfant sont
> forcément plus aisés que la moyenne et il faut donc que
le pourcentage de
> dégrèvement auquel cette pension leur donne droit soit
plus petit à mesure
> que le montant augmente.
>
 Si tu comptes financer les allocations d'études avec cette
demi-part fiscale, on aura tous 20 balles par mois !!!
Sachant que les familles qui versent une pension
alimentaire sont soit celles qui furent condamner à le
faire par le tribunal soit par calcul pour faire baisser le
revenu d'imposition. Et tu continues de défendre ce
principe... C'est bien... Deuxième contradiction ( avec le
terme de militante syndicale ).
 Retenons un autre axiome ( axiome 2 ) : la pension
alimentaire est dégressive donc juste... d'où la
dégressivité est juste.
> >c) la TVA n'est elle pas si injuste. En effet, même si
sur le même produit
> >tout le monde paye la même TVA, je n'ai jamais vu un
ménage aisé acheter
> les
> >mêmes produits ni meme la meme quantité de produits
qu'un menage moyen ou
> >defavorise. Ces derniers ont tendance a acheter des
produits sans marque
> >alors que les premiers ne prennent que des marques,
induisant donc pour le
> >meme type de produit une différence de prix ( pouvant
facilement aller du
> >simple au quintuple ) et donc une TVA qui suit. D'autre
part, puisque
> >plus tu as de sous et plus tu consommes, plus tu as de
sous et plus tu
> payes
> >de TVA.
>
> En lisant ces élucubrations, je me suis demandé si cela
valait vraiment la
> peine d'y répondre... La TVA en tant qu'impôt juste sur
le forum du
> soi-disant syndicat "delutte®", on croit rêver... Pour le
plaisir, je me
> dois quand même de démonter cette argumentation
fallacieuse. Pourquoi
> considère-t-on généralement en France l'impôt sur le
revenu comme le moins
> injuste d'entre eux? Pour une raison très simple qui
s'appelle le principe
> de progressivité (et argumenter sur les fraudes s'appelle
du POUJADISME).
> Pourquoi la TVA est-elle non pas simplement pas juste
mais même injuste?
> Parce qu'elle est DEGRESSIVE. Démonstration très simple:
lorsque l'on gagne
> assez peu d'argent, la totalité du revenu est dépensée
sous forme de biens
> de consommation et donc soumise à la TVA. Lorsque l'on
gagne plus, il y a
> l'éparge, tous les produits financiers et autres biens et
services sur
> lesquels la TVA ne s'applique pas (sans parler des
transactions boursières
> et de leur fameux "prélèvement libératoire"...). Donc la
part de la TVA dans
> le revenu diminue à mesure que ce revenu augmente, c'est
bien un impôt
> dégressif donc le plus injuste qui soit. Je me permets de
préciser que ce
> qui compte, ce n'est pas le montant total que l'on paie
au titre d'un impôt
> mais la part que cela représente dans son revenu.
>
 Tiens, je suis poujadiste en plus ? L'Unef-IDeuse avait
déjà dit aux étudiants que l'UNEF était la droite Millon-
Pasqua, mais poujadiste on ne me l'avait pas encore fait.
Sachant que je suis un anti-discrimination et extêmiste de
nature et sachant en plus vers qui vont mes préférences
sentimentales ( elle est algérienne ), je crois que le
terme de poujadiste est par lui-même très inexact à mon
propos.
Alors la TVA est injuste car dégressive ? relis l'axiome 2
et tu trouveras une troisième contradiction....
 Je maintiens que je n'ai jamais dit que la TVA était
juste mais qu'elle n'était pas totalement injuste. Nuance.
 Et je persiste à dire clairement que tu payes plus ( bcp
plus ) de TVA quand tu es riche que quand tu es pauvre.
Enfin, question con, quel pourcentage du salaire dois-tu
prendre sur l'impot sur le revenu pour supprimer la TVA ?
Enormement !!!!

> >d) concernant l'aide sociale, il s'agit là d'une aide et
non d'un argent de
> >poche pour certains (les fils à papa) alors que c'est un
vrai besoin pour
> >d'autres.
>
> Voir ma réponse au a).
>
Voir ma réponse à ta réponse.

> >e) concernant les cas particuliers (étudiant dont les
parents ont des sous
> >mais ne filent rien à l'étudiant), nous avons sur Lyon
eu une discussion et
> >dégager l'idée d'un médiateur pour ces cas particuliers.
>
> Si l'allocation d'étude était créée, on n'aurait plus
besoin de médiateur,
> de solutions de rafistolage et de critères opaques...
EGALITE et
> transparence!
>
 Juste pour dire, mais en filant une alloc à tout le
monde, il faut étudier les dossiers ( 2 Millions de
dossiers par an donc ). Combien de personnes pour les
étudier faut-il ? une quantité insurmontable... Bilan, il
sera appliqué des critères bêtes et méchants et tu ne
pourras plus demander une aide individualisée à côté
puisuqe ton dossier a été théoriquement traité de façon
individuelle. Ce sera donc bcp d'étudiants sur le carreau
et tu vires donc toute une partie de la population
étudiante...

> >f) le principe de l'allocation d'études est contraire à
tout principe de
> >loi. Elle part d'un cas particulier (celui exposé dans
le e)) pour en faire
> >une généralité. Or, il me semble que les cas
particuliers doivent etre
> >traités comme tels., c'est à dire qu'il faut avoir un
principe général et
> >à côté une série de dispositifs permettant de traiter
les cas particuliers.
> >C'est ce que nous proposons sur Lyon.
>
>
> Je ne savais pas que le syndicalisme avait pour vocation
de se baser sur la
> loi existante... (si oui, à quoi bon revendiquer?)

apprends à lire. Je parlais de PRINCIPES ( je sais, tu ne
connais pas ce mot ) de lois. c'est à dire avoir un esprit
REPUBLICAIN ( tu connais pas non plus ? ). Revendiquer
n'empeche en rien ( au contraire ) de le faire sur de tels
principes... ( c'est ce que je fais, une université
républicaine est par définition ouverte à tous,
démocratique, laique, gratuite et de qualité. C'est ce que
je défends, visiblement ce n'est pas le cas de tout le
monde ).
>
> >Pour terminer, je n'ai jamais lu qu'Emmanuel etait
contre le 25 par TD ni
> >contre la cohérence CM/TD ni non plus contre une
humanisation de
> l'Université.
>
> J'espère bien! (personnellement, j'ai également des
doutes mais c'est
> l'épreuve des faits qui le montrera).

 Je laisse ici Emmanuel te répondre lui-même sur ce point.
>
> >En revanche, il s'est effectivement prononcé contre des
> >discours totalement démagos qu'ils viennent de toi ou de
tes futurs
> (pardon,
> >actuels) camarades de l'U-ID.
>
>
> C'est quoi exactement un discours démago lorsque l'on se
permet d'affubler
> d'autres de ce qualificatif sans argumenter (vous
connaissez l'arroseur
> arrosé?...) ?
>
Voir la réponse d'Emmanuel sur ce point ( qu'il a mieux
formulée que je ne voulais le faire... ), très pertinente
et traduisant très bien mes pensées.
> >
> >Non cordialement,
> >Csu
>
> Eh bien moi je suis cordiale! On est là pour faire
avancer les droits des
> étudiants et pas pour s'insulter dans un cénacle.
>
>
JE fais peut etre avancer les droits des etudiants ( du
moins j'essaye ). Toi, c'est nettement moins sur...
 De plus, je me passerai volontier de ta cordialité à mon
endroit.
> --
> Salutations syndicales
>
> Sophie
> Militante à Paris 6
> Ancienne présidente de l'UNEF-ID Toulouse
>
>
 Toujours non cordialement,
 Csu.

P.S. : au fait, pour la petite histoire, l'UNEF-SE n'existe
que dans vos rêves. L'UNEF ( la seule, la vraie ) ben c'est
nous, pas vous !!!! dommage Eliane !!!
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