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[discussions] =?iso-8859-1?Q?RE:_Il_faut_relire_l'histoire_de_cette_r=E9forme?=

Posté par Olivier Ruet le 17/10.

piece jointe : TEXT/HTML
    La semestrialisation n'a jamais été conçue pour être un progrès pédagogique mais pour soi-disant améliorer la gestion et l'utilisation des universités (=rentabilisation). Pour ceux qui en douteraient, la FSE-Caen (avec d'autres) possède une circulaire datée de 1990 du directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche de l'époque.
Plus largement, il s'agissait d'aligner le système français sur des standards décidés par la commission de Bruxelles depuis belle lurette (cf rapports de 1990 et 1993).
Il faut également réapprendre ce qu'était le système annuel. Celui-ci prévoyait en effet des examens partiels et terminaux (d'où vient ton invention). Le contrôle terminal était réservé aux étudiants en régime spécial, notamment salariés.
La semestrialisation n'a fait qu'éclater un peu plus la cohérence pédagogique des enseignements. Et de plus, elle a institué des rythmes de travail qui tendent à transformer un peu plus l'université en simple prolongement du lycée en s'alignant sur son enseignement (ne rien y voir de méprisant).
    Enfin cette réforme est passée grâce à un nombre incalculables de mensonges. La fin du système admissibilité-admission est écrite depuis les arrêtés Lang de 1992. La filière Droit avait obtenu un régime dérogatoire au niveau national (d'ailleurs l'UNEF-ID, c'était plutôt écrasée à l'époque). En 1997, la dérogation arrivait à expiration. Donc assez de mensonges. (Documentation disponible à la FSE-Caen au 02.31.56.64.59 et sûrement à l'UNEF-PIV).
    Cette réforme pose la question de la mission de l'université sans doute avec des conceptions différentes.
Elle a permis de remplacer de vieux mandarins conservateurs par de jeunes loups, biens libéraux, biens branchés mais toujours aussi hostiles à la démocratisation de l'enseignement.
    Au niveau syndical, le vote du 9 avril 1997 représente un exemple de trahison des étudiants par les directions de l'UNEF-ID et de l'UNEF également. 
La suite au prochain numéro.

PS : j'espère que tu vas nous apporter une argumentation un peu plus conséquente, car celle-ci commence à être fatigante par son vide et son absence de référence au contexte de l'élaboration des réformes des années 1990 (à partir de la loi d'orientation de 1989).