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[discussions] POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE AU PROCHE-ORIENT

Posté par UNEF Paris I le 23/10.

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(tract publié par l'UNEF Paris I)

Depuis près de trois semaines, la situation au Proche-Orient est des plus
préoccupantes. Le spectre de la guerre plane et a des répercussions en
France, entre autre dans les universités. Néanmoins, au-delà de débordements
isolés et regrettables d'éléments extrémistes, la liberté d'expression et
d'information doit prévaloir surtout à l'université, lieu de débat par
excellence.
 C'est au nom du droit à l'information et dans la droite ligne de la
tradition pacifiste et anticolonialiste de l'UNEF que nous inscrivons notre
démarche. Nous souhaitons que le bon sens prévale, permettant que les
conditions d'une paix juste et durable soient réunies.

Enrayer la spirale de la violence :

Certes, la responsabilité première d'Ariel SHARON, leader de la droite
israélienne (tristement célèbre déjà pour avoir couvert le massacre de
centaines voire de milliers de Palestiniens dans les camps de réfugiés de
Sabra et Chatila en 1982 au Liban) ne peut qu'être pointée du doigt. C'est
sa visite, considérée comme une provocation par les Palestiniens, qui a mis
le feu aux poudres. Néanmoins, elle cache mal l'irresponsabilité du premier
ministre israélien Ehud BARAK, qui a autorisé cette visite et fourni une
escorte pléthorique à son opposant.
Dans ces conditions, l'entrée de ce même SHARON dans un gouvernement
"d'union nationale" serait sans doute le faire-part de décès du processus de
paix israélo-palestinien. Au contraire, cet engrenage de la violence doit
être enrayé et cela ne saurait passer par le choix de l'option militaire
côté israélien, solution de facilité étant donné leur écrasante supériorité
militaire, mais néanmoins hasardeuse au vu des risques d'extension du
conflit. Seule la négociation peut garantir le caractère durable de la paix
; le recours à la force ne ferait que repousser le problème dans le temps,
non le régler.

Les résolutions de l'ONU comme base de discussion :

La paix pour être durable doit être considérée comme juste et équitable par
les deux parties, c'est-à-dire fondée sur les résolutions de l'ONU votées en
1947-48, 1956 et 1967, donc sur le droit international tout simplement. Cela
signifierait :
-la création d'un État palestinien indépendant exerçant une pleine et
entière souveraineté sur son territoire et les ressources économiques qui
s'y trouvent (l'eau par exemple) comme tout État indépendant et souverain ;
-le droit au retour des réfugiés palestiniens (deux millions au moins,
descendants des Palestiniens contraints de quitter des propriétés
aujourd'hui en territoire israélien) ou du moins leur indemnisation si cela
ne se révèle pas possible ;
-le retrait de l'armée israélienne des territoires occupés par elle en 1967
au terme de la "Guerre des six jours", à savoir (en dehors du Golan) la
bande de Gaza et la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) qui
constitueraient le territoire de l'État palestinien.

Au vu de ces résolutions, après les très importantes concessions déjà faites
par les palestiniens lors de la dernière décennie, c'est aujourd'hui à
Israël d'avoir le courage de faire l'essentiel des concessions qui
relancerait le processus de paix : le démantèlement de colonies israéliennes
en Cisjordanie et à Gaza, bastions des extrémistes israéliens ; une solution
de compromis pour faire de Jérusalem la capitale de deux États avec une
souveraineté palestinienne sur les lieux de culte chrétiens et musulmans...
En effet, une paix juste et durable ne saurait se fonder sur les concessions
d'une seule partie, à savoir la partie palestinienne : il est temps pour les
Israéliens d'arrêter de retarder l'échéance des concessions nécessaires de
leur part à une paix juste et durable au Proche-Orient.