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[discussions] R=?ISO-8859-1?B?6Q==?=my et la partie de cartes

Posté par BALSAN DUVERNEUIL le 22/10.

piece jointe : TEXT/HTML
Justement, mon cher Rémy, pour l'instant, la seule chose que je vois de ton
travail c'est un discours théorique.
Un discours théorique qui arrive trop tard.
La fusion entre les deux UNEF devient chaque jour une pantalonnade plus
grande.
La "direction" de l'UNEf élue à Pantin est désavouée par sa base.
La "direction" de l'UNEF élue à Pantin n'a pas lancé de véritable campagne
depuis son élection.

A ce jour, les seuls qui à l'UNEf n'ait pas un discours "seulement
théorique" et qui tente de faire quelque chose de concret sont justement vos
opposants. Les AGE qui ont décidé de vous désavouer, toi et tes "copains",
sont à mes yeux les seules qui ne se garagrisent pas de mots et font quelque
chose de concret sur le terrain.

Rémy, nous nous connaissons suffiamment bien pour savoir que vous avez perdu
la partie et qu'il va vous falloir beaucoup ramer pour vous "refaire".

Salutations militantes,
Nathan Balsan-Duverneuil


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De : "remdia" 
À : "BALSAN DUVERNEUIL " 
Objet : Re: [discussions] Re : [discussions] Rentree sur les facs
Date : Dim 22 oct 2000 12:19


La question n'est pas d'avoir un discours quel qu'il soit, c'est que le
débat théorique amene a la pratique.
Et il y aura besoin de toutes les forces en cette rentree... a moins que tu
prefere la theorie....
remi
----- Original Message -----
From: BALSAN DUVERNEUIL  
To: discussions@unef.org 
Sent: Saturday, October 21, 2000 10:12 PM
Subject: [discussions] Re : [discussions] Rentree sur les facs

Tiens, quand ça va plus pour lui, Rémy Lacapère se rend compte qu'il a
intérêt à avoir un discours "très gauche", "très lutte".

Fallait l'avoir avant.


Nathan Balsan-Duverneuil

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De : "remdia"  >
À :  >
Objet : [discussions] Rentree sur les facs
Date : Ven 20 oct 2000 14:57




Rentree sur les facs, quand ca va pas, il faut le dire.



Penurie budgetaire, manque de postes, absence dambition pour lenseignement
superieur, voilà le constat que nous pouvons faire en cette rentrée.

Du coup les conséquences sont immediates sur les facs : TD et amphis
surchargés, fermeture doptions, mise en place de numerus clausus dans les UE
de découverte, refus dinscriptions non-regles a la mi-octobre, non respect
des passages conditionnels, generalisation des frais illicites, degradation
continuelle des locaux denseignement et de recherche

 se rajoutent à lapplication parfois abberante de la semestrialisation,  a
une incapacite des universites a gerer.

Dans ce contexte la, celui de la recrudescence du discours selectif,
sapproche a grand pas lecheance du vote du budget.

Le debat interne theorique, philosophique et politique nempechera pas j.
Lang de faire passer son budget.

Pourtant on ne peut plus nous retorquer aujourdhui que largent nexiste pas
et quil ne peut pas etre pris pour former le plus grand nombre.



La question nest dailleurs pas uniquement quantitative.

Lambition que lon donne a luniversité est celle de la reussite, de formation
de qualité, de justice sociale, de démocratisation autant que de
massification.

« Les exclus du savoir seront les exclus de demain »

Le ministere doit entendre notre voix, doit entendre tout cela.

Celle de ceux qui se salarient pour financer leurs etudes, qui galerent pour
tenir le premier semestre sans bourses, ceux qui ne sont pas encore
inscrits, qui ne sont pas « regularises », qui nont pas les moyens davoir un
logement, les moyens de se payer un bouquin, du materiel,

La voix de cette colere lorsquon est 80 en TD, qua force de saturer on lache
prise, que la motivation des premiers jours disparaît dans la galere
quotidienne.



Sommes nous les seuls a voir quapres deux ou trois mois de cours, les amphis
se vident : « vous verez en decembre, vous verez, ca ira mieux ».

Qui va penser faire parti de ces absents, de ceux qui disparaissent au bout
de trois mois, exclus de fait.

Qui sont-il ceux qui abandonnent parce que ce nest plus tenable ?

Allons nous attendre pour se mobiliser, allons nous, nous aussi, lacher
prise ?

Si ces injustices la passent inapercu en cette rentree, il sera trop tard
pour nous interroger en decembre sur le devenir du syndicalisme.

A nous de prendre les devants, descendre dans les amphis, aller discuter
avec les etudiants, recenser fac par fac ce qui marche sur la tete, a nous
de riposter.

Mettons le debat budgetaire sur la place publique !



En cela, le temps nous est impartit.

Toute les questions sont bonnes a poser, egalement celle de notre utilite,
de notre efficacite, de notre nombre.

La question du rassemblement fait parti de cet echange a avoir avec les
etudiants et le ton de la rentree determinera enormement de chose.

Il ne determinera rien du tout si personne nest la pour tirer la sonnette
dalarme, pour forcer le debat, pour faire circuler les infos,



Remi.Lacapere