[discussions] Rentree sur les facs
Posté par remdia le 20/10.
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Rentree sur les facs, quand ca va pas, il faut le dire.
Penurie budgetaire, manque de postes, absence d'ambition pour l'enseignement superieur, voilà le constat que nous pouvons faire en cette rentrée.
Du coup les conséquences sont immediates sur les facs : TD et amphis surchargés, fermeture d'options, mise en place de numerus clausus dans les UE de découverte, refus d'inscriptions non-regles a la mi-octobre, non respect des passages conditionnels, generalisation des frais illicites, degradation continuelle des locaux d'enseignement et de recherche
. se rajoutent à l'application parfois abberante de la semestrialisation, a une incapacite des universites a gerer.
Dans ce contexte la, celui de la recrudescence du discours selectif, s'approche a grand pas l'echeance du vote du budget.
Le debat interne theorique, philosophique et politique n'empechera pas j. Lang de faire passer son budget.
Pourtant on ne peut plus nous retorquer aujourd'hui que l'argent n'existe pas et qu'il ne peut pas etre pris pour former le plus grand nombre.
La question n'est d'ailleurs pas uniquement quantitative.
L'ambition que l'on donne a l'université est celle de la reussite, de formation de qualité, de justice sociale, de démocratisation autant que de massification.
« Les exclus du savoir seront les exclus de demain »
Le ministere doit entendre notre voix, doit entendre tout cela.
Celle de ceux qui se salarient pour financer leurs etudes, qui galerent pour tenir le premier semestre sans bourses, ceux qui ne sont pas encore inscrits, qui ne sont pas « regularises », qui n'ont pas les moyens d'avoir un logement, les moyens de se payer un bouquin, du materiel,.
La voix de cette colere lorsqu'on est 80 en TD, qu'a force de saturer on lache prise, que la motivation des premiers jours disparaît dans la galere quotidienne.
Sommes nous les seuls a voir qu'apres deux ou trois mois de cours, les amphis se vident : « vous verez en decembre, vous verez, ca ira mieux ».
Qui va penser faire parti de ces absents, de ceux qui disparaissent au bout de trois mois, exclus de fait.
Qui sont-il ceux qui abandonnent parce que ce n'est plus tenable ?
Allons nous attendre pour se mobiliser, allons nous, nous aussi, lacher prise ?
Si ces injustices la passent inapercu en cette rentree, il sera trop tard pour nous interroger en decembre sur le devenir du syndicalisme.
A nous de prendre les devants, descendre dans les amphis, aller discuter avec les etudiants, recenser fac par fac ce qui marche sur la tete, a nous de riposter.
Mettons le debat budgetaire sur la place publique !
En cela, le temps nous est impartit.
Toute les questions sont bonnes a poser, egalement celle de notre utilite, de notre efficacite, de notre nombre.
La question du rassemblement fait parti de cet echange a avoir avec les etudiants et le ton de la rentree determinera enormement de chose.
Il ne determinera rien du tout si personne n'est la pour tirer la sonnette d'alarme, pour forcer le debat, pour faire circuler les infos, .
Remi.Lacapere