[discussions] Re: un petit point de vue de l'Unef Paris-X
Posté par Emmanuel Lyasse le 19/10.
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Un camarade de Paris X intervient sur ce forum, en précisant qu'il ne veut surtout pas nous insulter, en nous traitant quand même de débiles au passage.
Cela appelle quelques précisions.
Nous n'avons jamais traité personne de "militant fantôme". Nous avons, parfois, qualifié d'AGE-UNEF fantômes celles de Jussieu et de Nanterre. Au sens premier du mot: un être mort depuis longtemps qui reveint à intervalles plus ou moins réguliers.
Cela sans aucune agressivité ni aucun jugement de valeur. C'est un fait, comme je l'ai dit au CN, que les camarades de ces AGE ont depuis longtemps choisi de quitter l'UNEF. L'illustre leur attitude pendant les élections du CROUS, où ils ont inventé l'"abstention active", en refusant de participer aux listes, à l'élaboration de leurs plates-formes et à la campagne (invention qui depuis a servi à d'autres qui décidément sont incapables de rien inventer). Ce choix, je l'ai déjà dit, nous le respectons comme nous aimerions qu'il respecte les nôtres. Mais nous n'avions pas à accepter qu'ils reviennent pour servir de force d'appoint à une direction justement mise en minorité.
Cela ne nous empêche d'apprécier un travail syndical de leur part. 300 bacheliers inscrits ça pourrait être un bilan digne d'admiration... si le camarade ne nous donnait pas de doutes sur ses capacités arithmétiques en attribuant 20000 adhérents à l'U-ID ! Je ne crois pas qu'eux-mêmes en revendiquent autant. J'ajoute que sans parler du coefficient multiplicateur généreusement appliqué pour calculer les mandats de congrès, des cartes imaginaires, des cartes totalement fausses, beaucoup des quelques-uns qui paient vraiment leurs cartes ne le font que parce qu'on leur promet des polys, des tarifs réduits, 1F de moins sur les sandwiches de l'épicerie... sans opinion ni dans un sens ni dans l'autre sur le service public. Bref, il n'y a certainement pas plus de 2000 adhérents conscients de l'être, et sans doute beaucoup moins.
Quant au fond de l'argumentation du camarade, nous sommes plusieurs à avoir répondu à d'autres sur ce forum, Karel en particulier, qui tenaient la même. Je renvoie à ces réponses.
Pour les résumer, le choix est entre une logique de construction de syndicats étudiants, ou d'opposition heureuse et fière d'être et de rester minoritaire dans une organisation qui n'a plus rien de syndical dans ses buts et presque plus rien dans ses structures. Seul le premier est syndical.
EL