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[discussions] Le nouveau Guide de l'Etudiant de Paris IV est paru

Posté par UNEF Paris IV (AGEPS) le 9/7.

Vous le trouverez sur notre site Web
http://paris4.unef.org,
avec le numéro 15 de Trait d'Union, dont voici l'article principal

Pour une Université publique de qualité ouverte à tousŠ
Ça vous semble un slogan banal ?
Pourtant, ailleurs qu'à l'UNEF, il n'est guère partagé.
La politique menée de manière continue depuis plus de trente ans n'a cessé
de remettre en cause le service public de l'enseignement supérieur. Cette
politique a connu une accélération avec les ministres Bayrou puis Allègre
(manifestement d'accord sur tout): on peut parler de casse du service
public, et même d'une véritable privatisation.
Une Université ouverte à tous ?
Le montant de l'aide sociale n'a cessé de régresser, proportionnellement au
nombre d'étudiants, tandis que le coût des études augmente
 De plus en plus d'entre nous doivent se salarier, souvent en plein temps,
aux dépens de leurs études (d'autant plus que la semestrialisation imposée
par la réforme Bayrou-Allègre les désavantage encore plus)
Chaque année, des milliers de bacheliers se voient refuser la filière de
leur choix par le système RAVEL. Pour les étudiants étrangers, c'est bien
pire:
Une Université de qualité ?
De moins en moins de création de postes d'enseignants entraîne de plus en
plus de TD surchargés.
Des menaces de plus en plus précises pèsent sur les enseignements jugés "non
rentables". La semestrialisation limite la durée des enseignements, remet en
cause la cohérence l'année et la qualité des examens
Une Université publique ?
De moins en moins. Sous prétexte de "professionnalisation", elle est livrée
aux intérêts privés. Les entreprises paient (un peu) et en retour
choisissent ce qui est enseigné. La garantie pour nous de trouver un
emploi ? Pas du tout. Plutôt celle d'être un stagiaire payé 2000 F par mois
pendant ses études, et rapidement un chômeur ensuite. Parce que les
entreprises ont intérêt bien sûr à prendre des stagiaires plutôt que des
salariés, qu'il faut payer. Parce que de telles formations sont à courte
vue.
Un exemple: on a créé à Clermont il y a quelques années un "DEUG Michelin".
Que vont devenir ses titulaires maintenant que Clermont licencie ? Cette
politique se généralise cette année avec la création d'un nouveau diplôme,
la "licence professionnelle". L'essentiel des études et des épreuves: un
stage d'un semestre, noté par le patron ! Contenu des études ? le patronat
décide. L'avantage d'une formation générale, c'est qu'elle permet ensuite de
s'adapter. Celles-là ne le permettront pas.
Il est clair que dans cette Université qu'on nous prépare, il y aura peu de
place pour les études de Lettres. La même logique a conduit Bayrou puis
Allègre à restreindre leur principal débouché, l'enseignement, en réduisant
de 40 % en quatre ans le nombre de postes au CAPES et à l'Agreg)
Trois raisons d'être dégoûté de faire des études ?

Š un syndicat étudiant présent au quotidien sur la fac

Non, trois raisons de nous mobiliser pour défendre nos études. En mars
dernier, la mobilisation de toute l'Education nationale a obtenu le départ
d'Allègre, qui n'est certes pas l'inventeur de cette politique, mais en
était le symbole, et une pause dans les réformes.
C'est la preuve que la lutte peut payer. Elle doit être poursuivie, pour
empêcher Lang de reprendre la politique d'Allègre, comme il en manifeste
l'intention, pour obtenir l'abolition des réformes d'Allègre et de Bayrou.
Pour nous, c'est à cela que sert un syndicat étudiant: à nous défendre.
A informer sur la réalité des réformes, et sur le fonctionnement de
l'Université(c'est à cela que servent Trait d'Union. Des analyses plus
détaillées dans Le Guide de l'Étudiant)  et à appeler à la mobilisation
contre elles.
A agir pour limiter leur application sur notre fac. Grâce à une pétition,
des assemblées générales à Clignancourt et à l'action de nos élus dans les
conseils, nous avons ainsi obtenu, contre la réforme Bayrou-Allègre, le
maintien du principe que toute matière où on a la moyenne est définitivement
acquise
A défendre individuellement les étudiants victimes de cette politique. Ainsi
notre SOS-Inscription permet-il l'inscription en fac de nombreux bacheliers
refusés par RAVEL
Trois bonnes raisons de penser à adhérer à l'UNEF à la rentrée, donc.

Vous avez dit réunification ?
C'est la blague de l'été. Vous avez rencontré, ou rencontrerez pendant ces
inscriptions des gens vous expliquant que le "mouvement étudiant" se
"réunifie" et tentant de vous vendre des cartes de participation à cette
grande ¦uvre.
Que ce soit faux, nous en sommes la preuve vivante.
Pourquoi refusons-nous cette unité si joyeusement affirmée ? Parce qu'elle
n'aurait rien de syndical.
L'UNEF-ID a été fondée en 1980 par la fusion de groupes hostiles à l'UNEF.
Au départ syndicat étudiant, avec lequel l'UNEF travaillait le plus souvent
possible, malgré les désaccords de fond et de méthode, elle a connu depuis
une dizaine d'années une dérive, qui l'a conduite à n'être plus aujourd'hui
qu'une machine à encaisser des cotisations en juillet et à gagner des
élections l'hiver, absente des facs quand il n'y a ni inscription ni
élection.
Quand elle apparaît, c'est pour vous dire "Tout va bien, c'est grâce à nous,
alors que la situation des étudiants et de l'Université ne cesse de se
dégrader, de réforme en réforme. Elle a en particulier qualifié la
désastreuse réforme Bayrou-Allègre  de "grande victoire"
L'"unification" est son dernier mensonge, appuyé sur le fait qu'une partie
du bureau national de l'UNEF s'est rallié à elle. Le plus drôle est que ces
gens-là aient le culot de se prétendre "indépendants et démocratiques",
alors qu'ils ne procèdent que par additions d'appareils politiques étrangers
à la réalité des facs.
La majorité des militants de l'UNEF, dont nous sommes, a refusé ce
ralliement et est déterminée à continuer l'UNEF comme le vrai syndicat
vraiment étudiant dont les étudiants ont besoin pour les défendre.



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