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Posté par =?iso-8859-1?q?serge=20kornse?= le 13/8.

J'ai trouvé ce texte par hasard, vous en pensez quoi?

"De nombreux besoins élémentaires ne sont pas
satisfaits dans les universités ! Comme chaque année,
de nombreux cas d’étudiantEs devant suivre leur cours
assisES par terre, ou se voyant refuser l’accès à
certaines filières, nous rappellent la situation de
pénurie des facs. On sait pourtant ce qui manque pour
permettre à touTEs celles et ceux qui le souhaitent de
suivre les études de leur choix dans de bonnes
conditions : des locaux corrects et en quantité
suffisante, ainsi que la création de postes -de vrais
postes stables- dans les universités.

Pourtant, le gouvernement préfère utiliser l’argent
public pour fabriquer des armes, et refuse de prendre
l’argent où il est : dans les caisses des patrons et
dans les poches des spéculateurs. Du coup, Allègre, le
ministre de l’Education nationale, gère la pénurie au
lieu d’y faire réellement face. Pire encore, il
organise le désengagement de l’Etat de l’enseignement
supérieur.

Allègre organise le démentèlement du service public
d’enseignement supérieur. Les projets d’Allègre sont
bien connus, et figurent notamment dans le “ plan U3M
” qu’il veut nous imposer. Ils vont tous dans le même
sens : faire des économies sur nos études :

- en restreignant l’accès aux études longues, par le
biais du système “3-5-8” : au bout de trois ans (et
pas avant) d’études, on aura un diplôme, et on devra
choisir une fois pour toutes entre un cycle
supplémentaire de deux ans ou de cinq ans. Du coup,
seulEs celles et ceux d’entre nous qui bénéficient
d’une certaine sécurité financière à long terme
pourront envisager des études longues. Pour les
autres, la précarité de la situation financière risque
d’obliger, dès la troisième année de fac, à renoncer à
d’éventuelles études longues.

- entransférant le financement des universités aux
collectivités locales. Le plan U3M prévoit le
développement de la régionalisation des universités.
Ainsi, l’Etat laisse aux régions une part croissante
du financement des facs. Du coup, à régions pauvres,
facs pauvres ! C’est la valeur nationale des diplômes
et, fondamentalement, l’égalité devant l’éducation
quelle que soit la ville où l’on habite qui sont
attaquées.

- en ouvrant le financement de l’enseignement
supérieur aux entreprises. Les partisans de cette
réforme prétendent que les problèmes d’insertion des
jeunes sur le marché du travail proviennent d’une
mauvaise formation et d’une méconnaissance du monde de
l’entreprise. Or, sauf dans quelques cas particuliers,
c’est complètement faux. Ce n’est pas l’école qui
supprime des postes ou crée des statuts précaires,
mais bien le patronant et l’Etat. Ce que veulent les
entreprises, c’est investir dans des formations
“rentables”, c’est à dire basées sur les intérêts à
court terme des entreprises, et non sur les besoins à
long terme des individus. Nous devons refuser que
ceux-là même qui licencient et précarisent à tours de
bras viennent décider du contenu de nos études !

Les projets d’Allègre participent de la logique
libérale du gouvernement, qui ferme des hôpitaux « non
rentables », et crée des stauts précaires pour
introduire plus de « souplesse » dans l’exploitation
de la main d’oeuvre. C’est cette logique que nous
devons combattre par la lutte collective (grèves,
manifs, actions, etc.). La privatisation larvée de
l’enseignement supérieur n’est pas une fatalité
économique : l’argent existe. Ce qui manque, c’est la
volonté politique de s’attaquer aux milliards des
patrons pour répondre aux besoins de la grande
majorité de la population. Nous devons donc exiger un
changement de politique.

C’est ce que font des étudiantEs en lutte sur
plusieurs facs : à Censier, une occupation de plus
d’une semaine à permis d’obtenir l’inscription de 40
personnes. A Toulouse, à Lyon II, à Villetaneuse, des
étudiantEs sont éctuellement mobiliséEs pour réclamer
des conditions d’études correctes. Rejoignons-les dans
la lutte pour imposer :

- le retrait du plan U3M

- une loi de programmation budgétaire pour faire face
aux besoins dans les facs

- une allocation d’études pour touTEs, pour que les
étudiantEsne soient pas réduitEs à choisir entre la
dépendance financière vis-à-vis des parents et les «
Mac job » pour financer leurs études."
 


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