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Posté par Raphael Aulas le 4/7.
Trèfle de plaisanterie, essayons de relever le niveau de cette liste de
discussion.
J'émets donc un certains nombre de piste de réflexions sur comment pourrait
fonctionner une organisation unifiant le monde étudiant.
A - Un petit tour des questions.
1- On le constate, notamment dans les plus grands acteurs de ce mouvement en
gestation, la volonté d'associer les associations est forts. Une question
qui va se poser est donc de savoir comment faire coexister - conjuguer - de
manière unitaire des acteurs dont les champs d'intervention se recoupent
parfois ( Unef, Unef-Id ) ( Syndicats, asso de défense d'étudiants
étrangers ) (...,...) .
2- On ne peut pas dire, même si il existe une volonté commune de fabriquer
du neuf, que les pratiques syndicales, tant à l'intérieur de l'Unef ou de
l'Unef-Id, qu'entre l'Unef et l'Unef-Id, soient identiques. De la même
manière, l'approche de la défense des étudiants étrangers, de la culture,
diffère souvent assez fortement entre les asso et les syndicats.
3- Si on en vient au positionnement par rapport à certains thèmes forts
(aides sociales, conception de l'université, ....) des positions sont même
contradictoires.
Ces différences sont-elles des obstacles ?
A priori oui.
Mais rien n'est moins sûr.
Une réponse structurelle doit donc être trouvée, imaginée.
B - Tour d'horizon.
1- L'unef-Id, historiquement, a trouvé une réponse à la gestion de ses
différences internes. C'est le fonctionnement en tendances. Les avantages
sont indéniables. Les adhérents, certains que la position de la fraction
dans laquelle ils se reconnaissent (plus souvent, la fraction qui les a
encarté), sera un jour ou l'autre sur la place publique ( tous les 2 ans au
moment d'un congrès ) acceptent aisémment de se ranger sous la bannière de
l'organisation. Pour autant, ce fonctionnement est-il démocratique? De
l'avis même de certains chefs de tendances, il pose en toute franchise un
problème en terme de sclérose du débat. Les positions, figées par avance, ne
peuvent évoluer, adopter une position divergente devenant même identitaire
et emblématique pour l'existence même d'une fraction.
2- L'Unef, quant à elle, privilégie un système à priori de réflexion
commune. La encore, on peut constater que les dysfonctionnement peuvent être
forts. Dans l'idéal, on adopte une position unique sortant d'une grand'messe
où , après avoir réfléchi tous ensemble, on a pondu une position d'équilibre
bien meilleure. On voit dans la pratique qu'en fait, on s'enguirlande
copieusement de Cn en congrès sur des positions souvent complètement
cristallisées.
C- Que faire?
1- Une des solutions que j'amènerais serais de remettre en cause le
fonctionnement très centralisateur de la position majoritaire unique. On
peut en effet remarquer qu'une position adoptée à 51 - 49% n'est pas très
juste, ni très respectueuse de la presque majorité. Quand bien même une
position est prise à 80% - 20%, ce système est de nature à amener scission
sur scission.
Est-il irréaliste qu'une orga n'ai pas de position mais un panel de position
en débat comme positon de masse?
Parfois oui. (Il faut bien voter au Cneser, de ci de là )
Souvent non.
Je pense qu'une des pistes à dévellopper est la lisibilité publique des
différentes vues. (J'en reviens sur ma vision syndicale, pour le coup, qui
en vaut bien une autre : j'en suis assez fier et je ne me sens pas de la
rabaisser, de la compromettre sur le fond, mais tout en étant près à la
conjuguer, à l'enrichir , à la faire partager, tout ça à la fois)
Il est important que la culture de débat ne soit pas à la marge du
positionnement de l'orga, mais en soit réellement au coeur de son
fonctionnement.
2- Coordination des différents champs d'intervention
Ni basisme, ni dirigisme.
Il est important je pense -l'expérience de Sud le montre- qu'une
coordination soit faite . On ne peut reposer sur le dévelloppement
spontanéïste de l'organisation.
Pour autant, le respect de la spécificité de tous doit être au centre des
soucis.
L'équilibre est certes, difficile à obtenir.
Un dosage équilibré des mécanisme de direction doit être trouvé.
Plusieurs pistes :
a- Un système "à la française" avec un parlement géographiquement défini, et
un parlement idéologiquement défini peut êtreune soluce.
b- Un système plus fédératif : une asso une voie peut être imaginé aussi.
Une solution permettant à ce qu' un équilibre soit obtenu doit être trouvée.
La condition siné qua none à mon sens est que l'idée motivant l'instance de
direction doit sortir complètement des mode de pensée actuelle en vigueur
dans les orgas existante.
Raphaël Aulas
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