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[discussions] dit Tonton, c'est quoi un syndicat=?iso-8859-1?Q?=3F?=

Posté par charlie kave le 29/6.

Qu'est ce que le syndicalisme étudiant? La question se pose depuis
nombre d'années dans les couloirs des universités françaises. Face à
l'état de ses forces actuelles, il serait tres facile de dire "rien!". 
Car si on regarde attentivement cette magnifique re-unification Unef,
Unef-ID, on voit se regrouper au mieux 0,7% AVEC 0,2% des étudiants.
Dérisoire quand on sait que l'Unef en 1964-65 regroupait plus d'un
étudiant sur trois. Malgré tout, les luttes n'ont pas beaucoup changé,
de la reforme Fouchet aux réformes Allègre il n'y a qu'un pas. Les
questions existencielles restent les mêmes, quant aux résultats....

Il est aisé de dire que la Cogestion est facilement définisable. Il
suffit de dire: le type de d'organisation qu'elle présuppose, demande un
 fort réseau d'étudiants attirés non pas par l'élévation de leur
conscience politique, non pas par le sentiment d'appartenance à une
communauté d'interet mais par un certain nombre de servicequi leur sont
proposés. Services hautement corporatistes car ils ne concernent qu'eux,
 les étudiants. Ce réseau sert de base électoral, de légitimité, à un
nombre restreint d'individus qui siegent dans les conseilsuniversitaires
 et gerent celle ci avec les représentants institutionels. La cogestion
amenanttrès rapidement à la compromission, sur la base d'un "il faut que
 cela fonctionne...", qui elle même se trouve être une traitrise envers
les droits des étudiants. L'Unef-ID est dans ce cadre là hégémonique en
matiere de cogestion. Seulement s'arreter là pour tenter de définir la
cogestion serait éhonté, malhonnete et volontairement trompeur! Celle ci
 plus vicieusequ'on ne l'imagine a bien d'autres aspects. La
participation aux conseils universitaires est cogestionnaire dans la
mesure ou les élus étudiants interviennent.

_" Cette formule (le controle etudiant) n'implique aucune participation
des étudiants à la gestion des services universitaires. Elle interdit à
leur représentants de donner, dans les centres de décisions établis,
leur avis ouleur opinion sur les questions débattues. Elle leur interdit

de participer à un vote, de s'engager de façon quelconque. Le ou les 
représentants étudiants ne sont là que dans un but d'information à leur
organisation. Ils assistent mais ne participent pas." (in "declaration
présenté au CA de la FGEL (unef) du 9 décembre1963)

Allons plus loin dans le raisonnement, ils doivent être présent pour 
informer les étudiants et empecher la cogestion de sièger. Voilà de quoi
 être d'accord avec une lignequi prétend que les droits se gagnent et se
 préservent dans la lutte par tous les étudiants. De fait le
dénominateur commun à toutes les vélléités de syndicalisme de lutte
apparait, c'est cette volonté de mobiliser. Mobiliser les étudiants dans
 leur ensemble afin que ceux ci se prennent en charge. La
conscientisation au travers de la lutte. Malgré tout la dérive
cogestionnaire et corporatiste plane toujours au dessus de se sois
disant syndicalisme de Lutte. Un syndicat qui ne regroupe que des
étudiants issus d'une seule et même discipline, d'un même batiment,
d'une m^me faculté, d'une même universitén'est rien d'autre qu'une corpo
 qui rend service à ces pairs derrère un nom ou un paravent syndicale
La dimension nationale est nécéssaire et vitale, elle évite le
cloisement des esprits, le manque d'informations, bref la sclérose de la
 pensée syndicale. Pourtant un syndicat nationale qui a des mots
d'ordres, des revendications exclusivements de type "Gomme-crayon", qui
laisse une porte de sortie par u_ne possible intégration des
revendications dans des alternatives institutionnelles présentées ou 
annoncées comme plan d'urgence, est corporatiste. Les étudiants, apres
avoir pris conscience de leur communauté d'interet et des menacent
qu'ils encourent, doivent intérioriser le fait que la politique globale
de ces menaces, le libéralisme économique, est une épée de Damoclès qui
est suspendue au dessus d'un champ sociale bien plus vaste que celui de
l'université. Voilà pourquoi ce qui est exposé comme des revendications
"gomme-crayon" peut être globalisé et politisé. Résultant de ce fait, le
 corporatisme de la masse estudiantine n'arretera pas la lutte aux
premières miettes ou bien aux premieres promesses faites par les
institutions puisse qu'il néexistera plus.
C'est l'idée de la transformation sociale, être tellement revendicatif
que ci celles ci sont mises en place elles auront des conséquences sur 
l'ensemble de la société par l'intermédiaire d'une réaction en chaine.
C'est du syndicalisme révolutionaire.

Ce souci de mobiliser qui traverse les ages et les esprits de toutes les
 organisations de lutte, n'est applicable qu'avec le respect d'une ligne
 de conduite prédéfini. Afin qu'un rapport de confiance s'installe entre
 les étudiants et leur organisation. Cela implique un fonctionnement qui
 est en parfaite oppisition avec le centalisme bureaucratique de la
direction de Feu Unef. Le syndicalisme de lutte se cherche depuis
longtemps, c'est dans l'opposition au corporatisme et à la cogestion
qu'il se trouvera définitivement, si bien qu'il ne doit pas hésiter à
s'afficher, à s'exprimer face aux tenants de ces concepts en étant là ou
 ils ne sont pas: sur le terrain!

Guillaume de Nantes

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