[discussions] Presidence de Paris I
Posté par Sylvain Billot le 29/3.
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1) Voici les résultats des 5 tours de vote pour l'élection du président de
Paris1
1er tour :Hénin 41, Hervier 41 , Paulré 45
2ème tour :Hénin 42, Hervier 41, Paulré 44
3ème tour: Hénin 41, Hervier 43, Paulré 42
4 ème tour: Hénin 44, Hervier 40, Paulré 41
5ème tour :Hénin 49, Hervier 34, Paulré 43
Aucun candidat n'ayant eu la majorité absolue (70 voix sur 138 votants).
les membres des trois conseils sont convoqués de nouveau le Jeudi 1er Avril.
2) Adresse d’Oxygène-FSE-Paris I à toutes les organisations syndicales de
Paris I
Jeudi 25 mars, trois candidats à la présidence de Paris I, MM. Hénin, Hervier,
Paulré, se sont disputés les suffrages des 140 membres des conseils centraux.
Aucun n’a recueilli les 70 suffrages nécessaires pour être élu, recueillant
chacun autour de 40 suffrages. Un nouveau scrutin aura lieu jeudi 1 avril.
Aucun candidat ne s’est engagé à lever inconditionnellement les poursuites
contre les 3 grévistes (2 membres d’Oxygène-FSE, 1 non-syndiqué élu Autisme-
économie/ FSE / SUD au conseil d’UFR d’économie) poursuivis devant la section
disciplinaire suite à la grève de décembre, cautionnant tous le chantage de M.
Kaplan, président de Paris I, à savoir la levée des poursuites contre la
signature d’une « charte de bonne conduite » limitant le droit de grève,
chantage déjà condamné par la CGT et Oxygène-FSE-Paris I
Aucun candidat ne s’est prononcé contre l’application de la réforme ECTS-LMD
à Paris I
Aucun candidat ne s’est positionné contre le projet Ferry de « modernisation
universitaire » qui prévoit notamment l’instauration d’un budget global
ouvrant la possibilité à chaque établissement de supprimer des postes de
fonctionnaires, d’étendre la précarité.
Aucun candidat ne s’est prononcé contre le diplôme payant pour les étrangers
à 5 000 euros
Aucun candidat ne s’est prononcé contre le budget de pénurie (–10%) voté par
le CA
Tous ont annoncé qu’ils n’hésiteraient pas à faire appel à la police contre
les grèves et les occupations, à l’image de M. Kaplan qui a fait appel 6 fois
à la police entre avril et décembre 2003
Entre chaque tour, les candidats se sont livrés avec bien des élus aux
habituels marchandages de couloir, chacun faisant à chaque groupe les
promesses les plus contradictoires.
Tout cela ne nous a pas surpris car nous savons et avons toujours dit que les
conseils centraux sont des instances dont la fonction est de donner une
caution démocratique à la mise en œuvre de la politique de casse de
l’enseignement et de la recherche publics décidée par le gouvernement, en
associant les représentants des étudiants et des personnels à son application.
Dans ces conditions, les élus Oxygène-FSE, fidèles au mandat sur lequel ils se
sont fait élire, ont refusé d’apporter leurs voix à l’un quelconque de ces
candidats et donc refusé de participer au vote.
À l’opposé, les élus Unef et Sud ont accepté de voter pour l’un de ces
candidats, sans que l’on puisse d’ailleurs savoir lequel, car ils n’ont pas
fait de déclaration publique. Comment comprendre qu’ils aient pu voter pour
des candidats qui ont tous sans exception défendu des positions contraires aux
revendications officiellement défendues par ces organisations, sans même
essayer de formuler la moindre exigence à leur égard ? Les étudiants qui ont
voté pour eux, l’ont-ils fait pour qu’ils approuvent l’application de la
réforme ECTS-LMD, le mise en œuvre du projet Ferry après concertation, les
diplômes payants à 5 000 euros, les budgets de pénurie, la répression anti-
syndicale ?
Pour notre part, nous pensons que la seule attitude conforme la défense des
intérêts des étudiants, des personnels IATOS et des enseignants, à la défense
de l’université publique, laïque, gratuite, de qualité et ouverte à tous,
c’est de n’accepter de voter pour un candidat que s’il s’engage à résister
avec nous à la casse de l’université publique en se prononçant :
- pour l’arrêt inconditionnel de toutes les poursuites contre les
grévistes
- pour l’abrogation des décrets Lang-ECTS-LMD et contre son application
à Paris I
- pour le retrait définitif des projets gouvernementaux concernant le
renforcement de l’autonomie des universités
- pour l’abrogation du décret spécial du 26/02/2004 donnant à
l’université Dauphine le statut d’université de technologie (autorisant la
sélection à l’entrée)
- pour la suppression du diplôme payant à 5 000 euros
- pour le retrait du projet Ferry concernant le statut des enseignants-
chercheurs
- pour le maintien des ATOSS dans la fonction publique de l’Etat
- contre la précarité, pour le recrutement des personnels nécessaires
sur des postes statutaires
et qu’il s’engage publiquement à utiliser tous les moyens en son pouvoir pour
favoriser la lutte unie des étudiants, personnels IATOS et enseignants, avec
leurs organisations syndicales, pour la satisfaction de ces revendications.
Les organisations syndicales toutes réunies disposent de la majorité absolue
dans les conseils centraux. Elles peuvent donc faire en sorte que seul soit
élu un candidat défendant ces positions.
C’est pourquoi nous nous adressons à toutes les organisations syndicales de
Paris I (Unef, Sud-Etudiant, Snesup, Sgen-Cfdt, CGT, A&I-Unsa, SNPTES-Unsa,
Cfdt) pour leur proposer de formuler avec nous ces exigences aux candidats et
de n’accepter de voter que pour un candidat qui répondra favorablement à ces
exigences. S’ils acceptent, nous pouvons ensemble contribuer à renforcer la
lutte pour préserver l’université publique de la casse organisée par le
gouvernement.
Paris, le 28 mars 2003.