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[discussions] Re: [fac-paris] Petition contre la repression =?iso-8859-1?Q?=E0?= Paris I

Posté par Marie Cottrell le 10/2.

Il serait peut-être temps de changer les motifs et la rédaction de la 
pétition, compte-tenu des changements survenus, en autres grâce au Snesup ! 
La désinformation devrait trouver ses limites.
Marie Cottrell
Resp Snesup Paris 1

A 18:40 10/02/2004, Sylvain Billot a écrit :
>Bonjour,
>
>pour signer électroniquement (même si vous n'êtes pas à Paris I : la pétition
>est nationale, et est relayée par toutes les sections de la FSE) la pétition
>contre la répression à Paris I (la pétition est ci-dessous, suivie du tract
>national de la FSE), il suffit d'envoyer un email à petition_paris1@yahoo.fr,
>avec vos nom, prenom, profession, université, email.
>
>A Tolbiac-Paris I, en une demi-journée, la pétition a recueilli 250
>signatures-papier d'étudiants, profs ou iatos de Paris I. C'est un très 
>bon début.
>
>Sylvain (allocataire de recherche, syndiqué à OXYGENE-FSE, et poursuivi devant
>la section disciplinaire)
>
>
>PETITION
>
>Je, soussigné(e), quelle que soit notre appréciation des réformes en cours,
>quelle que soit notre appréciation sur la grève de novembre et décembre 2003 à
>Tolbiac, ses revendications et ses méthodes d’action décidées en assemblée
>générale, demandons au Président de l’Université de Paris I d’arrêter
>immédiatement, inconditionnellement et définitivement les poursuites engagées
>devant la section disciplinaire contre Sylvain Billot, Benoît Peluchon et
>Stéphane Rey, ainsi que d’éventuelles poursuites judiciaires.
>
>TRACT DE LA FSE
>
>Non à la répression contre les grévistes !
>Non à la répression anti-syndicale !
>Levée immédiate de toutes les poursuites
>contre tous les militants incriminés !
>
>Une mobilisation étudiante d’ampleur nationale contre la réforme ECTS-LMD 
>et le
>projet d’autonomie des universités a eu lieu en novembre et décembre 
>2003.Elle a
>touché près de 30 universités, dont environ 10 ont été bloquées par les
>étudiants, notamment suite à l’appel en ce sens lancé par la coordination
>nationale de Rennes. Les étudiants ont ainsi renoué avec une méthode
>traditionnelle des luttes étudiantes, déjà largement utilisée en 1986 et 1995.
>Dans le cadre de cette mobilisation, une grève étudiante massive a eu lieu sur
>le site Tolbiac de l’Université de Paris I. Suite à cette grève, le 
>président de
>l’université, M. Kaplan, a engagé une brutale procédure de répression contre
>ceux qu’ils considèrent comme les principaux « meneurs » de la grève. Il a 
>saisi
>la section disciplinaire du conseil d’administration compétente pour les
>enseignants-chercheurs à l’encontre de trois des étudiants-enseignants
>grévistes, qui sont également enseignants à l’université. Accusés « 
>d’atteinte à
>l’autorité de l’État, destruction, dégradation, et détérioration dangereuses
>pour les personnes ainsi que rébellion » (sic !), les trois
>étudiants-enseignants, dont le secrétaire national la FSE-Solidarité 
>Étudiante !
>et le président de la section FSE de Paris I (Oxygène-FSE Paris I), 
>risquent de
>très lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’au licenciement ou à la révocation
>de la fonction publique, sans parler des menaces de poursuites pénales
>impliquant un risque de condamnation à de nombreuses années de prison, 
>tout cela
>simplement pour avoir participé avec des centaines et des centaines d’autres
>étudiants à la grève.
>
>La procédure disciplinaire engagée est, premièrement, manifestement un moyen
>détourné pour sanctionner des actes relevant du droit d’expression, de
>manifestation et de grève. Il s’agit plus précisément pour M. Kaplan — qui a
>défendu le projet d’autonomie des universités du Ministre Ferry à la 
>Conférence
>des Présidents d’Université, en contradiction flagrante avec le texte 
>adopté par
>les trois conseils de l’université de Paris I exigeant son retrait — , de 
>faire
>des exemples pour rendre impossible à l’avenir tout grève sérieuse à
>l’université. Il est clair en effet que, si les trois étudiants-enseignants
>accusés étaient sanctionnés, la présidence de l’université utiliserait ce
>précédent pour tuer dans l’œuf toute grève par la simple menace de poursuite
>disciplinaires et/ou pénales contre les grévistes. Un tel précédent 
>servirait à
>tous les autres présidents d’université contre les grèves. À l’heure où le
>gouvernement, après sa loi contre les retraites et ses mesures contre les
>chômeurs, prépare de nouvelles attaques libérales contre la Sécurité 
>Sociale, le
>Code du Travail et les services publics (notamment le projet Ferry sur la
>modernisation universitaire et la décentralisation-privatisation des CROUS)
>ainsi que la remise en cause du droit de grève en particulier dans les 
>services
>publics, c’est la possibilité pour les étudiants et les personnels se défendre
>contre ces attaques selon des modalités librement décidées en assemblées
>générales, y compris la grève, qui est visée. Quel étudiant, quel salarié, 
>quel
>syndicat, quel parti attaché aux libertés démocratiques pourrait accepter la
>remise en cause du droit de grève ?
>
>Deuxièmement, sur les trois accusés, deux sont des syndicalistes étudiants 
>: la
>procédure disciplinaire engagée est manifestement une façon détournée de
>sanctionner des militants pour leurs activités syndicales. C’est une remise en
>cause de cet autre droit fondamental pour les salariés et les étudiants, celui
>de pouvoir s’organiser librement pour défendre leurs intérêts matériels et
>moraux dans le syndicat de leur choix. Quel étudiant, quel salarié, quel
>syndicat, quel parti attaché aux libertés démocratiques pourrait laisser faire
>la remise en cause du droit syndical ?
>
>Les poursuites engagées par la présidence de l’Université de Paris I
>s’inscrivent dans une série de mesures de répression antisyndicale, notamment
>lors des grèves et manifestations massives de mai et juin 2003. Mais elles
>constituent une inquiétante escalade. Parmi les trois étudiants poursuivis,
>figurent le secrétaire national de la FSE ­ Solidarité Étudiante ! et le
>président de la section de Paris I (Oxygène-FSE). Notre fédération est connue
>pour sa lutte intransigeante contre les réformes de privatisation de
>l’Université. La section FSE de Paris I s’est avec constance opposée 
>également à
>l’application de cette politique à l’université de Paris I, au point que, dès
>mai-juin 2003, certains membres de la direction de l’université n’ont pas 
>caché
>leur volonté de faire interdire Oxygène-FSE à Paris I ! Après les menaces
>verbales, la présidence de Paris I a manifestement décidé de passer aux 
>travaux
>pratiques : les poursuites engagées sont clairement une tentative se 
>débarrasser
>d’un syndicat gênant pour appliquer jusqu’au bout la casse du service public.
>Qu’on partage ou non les positions de la FSE, on ne peut laisser faire, 
>car, ce
>qui est en jeu, c’est la liberté pour les syndicats de définir leurs positions
>en toute indépendance. Laisser faire aujourd’hui la répression contre la 
>FSE, ce
>serait laisser créer un grave précédent, faisant peser une menace 
>permanente sur
>tout syndicat qui aurait le tort - aux yeux du gouvernement ou du patronat 
>- de
>se montrer un peu trop revendicatif. Quel étudiant, quel salarié, quel 
>syndicat,
>quel parti attaché aux libertés démocratiques pourrait accepter une quelconque
>atteinte à la liberté et l’indépendance des syndicats ?
>
>C’est pourquoi nous nous sommes adressés à toutes les organisations syndicales
>étudiantes et de salariés et à tous les partis politiques se revendiquant du
>mouvement social et des libertés démocratiques pour leur demander,
>indépendamment des divergences d’appréciation, de prendre publiquement 
>position
>et à intervenir pour l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif de 
>toutes les
>poursuites disciplinaires déjà engagées que d’éventuelles pénales à l’encontre
>des trois étudiants grévistes.
>
>Nous appelons tous les étudiants et personnels des universités et des CROUS à
>signer massivement la pétition demandant le retrait de toutes les poursuites à
>l’encontre des trois étudiants grévistes de Paris I, Sylvain Billot (président
>de la section FSE de Paris I), Benoît Peluchon et Stéphane Rey (secrétaire
>national de la FSE-Solidarité Étudiante !).
>
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