[discussions] CA de Paris I
Posté par Sylvain Billot le 17/12.
Ci-dessous les motions que l'AG étudiante voulait présenter au CA de lundi
15/12, suivies du tract d'OXYGENE-FSE
CA du 15/12/2003 Motions proposées par l'AG étudiante du
12/12/2003
Motions sur la réforme Lang-ECTS-LMD
1. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I se prononce contre
l'application des décrets et arrêtés Lang-ECTS-LMD d'avril 2002. Il refuse par
conséquent l'application de cette réforme à Paris I en septembre 2005. Il
appelle les Conseils d'administration des autres universités à exprimer ce
même refus. Il mandate le président de l'université pour qu'il exprime à la
Conférence des présidents des universités et dans toute autre instance notre
rejet de la réforme ECTS-LMD (décrets d'avril 2002).
2. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I se prononce pour la
dissolution de toutes les commissions de travail chargées de préparer
l'application de la réforme ECTS-LMD (décrets d'avril 2002).
3. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I se prononce pour
l'abrogation des décrets et arrêtés Lang-ECTS-LMD d'avril 2002. Il mandate le
président de l'université pour qu'il exprime cette position à la Conférence
des présidents des universités et dans toute autre instance.
Motion sur le projet Ferry
4. Le 26 mai 2003, les 3 conseils de l'Université Paris I se sont prononcé,
dans une motion, pour "le retrait du projet de loi Ferry relatif à l’autonomie
des établissements d’enseignement supérieur", précisant qu'ils "redoutent et
s'opposent à la volonté de globalisation du budget". Le 27 mai 2003, le bureau
de la CPU (Michel Laurent, Michel Kaplan, Pascal Level), dans un communiqué,
déclarait : "La CPU prend connaissance avec satisfaction de la dernière
version du projet de loi de modernisation universitaire qui sera présentée au
CNESER le 2 juin 2003". M. Laurent, M. Kaplan, P. Level prenaient par ailleurs
position dans Le Monde daté du 18/09/2003 pour "un budget global incluant les
personnels".
Le Conseil d'administration de l'Université Paris I demande le retrait
définitif du projet de loi de modernisation universitaire. Il regrette que M.
Kaplan, président de notre université, ait exprimé à la CPU, une position
contradictoire avec celle des 3 conseils de Paris I réunis le 26 mai 2003. Il
mandate le Président de l'Université pour qu'il exprime à la Conférence des
présidents des universités et dans toute autre instance notre rejet des
propositions actuelles de modification de la loi de 1984 sur le fonctionnement
des universités.
Motions sur les diplômes locaux
5. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I se prononce contre le
projet de diplôme d'université (DU) « international, european, and comparative
studies » (examiné une première fois le 27/10/2003).
6. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I se prononce contre la
création de diplômes locaux dérogatoires au cadre national des diplômes. Il
refusera par conséquent de donner son aval à tout projet de création de
diplôme local (DU, magister, etc.).
Motions sur la politique de la présidence de Paris I
7. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I condamne l'intervention
de la police à l'intérieur du centre PMF jeudi 27 novembre, ordonnée par le
président de l'Université Paris I, M. Kaplan.
8. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I condamne la décision de
fermeture du centre PMF vendredi 12 et samedi 13 décembre, prise par le
président de l'Université Paris I, M. Kaplan.
9. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I condamne la décision
prise par le président de l'Université Paris I, M. Kaplan, quant au
recrutement de vigiles privées depuis le 4 décembre 2003. Il demande le
retrait immédiat de ces personnels de surveillance.
10. Le Conseil d'administration de l'Université Paris I désapprouve la
décision prise par M. Kaplan, président de l'Université Paris I, d'organiser
un référendum les 9 et 10 décembre, appelant à répondre oui ou non à la
question "Etes vous favorable au déblocage du centre Pierre Mendès France pour
permettre le fonctionnement régulier du service public et le libre exercice du
débat démocratique ?". Il dénie toute légitimité à ce référendum. Il considère
que la présidence de l'Université n'aurait pas du et ne devrait pas à l'avenir
utilisé les résultats de ce référendum pour justifier sa politique.
Conseil d’administration de Paris I
Mépris total des étudiants et de leurs revendications
Le CA de Paris I du lundi 15 décembre faisait suite à l’AG de fin de grève des
étudiants de Tolbiac. Des revendications à porter au CA avaient été votées en
AG le vendredi 12 décembre, qui reprenaient la plate-forme de revendications
du mouvement : abrogation des décrets Lang-ECTS-LMD, retrait définitif du
projet Ferry, interdiction des diplômes locaux. Elles devaient être portées
par une délégation mandatée, l’AG appelant également les syndicats étudiants
partie prenante du mouvement et ayant des élus au CA (Oxygène-FSE, Sud, Unef)
à soutenir ces revendications.
Le CA a refusé de recevoir la délégation, niant la légitimité des AG
étudiantes. Seul l’élu Oxygène-FSE s’est vraiment battu pour que la délégation
soit reçue, soutenu par des élus du personnel IATOS. Mais une majorité du CA a
refusé de laisser entrer la délégation.
C’est donc l’élu Oxygène-FSE qui s’est chargé de défendre les motions de l’AG,
les faisant siennes. Mais le président Kaplan ne voulait pas les soumettre au
vote ! Il a alors soumis au vote le fait de les soumettre au vote ! C’est
alors que les élus Unef, après s’est abstenus sur le budget (en baisse de 5,5
millions d’euros !), ont dévoilé l’étendue de leur pourriture : ils se sont à
nouveau abstenus, tout en prétendant soutenir le mouvement et même en être le
moteur (alors que la direction de l’Unef s’est la plupart du temps opposé aux
piquets de grève). La mise au vote des motions de l’AG a été rejetée (malgré
le soutien des Iatos).
Ce CA montre, comme l’a montré le mouvement de grève à Tolbiac, qu’un seul
syndicat défend réellement les intérêts des étudiants, et combat effectivement
pour leurs revendications : OXYGENE-FSE. L’Unef nous a trahi hier au CA, nous
ment aujourd’hui (en prétendant que nous avons « gagné »), et affiche
désormais sa volonté de négocier demain dans notre dos une « bonne »
application du LMD.
Pour vaincre demain, nous n’avons pas le choix : il faut construire un
syndicat puissant, tant au niveau national que local, pour préparer activement
la lutte, et dans la lutte, pour maintenir fermement un cap qui nous mène à la
victoire.
Rejoignez OXYGENE-FSE ! Construisez votre syndicat de lutte !
Réunion d’OXYGENE-FSE ouverte à tous
RDV samedi 14h Cour de la Sorbonne (entrée 17 rue de la Sorbonne)
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L'UNEF Résistance syndicale, continuatrice de la vraie UNEF, se bat pour un vrai syndicalisme vraiment étudiant, présent au quotidien, déterminé pour vous défendre, opposé à la politique de casse de l'Université publique dont la réforme ECTS Lang-Ferry est l'aboutissement, solidaires des travailleurs et des peuples en lutte contre l'exploitation et l'impérialisme.
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