Répondre à ce message - retour au sommaire de la page  

[discussions] Lundi 1/12 : piquets de gr=?ISO-8859-1?Q?=E8ve_reconduit?==?ISO-8859-1?Q?s_=E0_Tolbiac-Paris_I?=

Posté par Sylvain Billot le 2/12.

Tract du comité de grève qui sera distribué demain mardi 2/12 à Tolbiac-Paris I


Lundi : reconduction des piquets de grève par l’AG

Après l’intervention des CRS jeudi soir à l’intérieur de la fac, puis sa 
fermeture vendredi et samedi pour empêcher les étudiants de se réunir, Tolbiac 
a réouvert ses portes lundi matin.

Conformément à l’AG de jeudi, les piquets de grève ont été tenus dès 8h lundi. 
L’AG a ensuite regroupé à 12h plus de 1000 étudiants. Après un long débat 
contradictoire, une majorité s’est prononcée pour la grève et le blocage des 
cours. 

Nous exigeons le retrait définitif du projet Ferry de renforcement de 
l’autonomie des facs, l’abrogation des décrets Lang-ECTS-LMD, et 
l’interdiction de tous les diplômes locaux. Nous réclamons aussi la hausse 
massive du nombre et du montant des bourses, la construction de logements 
universitaires jusqu’à satisfaction des besoins, et le maintien du statut de 
MI-SE (étudiants surveillants).

L’AG estime que le seul moyen d’obtenir satisfaction est la grève nationale et 
totale des étudiants. La grève n’est pas symbolique : c’est le blocage des 
cours, la mise en place de piquets de grève, l’occupation de l’université. 
Plus la grève sera effective, plus nous ferons céder le gouvernement 
rapidement. 

Nous rappelons que l’AG est souveraine, ouverte à tous et à tous les points de 
vue, et que ses décisions s’imposent à tous : la grève n’est pas un acte 
individuel, mais un choix collectif. 

La grève s’étend et se structure. A Paris III – Censier, la grève a été votée 
lundi. 27 universités sont déjà en grève. Une coordination nationale de celles-
ci s’est réunie pour la première fois samedi à Rennes : elle appelle à une 
journée d’action mercredi, et à une grande manifestation nationale (regroupant 
aussi intermittents, chômeurs, précaires) samedi à Paris. Le mouvement se 
développe également au niveau européen, notamment en Allemagne et en Espagne.

Ce n’est pas le moment de flancher. Notre avenir est en jeu : refusons la 
casse du cadre national des diplômes, la dévalorisation de nos diplômes, la 
hausse des droits d’inscription, et la sélection à l’entrée de l’université.

Pour une université publique, gratuite, de qualité, ouverte à tous !
Ni application, ni négociation, abrogation des décrets ECTS-LMD !

---------------------------------------------------------------------
Ce message vous a été envoyé via le forum de discussion du site de l'UNEF et de la Résistance syndicale, http://unef.org.
L'UNEF Résistance syndicale, continuatrice de la vraie UNEF, se bat pour un vrai syndicalisme vraiment étudiant, présent au quotidien, déterminé pour vous défendre, opposé à la politique de casse de l'Université publique dont la réforme ECTS Lang-Ferry est l'aboutissement, solidaires des travailleurs et des peuples en lutte contre l'exploitation et l'impérialisme.
Pour intervenir sur le forum,envoyez vos messages à discussions@unef.org. Pour vous désabonner,envoyez un message à: discussions-unsubscribe@unef.org. Pour plus d'informations sur le fonctionnement du forum, écrivez à: discussions-help@unef.org