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Le tract suivant est actuellement diffusé par le Groupe Bolchevik : AUCUNE CONCERTATION AVEC LE GOUVERNEMENT ! Retrait pur et simple des décrets et du projet de loi Raffarin-Ferry ! Retrait du budget 2004 ! Grève générale de l'université ! Comités de grève élus & comité national de grève ! Le 7 novembre, les étudiants de Rennes 2 se sont mis en grève et se sont prononcés en assemblée générale pour l'abrogation des décrets LMD et pour le retrait du projet de loi sur l'autonomie des universités. Depuis, 17 autres universités se sont mises en grève pour les mêmes raisons. Pendant le mouvement des enseignants de mai-juin 2003 et les manifestations contre la réforme des retraites, le gouvernement a différé son projet de loi de " modernisation de l'université " lorsque les étudiants se sont joints à la mobilisation. Daus la foulée, il a dû reculer après avoir envisagé de supprimer les allocations pour les étudiants salariés et les étudiants vivant en couple. Cet automne, puisque son attaque contre les retraites et contre les statuts des personnels de l'Education nationale est passée, le gouvernement a estimé le moment venu de reprendre son offensive contre le droit aux études, au compte de la bourgeoisie française. Offensive du gouvernement contre le droit aux études : budget 2004, décrets LMD et projet de loi Ferry Le gouvernement vise à faire des économies sur le dos des étudiants et à casser le cadre national de l'université, des programmes et des diplômes. De la loi Faure de 1969, mettant en place l'autonomie et la participation, jusqu'aux " pôles d'excellence " du plan U3M et aux " licences professionnelles ", tous les gouvernements ont cherché à institutionnaliser la sélection à l'université, à désengager financièrement l'État, à livrer l'enseignement supérieur aux régions et au patronat. Le gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy-Ferry applique l'austérité à l'université et à la recherche publique par son budget 2004, en accordant la priorité à la police, à la justice et à l'armée. Il a commencé à mettre en oeuvre le plan LMD (licence-master-doctorat) sous forme de décrets dans plusieurs universités (dont Lyon 2, en grève) et veut le généraliser (à Rennes 2 et à Nantes, entre autres, l'an prochain). Sous prétexte d'uniformisation européenne, il accroît l'autonomie. Le risque est grand que, par ce biais, université par université, la sélection s'intensifie : en augmentant les droits d'inscription, en empêchant la compensation semestrielle des notes, en supprimant le droit automatique à la 4e année quand les examens de 3e année sont obtenus. Des projets similaires sont à l'ordre du jour dans nombreuses universités en Europe et des dizaines de milliers d'étudiants se sont mobilisés en Grande-Bretagne et en Allemagne contre des projets du même ordre. Le gouvernement français maintient le cap : Interrogé pour savoir si le gouvernement allait mettre en oeuvre cette harmonisation, très contestée par les étudiants, M. Raffarin a répondu : "Un premier ministre, cela répond clairement. Je vous dis oui". "C'est déjà engagé. Vingt universités ont déjà voté pour cela", a-t-il ajouté. (Le Monde, 22 novembre) Le dispositif du budget et des décrets LMD devait être couronné par un projet de loi sur " la modernisation de l'université " qui a été préparé en octobre par la conférence des présidents d'université, avec la complicité des représentants des confédérations syndicales (dont la CGT). Selon les déclarations de Ferry le 21 novembre à Valenciennes, la majorité UMP devait le voter en juin 2004. Le projet de loi sur les universités est construit autour de trois grands axes … L'instauration d'un budget global… des conventions de partenariat entre les universités et les collectivités territoriales seront inscrites dans la loi. Le projet autorise les universités à créer un établissement public de coopération universitaire sur des sujets qu'elles choisissent… Le projet prévoit d'instituer dans les établissements un conseil d'orientation stratégique (COS) composé de personnalités extérieures… (Le Monde, 21 novembre) Dirigeants de l'UNEF et du SNESup, appelez à la grève générale de l'université ! Il s'agit d'une attaque nationale contre l'ensemble des étudiants et des personnels de l'enseignement supérieur. Pour se défendre, pour battre le gouvernement au service du patronat, il faut organiser une riposte nationale. Le gouvernement commence à avoir peur. La grève générale de l'enseignement supérieur peut le battre. Mais pour arracher le retrait des décrets Ferry sur le LMD, pour le retrait définitif du projet de loi Ferry d'autonomie et de professionnalisation, pour le retrait du projet de budget 2004, pour l'abandon du projet Belloc contre les enseignants-chercheurs, pour obtenir les moyens de la formation et de la qualification, les grèves dispersées ne suffiront pas. C'est la principale leçon du mouvement des travailleurs salariés pour défendre leurs retraites et des travailleurs intermittents du spectacle pour défendre leurs allocations chômage. En 1986, contre le projet Devaquet, les étudiants disposaient d'un véritable comité national de la grève générale, la Coordination nationale, représentation démocratique centralisant les comités de grève locaux. La coordination avait ses porte-paroles, au lieu de bureaucrates syndicaux parlant soi-disant au nom des étudiants et sans aucun contrôle. La Coordination nationale avait appelé à la grève générale et, par deux fois, les étudiants sont allés manifester devant et contre l'Assemblée nationale. Sous la pression des étudiants, les dirigeants de l'UNEF ont été obligés de rompre leur collaboration avec le gouvernement. Face à la répression orchestrée par Chirac et Pasqua, qui avait provoqué la mort d'un étudiant et plusieurs blessés graves, la Coordination nationale étudiante en a appelé au front unique des organisations ouvrières. La grève générale de l'enseignement public s'esquissait… Finalement, Chirac avait dû capituler devant la mobilisation des étudiants et retirer le projet de loi Devaquet. Pour des AG démocratiques, pour des comités de grève élus et révocables, pour la centralisation des comités de grève Pour imposer aux organisations syndicales la défense des revendications et la rupture avec le gouvernement, pour réaliser les conditions de la grève générale, il faut que les étudiants s'organisent et contrôlent leur mouvement. Les grévistes doivent se doter d'assemblées générales démocratiques, qui décident. Dans chaque université, les étudiants ont à élire un comité de grève qui les représente entre deux AG. Le mouvement a besoin de se doter d'une direction nationale, par la centralisation des comités de grève. Dirigeants syndicaux, rompez avec le gouvernement ! Aucune concertation sur les projets de gouvernement ! Pas de collaboration avec le gouvernement ! Le ministre Ferry a dévoilé le 20 novembre que son projet de loi est discuté en catimini depuis des mois par les directions syndicales : "Des discussions sont en cours depuis plus d'un an avec différentes organisations syndicales sur la modernisation des universités", a déclaré le ministre. "Les négociations continuent…" (Le Monde, 22 novembre) Le même jour, un communiqué commun A&I-UNSA, SNPTES-UNSA, SNPREES-FO, FERC-CGT, UNEF, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNEsup-FSU confirmait que les négociation des plans du gouvernement se poursuivent dans le dos des étudiants et des personnels : …l'exigence d'un réel débat dans la communauté universitaire et dans l'ensemble de la société. Le gouvernement mise sur le bureaucraties syndicales pour échapper au mécontentement et reprendre son projet ensuite : "De nouvelles propositions, sous forme de fiches, devraient être soumises, d'ici au 15 décembre, aux organisations syndicales", a expliqué l'entourage de Luc Ferry… Sur la base de ces nouvelles propositions, des concertations auront lieu jusqu'en février, voire mars. A ce moment-là , le gouvernement décidera d'inscrire ou non d'inscrire à l'ordre du jour du Parlement le projet de loi de modernisation universitaire… "La philosophie générale du texte n'est pas modifiée", explique l'entourage du ministre (Le Monde, 23-24 novembre) Assez de concertation et de tables rondes des directions syndicales (UNEF, FSU, UNSA., CGT, FO…) sur les plans du gouvernement ! Assez de cogestion de la politique du gouvernement dans le Conseil national supérieur de l'enseignement, dans les CA, dans les CEVU ! Pour infliger une défaite au gouvernement Le mouvement étudiant doit généraliser ce qu'ont fait les étudiants de Paris 3 : A Paris 3-Censier, à la suite d'une assemblée générale qui s'est tenue début novembre, des étudiants ont réussi à bloquer le vote d'application de la réforme LMD en empêchant le conseil d'administration de se tenir. L'action a réussi mais il y a eu des échauffourées. (Libération, 20 novembre) Partout, reprenons la motion adoptée par l'AG de Nantes : L'AG du 26 novembre réunissant les étudiants de l'université de Nantes s'adresse à tous les étudiants et toutes les organisations syndicales de l'enseignement supérieur : elle se prononce pour la rupture de toute négociation et toute concertation, pour le retrait pur et simple de LMD et du projet de loi de modernisation de l'université. L'AG exige des directions syndicales de l'université qu'elles reprennent ces mots d'ordre, qu'elles ne négocient pas avec le gouvernement. Il faut battre le gouvernement. Pour gagner sur leurs revendications, les étudiants, les travailleurs de l'enseignement supérieur et de la recherche doivent imposer que les organisations syndicales qui parlent en leur nom défendent les étudiants et les personnels, qu'elles appellent immédiatement à la grève générale de l'université et de la recherche, qu'elles infligent une défaite au gouvernement. 26 novembre 2003 Groupe bolchevik pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire de l'Internationale ouvrière révolutionnaire Supplément à REVOLUTION SOCIALISTE Abonnement 1 an : 10 euros à l'ordre de Ré-So Courriel : groupe_bolchevik@yahoo.fr Courrier postal : RE-SO Maison des Associations 80 boulevard Leclerc 92110 Clichy
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le 29/11.
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