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Camarades, L'AGEL-RS soutient le mouvement de grève même si elle est victime du sectarisme des réformistes pro-européens de l'unef-id Lille, de Sud-étudiant Lille et de la CNT Lille qui ne répondent pas à ces appels à l'unité. Aurait il peur que nous condamnions trop les réformes, que nous transformions ce mouvement en mouvement radical contre la politique européenne d'Education? Pourr mieux comprendre ces dernières phrases, pour instaurer un véritable débat sur ce quoi l'université doit être, dans l'intérêt de l'étudiant/futur travailleur, lisons le tract de l'AGEL-RS sur les réformes Lang/Ferry: ILS VEULENT CASSER NOTRE UNIVERSITÉ PUBLIQUE ! NON AUX REFORMES LANG FERRY ! ! POUR UNE UNIVERSITÉ NATIONALE DELIVRANT DES DIPLOMES DE QUALITE ! ! ! Réformes Lang/Ferry : LMD= Casse du Bac+2, du Bac +4, du DEA, du DESS ! Réformes Lang/Ferry, on en veut pas ! ! ! ! L’un des points principaux de la réforme, c’est la mise en place du système LMD :seuls existeront les diplômes à bac +3 (licence), bac+5 (Mastaire) et bac +8 (bac +8). En clair, les deugs, les licences et les DEA/Dess vont disparaître. Or, quelle valeur vont avoir ces diplômes LMD sur le marché du travail alors qu’ils ne sont pas reconnus dans les conventions collectives, ces accords entre syndicat et entreprise qui garantissent que tel diplôme vaut tel salaire dans tel travail…surtout lorsqu’on sait que les patrons ne recherchent que le profit maximum ? ECTS ou diplômes à points ou diplômes bidon, on en veut pas ! ! ! Le système ECTS revient à mettre en place des diplômes à points (Licence = 180 pts ; Mastaire = 300 pts ; Doctorat = 480 pts). D’une part, le nombre de points attribués par matière sera défini fac par fac sans aucune garantie au niveau national. Ici, c’est encore la casse des conventions collectives ! D’autre part, les points ne seront pas attribués uniquement dans le cadre des enseignements (art.5 du décret du 8 avril 2002 2002-482 NOR/MENS0200157D). Ainsi, du soutien scolaire, la participation au ONG, le fait d’être élus étudiants…sont mis sur le même plan que l’enseignement. Ce sont vraiment des diplômes bidons qu’on nous prépare et qui n’auront aucune valeur sur le marché du travail ! ! ! Enfin, ce système à points et l’instauration amène au regroupement des filières non rentables économiquement donc il y a un risque de disparition de ces filières. Au delà, c’est la continuation du lycée à la fac : le « deug » avec 1 peu d’Histoire, 1 peu de maths, 1 peu d’anglais, ça existe déjà, ça s’ appelle le bac. En clair, cela empêche tout approfondissement des connaissances et entraîne la création de diplômes locaux sans reconnaissance nationale. C’est à l’Etat de financer nos études ! ! ! Depuis plus de 30 ans, on assiste à un désengagement financier de l’Etat. En 1984, l’inscription à l’université était gratuite et la sécu à 100Frs. Aujourd’hui c’est 20 fois plus. En 2002, les présidents, lors de la CPU, (Conférence des Présidents d’université) estiment que « l’enseignement n’a pas vocation à être gratuit pour les usagers ». Mr Rousseau, Président de l’université de Lille III, a régulièrement répété à notre syndicat, l’AGEL-RS, que c’est à l’étudiant de payer la note. C’est l’autonomie des facs qui permet cette politique car, comme les facs sont autonomes, elles sont obligés d’avoir recours à un autre financement. C’est pourquoi nous devons refuser toute forme d’ autonomie des facs ! ! ! Les contrats quadriennaux ont déjà introduit un financement de la fac par la région. Dans le cadre de la réforme Raffarin-régionalisation, l’Etat cède ces compétences en matière d’éducation aux régions. Ce sont elles qui financeront pleinement le secteur et détermineraient le contenu en dehors de toute législation nationale garante de l’égalité entre étudiants. Conséquences : a régions riches, fac riches ; régions pauvres, facs pauvres ». Enfin, ce seront aussi les entreprises qui financeront aussi les universités. Mais le secteur privé suppose la concurrence donc l’inégalité. En plus, que se passera t il pour l’étudiant quand l’entreprise fermera ? Le savoir est une arme, pas une marchandise ! ! ! « Une université ouverte est une entreprise industrielle…. Cette entreprise doit vendre ses produits sur le marché de l’enseignement continu que régissent les lois de l’offre de la demande » (l’ERT, Table ronde des Industriels européens, lobby patronal). Depuis janvier 2003, il existe à l’université des sciences sociales de Toulouse une chaire Pernod Ricard « politique de la concurrence » : en échange de 15 000 Euros, Pernod Ricard pourra bénéficier gratuitement du résultat des recherches de cette unité. Ainsi, les universités offrent leurs étudiants comme main d’œuvre gratuite sous le faux prétexte de stages de formation. De plus, comme qui paie décide, le contenu des formations sera décidé par les patrons. Ces derniers formeront de étudiants moutons, non revendicatifs. Ainsi, que soit à la fac, ou plus tard dans le monde du travail, on ne cherchera pas à se battre pour nos droits. Or, le savoir est une arme pour l’étudiant dont le but est de changer l’université ; nous devons donc nous battre pour une université délivrant un savoir développant l’esprit critique ! NON A L’HARMONISATION EUROPEENNE ! NOUS NE SOMMES PAS LE GENDARME DE L’ EUROPE DANS LE MOUVEMENT ETUDIANT ! ! ! La politique menée actuellement est la politique d’harmonisation européenne. La pensée unique empêche d’avoir une vision autre que celle de l’europe. Mais, nous ne sommes pas là pour négocier les modes d’application de la réforme Lang/ferry, pour réformer la fac mais pour changer l’université ! ! ! Cette réforme cherche à casser le cadre national des diplômes ; C’est pourquoi l’AGEL-RS se bat pour une université nationale délivrant des diplômes de valeur nationale et de qualité. Pour cela, la France doit être indépendante et non liée à une union des Etats unis d’europe digne de son rival impérialiste, dans la remondialisation, les USA. L’AGEL-RS ne sera jamais de ceux qui sèment des illusions, de ceux qui refusent que la contestation aille trop loin, de ceux qui jouent aux gendarmes de l’Europe dans le mouvement étudiant. C’est peut-être pour cela que le plus ancien syndicat de Lille, l’AGEL-RS n’ a pas été appelé par les relais européens pour lancer le mouvement à Lille. QUEL EST L’ENJEU DE LA REFORME LANG FERRY ? Le socio-économiste, chargé de recherches à L’IFAR, Saïd Bouamama nous donne la clé pour comprendre l’intérêt des patrons à la réforme Lang/Ferry et la politique universitaire européenne. « Objectivement, l’université perd sa fonction première de reproduction d’élites pour devenir l’instrument d’ adaptation d’une nouvelle partie de la classe ouvrière aux besoins de l’économie capitaliste. L’économie globalisée libéralement…nécessite aussi une nouvelle classe ouvrière formée (aux méthodes, technologies, savoirs scientifiques contemporain,etc…) mais sans exigence de statut (c’est pourquoi la réforme Lang/Fery casse la valeur nationale diplôme ; rajouté par nous) et de salaire correspondant (en cassant la valeur nationale des diplômes on casse les conventions collectives donc les salaires correspondants aux diplômes nationaux ;rajouté par nous) . L’université est dans ce schéma de reconversion des dispositifs de formation, pensée comme l’élément de production de cette nouvelle classe ouvrière. » Ainsi, l’étudiant/futur travailleur n’a pas le même intérêt que le patron et doit donc refuser la réforme Lang/Ferry comme celles dont elle est l’ aboutissement. Réformes Lang/Ferry = aboutissement d’une politique de plus de 30 ans ! En effet, la politique de privatisation de l’université a plus de 30 ans ; elle a débuté avec la loi Faure de 1968 qui a instauré la 1ère un début d’ autonomie des facs donc la recherche de capitaux privés comme un moyen de financer les facs. Les gouvernements de gauche et de droite se succèdent et mènent la même politique. Par exemple, en avril 2002 Lang, ministre de la casse de l’ Education Nationale pour le gouvernement de la gauche plusrien, pond les décrets ECTS qu’appliquent aujourd’hui avec zèle Ferry, son successeur pour le gouvernement UMP. C’est pourquoi notre université publique est malade (de plus en plus d’étudiants étrangers sans chambre du fait des lois racistes ; 100 000 étudiants sous le seuil de pauvreté ; diplômes nous conduisant au chômage ou à des boulots de plus en plus précaires…). Il est temps de changer de politique universitaire ! ! ! Pour gagner, créons, dans chaque fac, des comités étudiants de lutte radicale contre la privatisation des facs ! ! ! C’est aux étudiants dans leur masse qui doivent prendre en main le mouvement en se regroupant dans des comités autonomes par rapport aux syndicats. Cette comité seront plusieurs choses à la fois : des lieux d’information sur les réformes de privatisation de l’université, des lieux pour définir une autre politique de privatisation des universités dans le cadre d’une université nationale délivrant des diplômes de qualité, d’organisation de luttes à forme et à fond radicale… C’est pourquoi l’AGEL-RS appelle les étudiants de Lille 3 à une grève dure avec occupation à l’ordre du jour et les étudiants de Lille I à s’informer et à participer à l’Assemblée Générale le Lundi 1er décembre à l’amphi Cauchy Bâtiment M1 12H. NON A LA PRIVATISATION DES FACS ! POUR UNE UNIVERSITÉ NATIONALE, PUBLIQUE, LAÏQUE, DE QUALITÉ, OUVERTE A TOUS ! ! !

[discussions] =?ISO-8859-1?Q?Le=20tract=20de=20l'AGEL-RS=20contre=20les=20r=E9?= =?ISO-8859-1?Q?formes=20Lang/Ferry=20ou=20comprendre=20la=20lutte?=

Posté par GillesAndries@aol.com le 24/11.

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