[discussions] =?iso-8859-1?Q?Quelques_=E9l=E9ments_personnels_d'analyse_sur_les_dernier?= =?iso-8859-1?Q?s_jours=2C_soumis_au_d=E9bat?=
Posté par =?iso-8859-1?Q?St=E9phane_PATUREY?= le 8/6.
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A DIFFUSER REELLEMENT
POUR QUE LE DEBAT AVANCE !
Par avance, que l'on ne se bloque pas sur les termes que j'emploie, mais faisons plutôt évolué le débat. Et surtout qu'au retour on apprenne à se respecter, à avoir un débat serein.
I. CONTEXTE UNIVERSITAIRE
1. Etats des lieux
Dernièrement encore, un rapport commandé par l'ancien ministre de l'Education nationale, Claude ALLEGRE, à l'OVE, maintenait encore que des milliers d'étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté (certes moins que le premier qui avait déplu au ministère).
De plus, nos conditions d'études continuent à se dégrader de jour en jour : cours qui sautent, faits 300 dans des amphis de 150 ; conditions d'examens qui ne sont pas respectées, aucune pédagogie de la part de certains profs...
Tout ceci remet en danger le service public d'Enseignement supérieur, pas dans l'absolu, mais pour les étudiants, afin que chacun puisse être à égalité devant les études (étudiants pauvres, étrangers...).
2. Etat du mouvement étudiant
Mais qu'existe-t-il dans le mouvement étudiant d'assez fort pour répondre à toutes ces attaques ?
Les mouvements étudiants ? Il n'y en a pas eu un seul depuis 1995 d'ampleur nationale, non parce que toutes les organisations n'ont pas fait leur travail, mais parce qu'en général (excusez-moi d'avance pour là où il y a en eu un) les étudiants ne se sentaient pas concernés et les organisations étudiantes n'ont pas su lié visée à long terme et le concrêt.
Les élections universitaires ? Je ne le pense pas. Quand on voit le faible taux de participation (environ 5%), on peut en avoir peur. Alors qu'aux élections civiles, la tranche d'âge des 18-25 ans est celle qui vote le plus. Quel poids ont alors nos élus dans les conseils, surtout quand ils sont peu nombreux au vu des autres représentants ? Qu'est-ce que veut dire un conseil pour n'importe quel étudiant ? Pense-t-il que cela peut lui servir personnellement ou collectivement ? Pense-t-il qu'il peut influer sur des décisions ?...
Les organisations étudiantes ? Non, la division est forte. Plus ancrée sur une question de valorisation de l'orga qu'au profit du gain des étudiants. C'est caractéristique le jour des élections : l'UNEF-ID dit "l'UNEF-ID a gagné ça (en conseil)", l'UNEF dit "les étudiants ont gagné grâce aussi aux élus UNEF qui sont porteurs des revendications étudiantes (sur le terrain)",... Au final, on gagne miette par miette et on ne peut jamais dire le mouvement étudiant a transformé, révolutionné ou ce que vous voulez, l'université.
3. Quelle solution ?
Aujourd'hui, beaucoup d'organisations veulent être unitaires, unis, rassemblées, unifiées, réunifiées... Et je pense que c'est en se rassemblant, en rassemblant le mouvement étudiant au delà des organisations syndicales (UNEF, UNEF-ID, SUD-Etudiants, AGET-ASL, Solidarité Etudiante, SEUL...), au delà des associations (FAGE, associations culturelles, sportives...), avec les étudiants qu'un syndicalisme étudiant démocratique, efficace, représentatif, pourra renaître pour transformer l'université.
Oui pas à n'importe comment ? Moi, dans un processus de rassemblement, je ne demanderais jamais à quelqu'un de changer d'idées (et non de méthodes). Je souhaiterais que chacun apporte son originalité pour construire ni l'UNEF, ni l'UNEF-ID, ni SUD, ni ..., ni ... mais plutôt quelque chose que l'on aura construit, élaboré créé avec le maximum d'étudiants et sans consensus au sens négatif du terme.
II. CNESER
Après tout ceci, venons-en à la question d'actualité, le CNESER.
Après tout ce constat-là que chacun (organisation et étudiant) a dû faire, en sachant que le CNESER soulève des questions d'enjeux nationaux, mais malheureusement qu'il symbolise aussi les représentations des organisations, je ne comprends pas la division qui s'est faite lors de ces dépôts de liste pour le CNESER.
La FAGE annonce qu'elle fait liste à part (caricature : NON).
SUD-Etudiants propose une plate-forme minimale à quelconque processus de discussion et qui ne fait pas la proposition à tout le monde (caricature : OUI, mais NON merci).
L'UNEF et l'UNEF-ID dise "cela serait bien que..., mais comment fait-on pour..." (caricature : PEÛT¨-ÊTRE)...
Enfin, je pensais que l'on étais tous assez responsable pour se mettre tous, et je dis bien tous, autour d'une table pour en discuter même si certains ne pouvez à leur sens pas aller jusqu'au bout. Mais non cela n'a pas été le cas.
J'ai appris donc en Bureau national de l'UNEF, et même un peu avant (en fait quand il y a eu des demandes unpeu plus franches) que l'UNEF allait devoir trancher samedi dernier soit pour :
- une liste de rassemblement avec l'UNEF-ID et des associations (environ 30), mais s'engageant à aller jusqu'à un congrès de rassemblement en décembre avec tout ce qui s'en suit
- une liste de rassemblement avec SUD-Etudiants en acceptant au préalable à accepter la plate-forme, et puis en s'engageant à restructurer un pôle syndical
- et une liste de rassemblement avec nous-même et quelques associations et syndicats locaux et peu de perspectives.
Pour ma part, je n'ai trouvé aucune proposition assez ambitieuse, alors que tout le monde en fait un enjeu super important. Mais au vu des discussions du BN et du CN, j'ai trouvé un enjeu à commencer à travailler avec les organisations qui ne cadrait pas les débats comme, elle, le souhaitait et qui me permettait de sentir que je compte pour un, comme tout le monde, dans l'élaboration et la construction d'une démarche, d'un processus, de revendications.
D'autre part, je voulais respecter le mandat que m'avait fixé le dernier congrès de l'UNEF à Pantin : entrer dans une démarche évolutive, construite le plus largement possible, de rassemblement du mouvement étudiant et non de réunification des deux UNEF.
Alors la seule liste qui me semble représentée cette démarche est celle avec l'UNEF-ID et les associations. Seulement, après autant d'années de guerres ouvertes sur les élections, de chambrage chacun à notre tour, de non dialogue et de construction ensemble aussi quand cela urgeait pour les étudiants, je me permettait de douter de ce qui était avancé dans la discussion. Pour cela, une seule experience pouvait lever certains apprioris, la rencontre avec l'UNEF-ID.
Stéphane PATUREY,
membre du BN