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[discussions] quelle orga ?

Posté par DEBENITO JULIEN le 5/6.

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J'ai l'intime conviction que l'engagement syndical est toujours d'actualité. Améliorer nos conditions matérielles, donner notre avis sur nos études sont, plus que jamais, des initiatives utiles, que dis-je, indispensables. Par contre, je suis persuadé que la structure syndicale traditionnelle, pyramidale et hiérarchisée, est obsolète. Un organe décisionnel national et centralisé ne peut répondre à toutes les attentes étudiantes, ne peut faire face à la diversité des problèmes locaux. Ainsi, à Bordeaux, où les musées sont gratuits pour tous les étudiants, le problème de l'accès à la culture ne se pose pas comme ailleurs. Je suis convaincu que l'élément de base de notre organisation doit être local.

Chaque association locale, aujourd'hui à l'UNEF, doit être autonome. Chacune doit être capable de remplir son rôle d'information auprès des étudiants, capable d'être revendicative et capable de s'assumer financièrement. Je ne remets pas en cause l'existence et l'utilité d'une organisation nationale pour peser sur le ministère et le gouvernement. Mais, comment concilier autonomie locale et poids national ?

L'engagement a changé. Nous sommes de plus en plus nombreux à adhérer à des associations aux objectifs très différents. Notre engagement est plus ponctuel, plus large. Nous ne faisons plus confiance à une seule organisation pour nous exprimer. La vocation de notre syndicat n'est donc pas de restreindre son champ d'action mais de fédérer, d'aider toutes les initiatives progressistes qui peuvent naître sur nos Universités.

Je propose donc que nous substituions une organisation en réseau à notre actuelle fédération nationale. Les maîtres mots de cette organisation seraient "autonomie", "responsabilité", "solidarité entre associations". Bien sûr, je n'ai pas la prétention de vous donner la solution miracle aux problèmes du syndicalisme étudiant, je propose simplement des pistes. Ainsi, je ne veux pas rentrer dans la polémique de la "réunification". Je suis prêt à militer avec toutes les bonnes volontés, si je me sens libre de défendre mes choix. Un macro-syndicat (UNEF+Unef-ID) le permettrait-il ? La force du mouvement étudiant n'est-elle pas dans la pluralité ? Donc, pour moi, la question centrale, à laquelle il est urgent de répondre, est celle de notre fonctionnement, du moyen de mieux défendre les étudiants, et non, du meilleur moyen de gagner des élections.

Guillaume MANGIER, UNEF-Bx, membre du BN.