[discussions] Aprés les élections aux CROUS: Union des syndicats de lutte ?
Posté par =?iso-8859-1?q?cedric=20sudres?= le 1/4.
Les résultats des CROUS sont dans leur ensemble
pratiquement tous tombés et plusieurs constats
s’imposent.
Tout d’abord une très faible participation 5,37 % de
votants encore plus faible qu’en 2000 (6,21). Faible
participation que l’on retrouve aussi lors des
élections aux conseils centraux même si globalement
les étudiants votent plus lors des centraux.
Plusieurs constats :
La « grande »UNEF, recule de 35 élus et obtiens 70
élus (résultats nationaux sans les deux CROUS où les
élections risquent d’être invalidées) . Il est
d’ailleurs intéressant de voir que le recul de l’UNEF
actuelle est mesuré, dans la presse (notamment dans le
Monde de ce lundi, page10), par rapport aux résultats
cumulés de l’Unef-id et de l’Unef-se de 2000 ( 105
élus).
La réunification des deux Unefs n’a donc pas eu
l’effet escompté et toutes les personnes qui nous avez
promis lors de la liquidation de l’Unef-se qu’ avec la
réunification on allait voir ce qu’on allait voir aux
élections, que le taux de syndicalisation des
étudiants allait exploser, que l’on serait plus fort
ensemble…etc. peuvent « se cacher ». Rien, l’Unef
recule et recule fortement. La nouvelle UNEF, dans
toutes les académies où des Ages de l’ancienne Unef-se
ont refusé la logique de « réunification-absorption »,
ne récupère pas les élus Unef-se (Bordeaux, Lyon,
Montpellier ) et recule. Là ou la prétendue
réunification a eu lieu c’est à dire sur deux Ages
(Paris 8 et Clermont ) l’Unef recule aussi (-3 à
Créteil et -1 à Clermont). La preuve en est une fois
pour toute que cette réunification n’a jamais eu lieu
et qu’il s’agissait d’un méga « foutage de gueule ».
Autre constat l’UNI progresse (+6 élus) en bénéficiant
évidemment de la très faible participation des
étudiants . Pour preuve sur le CROUS de Montpellier il
ne progresse pas en terme de voix et même recule (-
70 voix), mais grâce à la faible participation et à la
multiplication des listes ils obtiennent leur premier
élu. Cependant il serait intéressant de voir sur les
autres CROUS, lorsqu’ils progressent en terme de voix,
si le vote UNI n’est pas un vote de réaction face aux
listes communautaires type EMF.
Troisième constat le recul de l’Unef ne profite pas
aux corpos structurées nationalement, FAGE et PDE en
tête, ( seulement +4 par rapport à 2000). Par contre
on peut constater la multiplication des listes locales
composées de corpos et associations indépendantes.
Autre constat le percée inquiétante du vote
communautaire EMF qui obtient 11 élus. Outre le
problème de laïcité posé par les listes EMF et un
certain nombre d’idées dangereuses qu’elles
véhiculent, il semble que dans beaucoup de CROUS (et
notamment à Montpellier) que se soit l’EMF qui fasse
chuter l’Unef.
Côte organisation syndicale de lutte : SUD progresse
et obtient 3 élus . Cependant les listes conduites
par les organisations syndicales de lutte obtiennent
seulement 5 élus. Sur le CROUS de Paris et de Toulouse
la division des organisations syndicales de lutte a
joué en leur défaveur. Cependant Montpellier, où
l’UGEM et la FSE présentaient une liste unitaire, ne
peut être pris en contre-exemple. Cela dit, au regard
de la campagne conduite, il était très difficile
d’obtenir un élu, de plus les conseils centraux de
Montpellier III se tenaient juste deux semaine avant.
Il serait peut être grand temps que l’ensemble des
organisations syndicales étudiantes, se réclamant du
syndicalisme de lutte, se rassemblent pour créer une
organisation nationale. Il serait intéressant à la
lumière de ces résultat, et même si les élections
étudiantes ne sont pas une fin en soi, que les
organisations « nationales » :SUD, les SE, la FSE , le
réseau « UNEF Résistance Syndicale » et le plus grand
nombre d’organisations syndicales locales
(UGEM-Montpellier, UNEFautrement Lyon…), arrivent à se
mettre autour d’une table. Elles devraient oublier les
querelles personnelles et les intérêts propres à
chaque orga et lancer une démarche de rassemblement.
En effet il n’y pas moins de 4 organisations ou
réseaux , qui se réclament au niveau national du
syndicalisme de lutte. Cela fait beaucoup, sachant que
chacune propose de manière plus ou moins forte un
rassemblement autour de « sa bannière ». Une nouvelle
dynamique doit voir le jour. Cette dynamique de
rassemblement qui pourrait aboutir à création d’une
réelle structure nationale unitaire, ne serait pas vu
seulement comme un moyen de créer une alternative à
l’Unef « démago » mais comme un moyen de faire
progresser les luttes et combats étudiants.
Le 15 avril prochain, Lang va annoncer le texte de
cadrage de sa réforme avec la mise en place des cursus
poste-licence, pré-licence et des ECTS. Face à une tel
remise en cause du service public d’éducation, une
seul réponse : la naissance d’un véritable rapport de
force contre la logique de privatisation du service
public d’éducation. L’UGEM vu son caractère
d’organisation locale ne peut prendre l’initiative
d’un rassemblement des structures de lutte organisées
nationalement, pour lancer une démarche unitaire
contre les réformes Lang (ECTS, contractualisations et
remise en cause du statut enseignant, autonomie
financière et présidentialisation des université
(texte de la dernière CPU)). D’autres organisations
peuvent et doivent le faire.
Cédric, UGEM (Union Générale des Etudiants de
Montpellier )
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