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Posté par Anthony Whitney le 31/1.

piece jointe : TEXT/HTML
-----Message d'origine-----
De : FTCR 
À : CRLDHT 
Date : mercredi 30 janvier 2002 22:32
Objet : [maghreb-ddh] Rassemblement pour la tunisie : métro VARENNE


  
RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DE TUNISIE A PARIS 

LE VENDREDI 1 FEVRIER 2002 A 18H 

Métro : VARENNE 

Pour le rétablissement 
de Hamma HAMMAMI 
et de ses camarades, Abdjebbar Madouri, Samir Taamallah et Ammar  Amroussia 
dans leurs droits civiques et politiques.





Hamma Hammami, porte-parole du PCOT (Parti Communiste des Ouvriers de la Tunisie) et ses camarades, vivent dans la clandestinité depuis quatre ans après leur condamnation dans un procès inique pour diffusion de tracts. Ils viennent de décider de sortir de la clandestinité et de faire opposition à leur condamnation. Le procès en appel a été décidé pour le 2 février 2002. 
Ce rassemblement s'inscrit dans le cadre de la campagne pour la libération de tous les détenus d'opinion en Tunisie. 

A l'appel de : 
· Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), Amnesty International, Ligue des droits de l'homme (LDH), Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Fondation France Libertés, CEDETIM. 
· Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT), Comité de soutien aux libertés civiques et politiques en Tunisie (CSLCPT), Association des Tunisiens en France (ATF), ATF Paris, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens-Paris Ile De France (UTIT-PIDF), Solidarité tunisienne. Hourrya/Liberté. 

Avec le soutien de : 
· Mouvement Attajdid, Les Alternatifs, Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail en Tunisie (FDLT), Mouvement Résister, Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF), Parti Socialiste (PS), Les Verts, SUD, FSU, Syndicat de la Magistrature. 

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Le Soir de Bruxelles: 30 janvier 2002 

http://www.lesoir.be/articles/A_021C56.asp

Tunisie Habib Ben Yahia à bâtons rompus avec « Le Soir »


« On veut diaboliser le régime tunisien »


  
             
             
 

La Tunisie du président Zine el-Abidine Ben Ali serait-elle une « si douce dictature », comme l'a écrit quelqu'un ? Le ministre des Affaires étrangères s'en défend. Bec et ongles. 



ENTRETIEN

BAUDOUIN LOOS
Présent en Belgique pour la tenue ce mardi du conseil d'association Union européenne-Tunisie, Habib Ben Yahia a répondu à nos questions.

D'aucuns dénoncent un acharnement policier et judiciaire ahurissant qui vise les militants des droits de l'homme...

Ce jugement est un peu excessif. On a l'impression qu'on veut diaboliser le régime. Nous avons une acception globale des droits de l'homme. Dont font partie le droit à la sécurité, le droit au logement, etc. Ceux qu'on appelle défenseurs des droits de l'homme ne bénéficient pas d'une immunité judiciaire. L'exécutif n'intervient pas dans les procédures judiciaires; parfois après, pour grâcier, relâcher, réduire des peines.

Un juge a été renvoyé pour avoir fustigé « l'obligation faite aux magistrats tunisiens de rendre des verdicts dictés par l'autorité publique »...

Il avait perdu un procès contre une vieille dame à qui il avait voulu prendre son terrain, et puis il devient subitement défenseur des droits de l'homme... Ce n'est pas curieux cela ?

Mais beaucoup, comme les avocats tunisiens et le conseil de l'ordre, corroborent les plaintes sur l'absence d'indépendance de la justice...

Certains. Pas la majorité.

Considérez-vous que les défenseurs des droits de l'hommes, telle la célèbre Me Radhia Nasraoui, font partie des « terroristes » que vous dénoncez ?

« Ils nous insultent »
Non. Nous avons des divergences avec eux sur la manière d'aborder ces dossiers, et certains ont eu des déboires avec la justice; mais ils parlent librement - nous insultent souvent -, ils circulent...

Pas tous. Plusieurs sont privés de passeports, d'autres retournent en prison. Comme Mohammed Moadda, homme politique condamné à onze années de prison, remis en liberté après deux ans en 1996, et réincarcéré alors qu'il s'était remis à faire de l'opposition...

Le juge a estimé qu'il devait retourner en prison pendant un complément d'enquête sur certaines activités, M. Moadda sait très bien lesquelles.

Kamel Jendoubi, vivant en France, préside un Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie critique envers le régime. Il ne parvient pas, depuis deux ans, à obtenir son passeport...

Je ne suis pas au courant. Qu'il écrive. Nous avons donné des passeports même aux intégristes vivant à l'extérieur, à leurs familles. Allez-vous faire le tour de toute la liste ?

La situation de la presse est préoccupante pour son manque d'indépendance.

Le chef de l'Etat lui-même s'en plaint  Il a fait un discours demandant une presse plus engagée, plus libre, plus critique...

Nos collègues auraient-ils peur d'être critiques ?

Je ne sais pas. Peut-être aussi faut-il incriminer le niveau professionnel. Mais, à la radio, par exemple, il existe des programmes où les gens téléphonent et critiquent. Il y a un débat démocratique, notamment au parlement. Vos sources d'information sont faites de gens qui ont quelque chose contre le régime.

Ces sources sont notamment toutes les organisations internationales compétentes en matière de droits de l'homme, unanimes sur les violations...

Nous les connaissons, elles ont aussi un jugement excessif. Elles croient sur parole ce qu'on leur dit à distance. Je ne dis pas que tout est parfait, nous sommes perfectibles. Nous faisons des réformes irréversibles pour mener la société vers une plus grande démocratisation.

Le président Ben Ali étudierait sa candidature en 2004 bien que la constitution qu'il a lui-même fait voter lui interdise un quatrième mandat. La constitution sera-t-elle changée ?

« Un entraîneur qui gagne »
Le comité central de son parti, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), a estimé que le chef de l'Etat devait briguer un nouveau mandat en raison du mouvement populaire de tous les horizons. Le président ne s'est pas prononcé. Il a annoncé des réformes constitutionnelles profondes pour démocratiser le système. Est-ce qu'une révision constitutionnelle serait un sujet tabou chez vous ?

Les chiffres des précédentes élections laissent pantois : M. Ben Ali a toujours obtenu plus de 99 % des suffrages...

Mettez-vous à la place du citoyen tunisien moyen, qui a vu son pays, en 1986, au bord du gouffre, qui voit le pays dans une situation maintenant plus confortable, politiquement, économiquement, socialement, qui regarde ce qui se passe dans le monde africain et arabe. C'est comme l'entraîneur d'une équipe nationale de football qui qualifie ses hommes plusieurs fois de suite pour la coupe du monde, le changerait-on ?·



© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2002

 
             
              
             
             
             
                         
             
             
             
            
                         
             
             
    
 





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