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[discussions] Ou va la FSE ?

Posté par Emmanuel Lyasse le 28/11.

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Je ne répondrai pas une nouvelle fois aux ordures de Philippe Lieutaud. Je constate seulement avec satisfaction l'acharnement qu'il met depuis quelque temps à démontrer combien tout ce que nous sommes quelques-uns à dire de lui depuis le printemps dernier est vrai.
Ce qui me semble nouveau en revanche, et inquiétant, c'est qu'il paraît représentatif de la FSE. En tout cas, s'il ne l'est pas, aucun responsable de cette organisation ne tient à le dire.
La théorie qu'il développe sur ce qui est syndical et ce qui ne l'est pas semble la même que celle de Julien, et évoque très exactement non seulement l'UNEF Pailleron à l'époque de sa pire décrépitude, où elle avait défini une fois pour toutes comme non syndicales les questions qui la gênaient (c'est ainsi que par un curieux chassé-croisé, la question des sans-papiers est devenue syndicale à peu près au moment où celle du traité de Maastricht a cessé de l'être), mais aussi l'ancienne UNEF d'avant 1956.
Si c'est pour en arriver là que les camarades qui ont créé la FSE nous ont donné tant de savantes leçons sur le syndicalisme de lutte, le refus du corporatisme, de la cogestion et de toutes ces sortes de choses, c'est édifiant.
Non, on ne peut pas lutter aujourd'hui contre les réformes, pour défendre les étudiants, sans affirmer son refus de la guerre que mènent actuellement plusieurs pays dont la France contre un peuple innocent. Non, parler d'Université publique de qualité ouverte à tous n'aurait aucun sens dans un pays qui accepterait de s'inscrire dans un tel ordre mondial.
Certains l'illustrent d'ailleurs, qui sont plus prompts à donner des leçons sur ce qu'il faudrait faire contre les licences professionnelles à Paris I qu' à agir contre les réformes sur leur fac.
Ce n'est pas étonnant: l'argument de l'indifférence de la majorité des étudiants peut aussi bien être invoqué à propos des réformes que de la guerre. Il me revient que c'est avec cet argument que Dan Gutman, désormais présidnt de l'AGEPS-FSE, s'est opposé à la poursuite par l'UNEF Paris IV de la lutte contre la semestrialisation il y a un an.
La nouvelle UNEF Paris IV a diffusé, dans la mesure de ses faibles moyens, un Trait d'Union qui appelait à lutter coontre la guerre, et contre les ECTS (lisisble sur notre site Web http://paris4.unef.org)
En 1991/92, l'UNEF a mené sur les facs la contestation de la Guerre du Golfe et a eu la peau de la réforme Jospin. C'est d'une telle UNEF dont les étudiants de France auraient aujourd'hui besoin. Pas de celle des années trente.