[discussions] =?iso-8859-1?Q?Tr:_=5Bnaros=5D_Communiqu=E9_no6:peine_de_prison_pour_A/Be?= =?iso-8859-1?Q?lanes?=
Posté par Anthony Whitney le 20/11.
La liste actualisée du comité de soutien à A. Belanes n'est pas définitive :
tous les militants démocrates et progressistes sont invités à rejoindre les
rangs de ce comité en adressant leurs signatures par mails à
chokri.latif@netcourrier.com
je vous y encourage vivement à ce geste de solidarité envers ce camarade et
à travers lui à tous les militants politiques frappés d'une répression
continue du pouvoir tunisien.
salutations
anthony whitney
COMITE NATIONAL DE SOUTIEN
A ABDELMOUMEN BELANES
COMMUNIQUE N06
Abdelmoumen Belanes a été condamné aujourd’hui 19 Novembre 2001,à
une peine de trois ( 3 )mois de prison ferme ,pour « complicité d’
appartenance à une association non reconnue »(Parti Communiste des Ouvriers
Tunisien,POCT).
Ce verdict inique remet sur la sellette,la question de l’
indépendance de la justice,par rapport au pouvoir exécutif. Politiquement
condamnable,ce verdict est en effet,juridiquement
invraisemblable et irrecevable ,puisque Abdelmoumen,a déja été condamné et
emprisonné pour ce même « motif »,à plusieurs reprises durant la décennie
écoulée,comme l’a justement souligné la défense
dans ses plaidoiries.
Le Comité de soutien à A/Belanes,considère,que l’épilogue de ce
nouveau procès politique,confirme une fois de plus,la volonté des autorités
de poursuivre la persécution et le harcèlement de cet opposant,afin de lui
dénier ses droits inaliénables à la liberté d’expression d’association et
de circulation...
Le Comité invite à ce propos,le mouvement démocratique
tunisien,les organisations tunisiennes et internationales à se
mobiliser,et à témoigner leur solidarité avec Abdelmoumen, pour :
-que ce dernier verdict soit annulé,
-que toutes les poursuites à son encontre soient arrêtées,
-que tous ses droits civiques et politiques soient
recouverts.
Tunis le 19 Novembre2001
Chokri Latif
Liste du Comité National de Soutien à
A/Belanes
(mise à jour)
1-Abid Bechir :ex-prisonnier politique(Poct),ex membre du BE de l’UGET
2-Arfaoui Adel :enseignant,comité directeur Ligue
tunisienne de défense des droits de l’homme-LTDH
3-Azzouna Jelloul :universitaire
4-Baiili Abdellatif :enseignant,mouvement démocrates
socialistes
5-Ben Mrad Fawzi :avocat,comité directeur/ Association des
Jeunes AVOCATS
6-Ben Brik Tawfik :journaliste
7-Ben Ticha Noureddine:président du Réseau euro-
mediterranéen de la Jeunesse citoyenne
8-Ben Salem Ali :ancien résistant
9-Ben younes Fethi :bureau des droits de l'homme,parti
démocrate progressiste
10-Bida Jameleddine :avocat
11-Chabouni Hatem :comité directeur LTDH
12-Chaieb Mohamed Tahar :universitaire,syndicaliste
13-Chamekh Raja :militante féministe
14-Charni Mondher :avocat
15-Derwiche Imen :secretaire génerale du Réseau euro-
mediterranéen de la jeunesse citoyenne
16-Hammami Ayachi :avocat
17-Hammami Jilani :syndicaliste,ex-secretaire general de
la Fédération Nationale PTT
18-Hamzaoui Salah :universitaire,président du comité
national de soutien à Hamma Hammami
19-Herzi Farouk :militant progressiste
20-Hedhili Abderrahman :enseignant,comité directeur LTDH
21-Jellouli Ali :ex-détenu politique,parti communiste des
ouvriers tunisien (PCOT)
22-Jemli Lamjed :membre Bureau Exécutif UGET
23-Jemour Mohamed :avocat,membre conseil national des avocats
24-Kachoukh Mounir :universitaire
25-Kalai Ahmed :conseiller d’orientation,comité directeur
LTDH
26-Latif Chokri :écrivain
27-Maali Mohamed :journaliste
28-Maaroufi Ahmed :universitaire syndicaliste
29-Mahjoub Nadeem :professeur
30-Mechichi Said :avocat,vice-président section Jendouba LTDH
31-Nasraoui Radhia :avocate
32-Najjar Rachid :syndicaliste
33-Omrani Sadok :étudiant/syndicaliste-UGET
34-Souihli Sami :medecin section Bizerte LTDH
35-Zaouia Khalil :medecin,comité directeur LTDH
36-Zedini Ali :ingenieur,comité directeur LTDH
37-Ziadi Habib :avocat,comité directeur LTDH
38-Whitney Anthony :étudiant/syndicaliste UNEF(France)
Mise à jour le 19 Novembre 2001
Chokri Latif
COMMUNIQUE no3
CURSUS MILITANT DE
ABDELMOUMEN BELANES
Qu’est-ce qui conduit Abdelmoumen Belanes à être de nouveau victime d’un
procés politique,et de comparaître devant le tribunal d’Appel de Monastir le
5 novembre 2001, pour « complicité d’appartenance à une association non
reconnue »(Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie-PCOT),et « distribution
de tracts hostiles au régime » ?
Abdelmoumen Ben Brahim Ben Hammouda Belanes est né le 3/ 2 / 1956 à
Moknine du gouvernorat de Monastir.Il est marié et père de deux filles.Il a
suivi les études primaires à Moknine,les études secondaires à Ksar
Helal,puis les études supérieures à la Faculté des Lettres de Tunis.
Dès son entrée à l’université en 1975-1976,A/Belanes a rejoint les
rangs de la gauche révolutionnaire tunisienne,militant activement au sein du
mouvement estudiantin dans le cadre des Structures Syndicales Provisoires de
l’UGET(non reconnue par le pouvoir) ,ce qui lui a valu des mesures
répressives multiples :harcèlement,arrestations,mise en résidence surveillée
durant les mois de fevrier,mars / avril au cours de l’année universitaire
1976-1977,comparution à plusieurs reprises devant des « conseils
de disciplines »,interdictions répétées de passages d’examen,privation,
depuis 1982,et malgré des demandes successives de son droit à un
passeport,interdiction sans appel d’exercer son droit au travail dans tous
les établissements d’éducation publique.
Après le déclenchement de la deuxième « guerre du golfe »,et suite à
une campagne « un crayon,un cahier »au profit des enfants irakiens ,
organisée fin 1991,pour briser l’embargo imposé au peuple irakien ;un
procés politique eu lieu à Monastir,visant essentiellement un groupe d’
élèves et d’étudiants,dont faisait partie A/Belanes.Jugé et condamné par
contumace à 1 an et 16 jours de
prison ferme,il fut contraint à se réfugier dans la clandestinité.Il aura à
endurer cette épreuve jusqu’au 30 novembre 1995,date à laquelle la police
politique parvint à l’arrêter.Conduit aux locaux du ministère de l’
interieur,il y passera 17 jours entre les mains de tortionnaires qui se
livrèrent sur lui à des actes de tortures abominables,avant de le déférer
devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de 1ere instance de
Tunis,qui prononça à son encontre un mandat de dépôt à la prison civile 9
Avril de Tunis. Sitôt enfermé dans cette prison, ll y déclencha une grève
de la faim dès le 5 fevrier 1996,pour protester contre les conditions de son
emprisonnement,et pour revendiquer sa libération.En guise de réponse,les
autorités pénitencières le transférèrent à la prison civile de Borg
ElAmri,ou il fut victime de graves agressions.Mais son courage,ainsi que l’
ampleurde l’élan de solidarité,et de mobilisation du mouvement démocratique
en sa faveur,obligèrent les autorités à céder,et ainsi il fut
libéré provisoirement le 17 avril 1996.Débuta alors pour lui,une période d’
intimidations,pour le contraidre à se présenter quotidiennement à un poste
de police pour notifier sa présence.
Refusant de se plier à cette exaction,il fut de nouveau arrêté le 6 mars
1997,pour être informé qu’il est poursuivi pour « diffamation de l’ordre
publique », « crime », dont il fut « coupable » lors de son emprisonnement
à la prison de Borg El Amri !!!,et cela sur la base d’un rapport émant d’un
gardien de cet établissement pénitencier !Protestant contre cette
persécution,A/Belanes déclencha lors de cette nouvelle arrestation une grève
de la faim qui dura 24 jours.Il fut néanmoins jugé et condamné à 1 an
de prison ferme.Il purgea la moitié de cette peine à la prison civile de
Tunis,avant d’être victime d’une mesure de « tranfèrt disciplinaire »à la
prison civile d’El Nadhour,ou il eut à subir, un mois durant, les pires
tortures,avant d’être réincarcéré à la prison civile de Tunis le 27 mai
1997.
Libéré le 6 mars 1998,les pressions policières reprirent de plus belle,dans
le but de l’obliger à signer une notification de présence quotidienne dans
un poste de police .Refusant catégoriquement de se conformer à cette
mesure,le harcèlement s’intensifia,pour aboutir à une nouvelle arrestation
le 21 fevrier 1999,et il fut encore une fois victime de tortures au centre d
’arrêt de Bouchoucha,puis dans les locaux du Ministère de l’
Interieur.Incarcéré ensuite à la prison civile de Tunis,il y continua le
combat
pour recouvrer sa liberté,en y déclenchant plusieurs grèves de la faim,dont
la derniere, commencée le 8 mai 2000, ne prit fin que lors de sa libération
le 10 juin 2000,suite au large mouvement de solidarité que lui manifestèrent
les forces et les organisations démocratiques nationales et internationales.
A/Belanes a porté deux plaintes contre ses tortionnaires pour les tortures
qu’il a subies : -en 1997,à la prison d’El Nadhour,
-en1999,dans les locaux du ministère de l’interieur.
Sans aucune suite bien entendu !!!
Pire encore.,Portant les graves séquelles de ces tortures,et toujours
privé de ses droits civiques et politiques les plus élémentaires,A/Belanes
devra subir aujourd’hui,un nouveau procés politique pour les mêmes motifs
qui ont conduit dans le passé à le juger et à le condamner.
Jusqu’à quand se poursuivra cette injustice ????
Quand est-ce que Abdelmoumen et ses semblables,pourront-ils jouir
pleinement de leurs droits civiques et politiques ?
Quand auront-ils droit aux soins nécessaires pour enrayer les effets
de la torture ?
Quand seront-ils indemnisés pour tous les sévices inhumains subis ?
Tunis/le 26/10/2001
POUR LE COMITE
CHOKRI LATIF
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