[discussions] La mort de la Taxe à l’échec, mais à quel prix?
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Deuxième tentative.
Benoit Marsan pour le comité aux relations
internationales de l'ASSÉ
- Communiqué -
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
La mort de la Taxe à l’échec, mais à quel prix?
Montréal, le 5octobre 2001- Nous apprenions hier
dans le journal La Presse que le ministre Legault
ferait aujourd’hui une sortie conjointe avec la
Fédération des cégeps et la Fédération étudiante
collégiale (FECQ) afin d’annoncer l’abolition de la
Taxe à l’échec. Certes, nous applaudissons cette
abolition qui est attendue avec impatience depuis
plusieurs années par les étudiants et étudiantes
collégiaux-ales. Mais cependant que plusieurs crient
à la victoire, nous souhaitons vivement replacer cette
abolition dans son contexte. .
En effet, il est important de mentionner que
l’abolition de la Taxe à l’échec n’est pas un gain
accordé par le Ministre d’une façon innocente. Elle
se situe dans un cadre d’appui aux Plans de réussite
de la part de la Fédération étudiante collégiale
(FECQ), laissant ainsi carte blanche au ministre pour
saboter le réseau d’éducation collégial au même titre
que le réseau universitaire. Les Plans de réussite
sont sans aucun doute une forme de financement du
réseau de l’éducation, conditionnel à l’atteinte de
standards de réussite préalablement déterminés; les
institutions qui n’atteindraient pas ces standards se
verraient refuser le financement. L’application de
ces Plans signifierait un nivellement vers le bas des
critères de réussite des différents cours, entraînant
une diminution considérable de la qualité de ceux-ci.
Aussi, elle forcerait les administrations de cégep à
faire bifurquer les étudiants et étudiantes moins
performant-e-s hors des institutions, ces derniers et
dernières contribuant à faire diminuer leurs taux de
réussite respectifs. Ces étudiantes et étudiants se
verraient donc rapidement dirigé-e-s vers différents
AEC ou DEP, où le taux d’échecs est moindre. Bien
entendu, les standards d’entrée des institutions se
verraient très probablement augmentés, restreignant
ainsi encore plus l’accès aux études supérieures à
plusieurs personnes. En somme, les Plans de réussite
contreviennent sans aucun doute au principe d’une
éducation accessible à tous et à toutes.
De plus, nous désirons exprimer nos craintes quant à
la mesure de remplacement qui sera annoncée par le
ministre. Celle-ci sera probablement à l’image de
toutes mesures de ce genre émanant du ministère,
c’est-à-dire discriminatoire. Cette fois-ci,
peut-être ne soumettra-t-on en rien les étudiantes et
étudiants à des réprimandes d’ordre financier, mais on
risque d’être beaucoup plus prompt qu’auparavant à les
expulser du réseau collégial québécois. Nous doutons
fortement que cette mesure puisse véritablement
apporter un soutien pédagogique adéquat aux élèves qui
éprouvent des difficultés car cela nécessiterait un
réinvestissement massif dans le réseau d’éducation.
Et à ce jour, aucune conférence de presse du ministre
de l’Éducation n’est prévue à cet effet.
Finalement, il nous semble nécessaire de corriger
quelques petites erreurs qui se sont
malencontreusement glissées dans l’historique du
mouvement de boycott de la Taxe à l’échec. Ce
mouvement de boycott émane d’une organisation
ponctuelle, le Forum des associations étudiantes, qui
s’est formée à la session d’automne 2000, à l’appel
d’associations étudiantes indépendantes de la FECQ.
Dix-huit (18) associations ont réellement participé,
avec plus ou moins de succès, au boycott, dont trois
(3) étaient membres de la Fédération étudiante
collégiale (FECQ). Il nous semble donc tout à fait
absurde que la FECQ se voit remettre l’initiative de
ce mouvement.
Sur ce, l’ASSÉ1 invite les associations étudiantes à
dénoncer le contexte dans lequel s’est décidée
l’abolition de la Taxe à l’échec ainsi qu’à se
questionner sur le bien-fondé de cet appui aux Plan de
réussite, qui prendra malheureusement la forme d’un
appui de l’ensemble des étudiants et étudiantes
québécois-e-s.
Sources :
Geneviève Boyer Legault, Secrétaire à l’information de
l’ASSÉ
(514) 414-1216
Jérémie Duhamel, du Comité aux affaires académiques,
pédagogiques et des études avancées de l’ASSÉ
(514) 414-1216
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L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante
(ASSÉ) est un syndicat étudiant national qui regroupe,
à ce jour, les associations étudiantes des cégeps de
Maisonneuve, Sainte-Foy, Saint-Laurent et
Drummondville ainsi que les associations
universitaires des modules de Sociologie-UQÀM (premier
cycle) et de Droit (cycles supérieurs).
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Deuxième rencontre étudiante internationale
International Students Conference
Segundo encuentro internacional
http://rencontre.n3.net/
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