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------=_NextPart_001_00FF_01C13542.5F397800 Content-Type: text/plain; charset="utf-8" Content-Transfer-Encoding: quoted-printable *Non je parlais des atrocit=C3=A9s commises par le r=C3=A9gime, je vous = joins d'ailleurs tu m'en offres l'occasion les deux rapports = =C3=A9tablis par le Conseil National des Libert=C3=A9s en Tunisie (CNLT) = pour les appr=C3=A9cier. S'agissant du reportage que tu =C3=A9voques comme d'autre je l'ai vu, = mais j'ai plus =C3=A9t=C3=A9 interpell=C3=A9 par ce que je copie colle = ci dessous, tout en prenant acte de son d=C3=A9menti, j'ai adress=C3=A9 = une lettre le 28 ao=C3=BBt =C3=A0 l'int=C3=A9ress=C3=A9 pour obtenir des = =C3=A9claircissements. En cas de non r=C3=A9ponse je relancerais. = Personnellement je ne fais pas preuve de m=C3=A9nagement ou d'indulgence = envers des responsables et =C3=A9lus politiques selon leur couleur = politique. *Tout en restant "dans le sujet" sur un forum syndical, j'ai plus = =C3=A9t=C3=A9 choqu=C3=A9 par l'interview accord=C3=A9 de Djerba par = Mich=C3=A8le Alliot-Marie (MAM), Pr=C3=A9sidente du RPR, dans La Presse = de Tunisie du 17 ao=C3=BBt 2001 (le quotidien national francophone du = pouvoir) dont le titre est =C3=A9loquent : "Le miracle tunisien (formule de J. = Chirac maire de Paris en visite au palais de Carthage) tient =C3=A0 la = volont=C3=A9 des dirigeants et =C3=A0 la qualit=C3=A9 des Tunisiens". = Pas un mot sur les droits de l'homme ... MAM pr=C3=A9cise d'ailleurs qu'elle a eu l'occasion d'accompagner en = voyage en Tunisie J. Chirac =C3=A0 plusieurs reprises ... *Je pr=C3=A9f=C3=A8re la lecture de la tribune libre de Danielle = Mitterrand, Pr=C3=A9sidente de France Libert=C3=A9s dans Le Monde du 16 = ao=C3=BBt pour ceux qui l'aurait rat=C3=A9 : "Le peuple tunisien de la = souffrance =C3=A0 la r=C3=A9sistance" o=C3=B9 elle =C3=A9voque le combat = des d=C3=A9mocrates tunisiens qu'elle a =C3=A9t=C3=A9 rencontrer =C3=A0 = Tunis (ce qui a provoqu=C3=A9 la fureur du r=C3=A9gime qui s'est fendu = d'=C3=A9ditoriaux diffamatoires dans la presse qui lui est = d=C3=A9vou=C3=A9e) et la r=C3=A9pression qu'ils subissent : la torture = au Dakhilia, le minist=C3=A8re de l'int=C3=A9rieur ... et l'inertie des = gouvernements fran=C3=A7ais et europ=C3=A9ens. *Bien au contraire C. Josselin, Ministre de la Coop=C3=A9ration = fran=C3=A7ais en visite =C3=A0 Tunis d=C3=A9but juin, et C. Patten = commissaire europ=C3=A9en aux relations ext=C3=A9rieures en visite = =C3=A0 Tunis le 19 juin n'ont gu=C3=A8re apport=C3=A9 une contribution = notable =C3=A0 ce sujet ... l'accord d'association entre la Tunisie et l'UE pr=C3=A9voit une clause = sur le respect des droits de l'homme et de la d=C3=A9mocratie qui reste = lettre morte. Ca d=C3=A9pend aussi de la mobilisation dans nos organisations = respectives, =C3=A0 nous d=C3=A9mocrates fran=C3=A7ais et = europ=C3=A9ens, que les choses ne restent pas en l'=C3=A9tat et que nos = gouvernements agissent pour que le r=C3=A9gime tunisien respectent les = engagements internationaux auxquels il a souscrit. salutations anthony whitney -----Message d'origine----- De : Emmanuel Lyasse=C3=80 : Forum UNEF Date : mardi 4 septembre 2001 10:25 Objet : Re: [discussions] tunisie : p=C3=A9tition JM (jeux = m=C3=A9diterrann=C3=A9ens) Avez-vous cet =C3=A9t=C3=A9 les reportages =C3=A0 la t=C3=A9l=C3=A9 sur = les vacances de Delano=C3=A9 en Tunisie et les r=C3=A9ceptions que le = maire et le pr=C3=A9fet de Ben Ali =C3=A0 Bizerte organisaient pour lui = ? C'=C3=A9tait =C3=A9difiant. Est-ce que =C3=A7a fait partie du "beaucoup = =C3=A0 dire" =C3=A9voqu=C3=A9 ci-dessous. EL home =20 =20 =20 O=C3=B9 reside la verit=C3=A9: avec TAP ou avec AFP? Le Maire de Paris salue l'exp=C3=A9rience politique du = Pr=C3=A9sident Ben Ali TAP 09/08/2001 M. Bertrand Delano=C3=A9, S=C3=A9nateur et maire = de Paris, a exprim=C3=A9 les sentiments d'estime et de = consid=C3=A9ration qu'il porte au Pr=C3=A9sident Ben Ali, d=C3=A9clarant = : ''c'est un vrai militant qui est parvenu gr=C3=A2ce =C3=A0 son = exp=C3=A9rience politique et =C3=A0 sa clairvoyance =C3=A0 mettre en = place les fondements d'une marche r=C3=A9ussie, permettant =C3=A0 la = Tunisie de se d=C3=A9tacher des pays en voie de d=C3=A9veloppement et de = devenir un pays =C3=A9mergeant, o=C3=B9 il fait bon vivre''. Dans une d=C3=A9claration =C3=A0 la presse, = faite apr=C3=A8s avoir assist=C3=A9, mercredi soir, au spectacle = donn=C3=A9 par la chanteuse Mejda Erroumi, au Th=C3=A9=C3=A2tre de plein = air de Bizerte, M. Delano=C3=A9 s'est dit heureux de se trouver comme = chaque =C3=A9t=C3=A9 en Tunisie, pays de l'amour, de la libert=C3=A9 et = de la fraternit=C3=A9 qui respecte la cr=C3=A9ation, les cr=C3=A9ateurs, = la culture et ses hommes et les entoure d'une sollicitude = particuli=C3=A8re. Le Maire de Paris a =C3=A9galement exprim=C3=A9 = sa joie d'avoir assist=C3=A9 =C3=A0 ce spectacle artistique de = qualit=C3=A9, anim=C3=A9 par l'une de ses artistes favorites. Le maire de Paris d=C3=A9ment avoir fait = l'=C3=A9loge du pr=C3=A9sident tunisien Ben Ali AFP 10/08/2001 Le maire de Paris Bertrand Delano=C3=AB a = d=C3=A9menti vendredi aupr=C3=A8s de l'AFP avoir fait l'=C3=A9loge du = pr=C3=A9sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali, comme le rapportait = mercredi l'agence TAP (Tunis-Afrique-Presse). Le service de presse de M. Delano=C3=AB a = pr=C3=A9cis=C3=A9 que celui-ci, "pr=C3=A9sent en Tunisie dans un cadre = priv=C3=A9, n'a fait aucune d=C3=A9claration =C3=A0 caract=C3=A8re = politique". Par cons=C3=A9quent, Bertrand Delano=C3=AB, = actuellement en s=C3=A9jour priv=C3=A9 dans sa ville natale de Bizerte, = =C3=A0 60 Km au nord de Tunis, "d=C3=A9ment formellement les propos qui = lui ont =C3=A9t=C3=A9 pr=C3=AAt=C3=A9s par l'agence = Tunis-Afrique-Presse". Selon celle-ci, M. Delano=C3=AB avait = d=C3=A9clar=C3=A9 que le pr=C3=A9sident Ben Ali =C3=A9tait un "vrai = militant" parvenu "=C3=A0 mettre en place les fondements d'une marche = r=C3=A9ussie permettant =C3=A0 la Tunisie de se d=C3=A9tacher des pays = en d=C3=A9veloppement pour devenir un pays =C3=A9mergent, o=C3=B9 il = fait bon vivre". =20 =20 -------------------------------------------------------------------- = =20 Comit=C3=A9 de D=C3=A9fense du Professeur Moncef Ben Salem C.D.P.M.B Avec le soutien du professeur Laurent SCHWARTZ Prof Acad=C3=A9mique en math=C3=A9matique et Membre de = l'Acad=C3=A9mie des sciences -Paris - France Le 10/08/2001 Communiqu=C3=A9 Nous avons appris que le professeur Moncef BEN SALEM, ainsi = que son fils Abbes, ont d=C3=A9pos=C3=A9 une demande de passeport le = 30/07/01 =C3=A0 la cit=C3=A9 de police Mharza. Mais la police a = refus=C3=A9 de lui d=C3=A9livrer un accus=C3=A9 de r=C3=A9ception de sa = demande. Le professeur Moncef Ben Salem qui est chercheur = math=C3=A9maticien de renomm=C3=A9e internationale, fondateur et = ex-directeur du d=C3=A9partement de math=C3=A9matiques =C3=A0 = l'Universit=C3=A9 de Sfax et militant de la premi=C3=A8re heure contre = la dictature et la r=C3=A9pression en Tunisie, est pour la = =C3=A9ni=C3=A8me fois priv=C3=A9 de l'un de ces droits les plus = =C3=A9l=C3=A9mentaires. Nous appelons tous les d=C3=A9fenseurs des droits de l'homme = =C3=A0 agir rapidement afin que cette demande ne soit pas sans suite Nous avons appris =C3=A9galement que la surveillance = polici=C3=A8re (24h/24) a =C3=A9t=C3=A9 lev=C3=A9e depuis quelques jours = sans aucune explication de la part des autorit=C3=A9s tunisiennes. = Rappelons que le professeur Moncef Ben Salem, priv=C3=A9 de travail et = de circulation, est isol=C3=A9 du reste du monde et fait l'objet depuis = huit ans d'une pers=C3=A9cution syst=C3=A9matique et impitoyable de la = part des autorit=C3=A9s tunisiennes, et ce apr=C3=A8s avoir purg=C3=A9 = des peines de prison pour avoir d=C3=A9nonc=C3=A9 dans la presse le = pouvoir absolu et les atteintes graves aux libert=C3=A9s et aux droits = de l'Homme du r=C3=A9gime tunisien. Abbes BEN SALEM, =C3=A2g=C3=A9 de 16 ans, fils de Moncef BEN = SALEM, est l'illustration de la terrible souffrance provoqu=C3=A9e par = les agissements d'une machine polici=C3=A8re qui ne recule devant rien = pour semer la terreur. Tout est organis=C3=A9, une agression = (habill=C3=A9e en accident) contre ce jeune homme qui depuis cinq ans, = vit un cauchemar. En sombrant, tout d'abord, dans un coma, avec un = risque important d'amputation, puis des soins de plus en plus difficiles = =C3=A0 faire vu les contraintes et le harc=C3=A8lement de toute personne = se rapprochant du domicile de la famille Ben Salem, y compris les = soignants (m=C3=A9decins et infirmiers) ; Abbes vit une vraie = trag=C3=A9die. La personne qui a commis ce crime barbare sur un jeune de = 11 ans et sa m=C3=A8re devant une foule de passants et en plein = march=C3=A9, a =C3=A9t=C3=A9 lib=C3=A9r=C3=A9e apr=C3=A8s, seulement, = quelques jours de d=C3=A9tention malgr=C3=A9 le fait qu'il n'a jamais eu = de permis de conduire. Abbes BEN SALEM, est pass=C3=A9 par des moments tr=C3=A8s = durs : hospitalisation pour de longues dur=C3=A9es, des soins de plaies = n=C3=A9glig=C3=A9s, ce qui a provoqu=C3=A9 une infection et une = hospitalisation en r=C3=A9animation pendant plusieurs jours. En ce moment, Abbes BEN SALEM, vit des moments tragiques = =C3=A0 cause des s=C3=A9quelles provoqu=C3=A9es par ce terrible accident = : - deux articulations, genou et cheville, bloqu=C3=A9es. - Une = cicatrice importante au niveau de son membre inf=C3=A9rieur (Abbas = n'osant pas la montrer =C3=A0 ses amis) ; - Le tendon extenseur du gros = orteil n'est plus en fonction de le soulever, donc un orteil tombant ; - = Une diff=C3=A9rence de longueur des membres inf=C3=A9rieurs = n=C3=A9cessitant une ost=C3=A9osynth=C3=A8se. Derni=C3=A8rement, Abbes s'est rendu =C3=A0 l'h=C3=B4pital = de Sfax leur demandant de faire quelque chose pour lui afin = d'am=C3=A9liorer son =C3=A9tat de sant=C3=A9 en d=C3=A9gradation, = notamment au niveau de la mobilit=C3=A9 articulaire et de la greffe, = afin de pouvoir esp=C3=A9rer essayer oublier de longues et interminables = ann=C3=A9es de souffrance. H=C3=A9las, la r=C3=A9ponse =C3=A9tant, on = n'a rien de plus =C3=A0 vous faire. Sortant de l'h=C3=B4pital, les = larmes dans les yeux, il nous a contact=C3=A9 pour nous dire que son = dernier espoir est de quitter le pays afin d'entamer les soins = n=C3=A9cessaires et de trouver des solutions pour ses probl=C3=A8mes. BRAVO, un effort =C3=A0 continuer: En publiant le premier communiqu=C3=A9 du comit=C3=A9 de = d=C3=A9fense du professeur Moncef BEN SALEM, nous nous n'attendons pas = =C3=A0 cette r=C3=A9action rapide de la part des hommes de sciences, des = d=C3=A9fenseurs des droits de l'homme mais encore de s=C3=A9nateurs. = Bravo et merci pour votre d=C3=A9vouement.. C'est gr=C3=A2ce =C3=A0 = votre intervention que tout peut avancer et que l'on esp=C3=A8re rompre = le silence autour de ce long cauchemar qui a empoisonn=C3=A9 la vie de = la famille Ben Salem. Le Comit=C3=A9 de d=C3=A9fense du professeur Ben = Salem, lance un appel urgent =C3=A0 tous les chercheurs, universitaires = et intellectuels, plus particuli=C3=A8rement ; et tous les = d=C3=A9fenseurs des droits de l'Homme, plus g=C3=A9n=C3=A9ralement, afin = qu'ils se mobilisent et qu'ils agissent en faveur de Moncef ben Salem = pour =C3=A9pargner d'abord sa famille, qui s'est trouv=C3=A9e = impliqu=C3=A9e sans avoir commis de d=C3=A9lits autres que celui de = s'appeler ben Salem, ensuite, pour lui permettre de recouvrer ses droits = fondamentaux et notamment ceux permettant de travailler et de circuler = librement. Pour le Comit=C3=A9 de Soutien du professeur ben Salem=20 Dr. Ahmed AMRI=20 Paris le 10/08/01 = -------------------------------------------------------------------------= ---------------------------------------- Tel/fax: (33) 1 49 73 04 91. Portable: 06 11 59 13 74 = E-mail: cdpmb@yahoo.fr=20 Adresse comit=C3=A9: 102 Av de la paix. 94260 Fresnes - = France Adresse Prof. SCHWARTZ: 37 rue Pierre Nicole - 75006 Paris - = France -------------------------------------------------------------------- = =20 LTDH Ligue Tunisienne pour la d=C3=A9fense des Droits de = l=E2=80=99Homme=20 Tunis le 7 ao=C3=BBt 2001 Communiqu=C3=A9 La ligue a appris avec une grande consternation = l=E2=80=99agression perp=C3=A9tr=C3=A9e contre M Hichem Gribaa = l=E2=80=99une des figures connues du mouvement des droits humain et = l=E2=80=99ex -vice pr=C3=A9sident de la LTDH. c=E2=80=99est ainsi que = des agresseurs ont defenc=C3=A9 la porte de son bureau sis =C3=A0 la rue = de la Palestine en plein centre de la capitale ;ils ont d=C3=A9truit du = mat=C3=A9riel et ont vol=C3=A9 deux imprimantes, un fax, deux appareils = t=C3=A9l=C3=A9phoniques, une calculatrice, une machine =C3=A0 = =C3=A9crire et une serviette contenant des documents commerciaux et = juridiques .Ils ont =C3=A9galement dispers=C3=A9 le contenu des boites = d=E2=80=99archives. Notons que M Hichem Grib=C3=A0a est depuis quelque = temps l=E2=80=99objet d=E2=80=99une filature continue de la part de la = police, c=E2=80=99est pour cela que cette agression nocturne et cet acte = de vandalisme suscite plusieurs interrogations d=E2=80=99ailleurs M = Hichem Grib=C3=A0a a exprim=C3=A9 ces inqui=C3=A9tudes et ses = interrogations sur l=E2=80=99identit=C3=A9 des agresseurs et a mis en = cause certains responsables (...) La Ligue Tunisienne pour la d=C3=A9fense des Droits de = l=E2=80=99Homme d=C3=A9nonce fermement cette agression contre M Hichem = Grib=C3=A0a et consid=C3=A8re que ces agissements ill=C3=A9gaux = n=E2=80=99ont absolument aucun fondement et pourraient ouvrir la voie = =C3=A0 des d=C3=A9rapages dont les cons=C3=A9quences sont dangereuses et = incontr=C3=B4lables. La LTDH demande avec insistance de mettre fin a de = telle agression et de traduire les agresseurs quelle qu=E2=80=99en soit = l=E2=80=99identit=C3=A9 et la position devant la justice. Pour le comit=C3=A9 directeur Le pr=C3=A9sident Mokhtar Trifi -------------------------------------------------------------------- = =20 C.R.L.D.H. Tunisie Comit=C3=A9 pour le Respect des Libert=C3=A9s=20 et des Droits de l=E2=80=99Homme en Tunisie Paris, le 7 ao=C3=BBt 2001 Communiqu=C3=A9 Affaire Ben Sedrine Ma=C3=AEtre Radhia Nassraoui fait l=E2=80=99objet = d=E2=80=99une mesure d=E2=80=99interdiction=20 de visite scandaleusement arbitraire Quatre jours apr=C3=A8s le succ=C3=A8s de la journ=C3=A9e = =E2=80=9C portes ouvertes =E2=80=9D organis=C3=A9e le 3 ao=C3=BBt 2001 = au domicile de Mohamed Moadda par le bureau politique l=C3=A9gitime du = MDS (mouvement des d=C3=A9mocrates socialistes) en solidarit=C3=A9 avec = Sih=C3=A8m Ben Sedrine et Mohamed Moadda et quarante huit heures = apr=C3=A8s l=E2=80=99interview de Hamma Hammami sur la cha=C3=AEne = =E2=80=9C El Mustaquella =E2=80=9D, Ma=C3=AEtre Radhia Nassraoui, figure = embl=C3=A9matique du barreau et =C3=A9pouse de H. Hammami, a fait = l=E2=80=99objet, mardi 7 ao=C3=BBt 2001, d=E2=80=99une scandaleuse = provocation de la part du juge d=E2=80=99instruction charg=C3=A9 de = l=E2=80=99affaire de Sih=C3=A8m Ben Sedrine. Ce dernier lui a = refus=C3=A9 la d=C3=A9livrance d=E2=80=99un permis de visite =C3=A0 = Sih=C3=A8m Ben Sedrine actuellement d=C3=A9tenue =C3=A0 la prison des = femmes de La Manouba. Ma=C3=AEtre Radhia Nassraoui a vainement essay=C3=A9 de = convaincre le magistrat du bien fond=C3=A9 de sa demande et donc, du = caract=C3=A8re arbitraire de ce refus. Devant la d=C3=A9termination du = magistrat, Ma=C3=AEtre Nassraoui a d=C3=A9cid=C3=A9, en signe de = protestation, de ne pas quitter les lieux. Le b=C3=A2tonnier Ma=C3=AEtre = Bechir Essid, alert=C3=A9, s=E2=80=99est rendu en compagnie de deux = membres du Conseil Ma=C3=AEtres A. Ayadi et M.Hatfi aupr=C3=A8s du juge = d=E2=80=99instruction. Ce dernier leur a explicitement redit son refus = de d=C3=A9livrer =C3=A0 Ma=C3=AEtre Nassraoui l=E2=80=99autorisation de = visite. Ce refus scandaleux a =C3=A9t=C3=A9 confirm=C3=A9 par le = ministre de la Justice lui-m=C3=AAme =C3=A0 la suite de = l=E2=80=99intervention du B=C3=A2tonnier. A 14h30, le juge a menac=C3=A9 = de faire intervenir la police pour proc=C3=A9der =C3=A0 = l'=C3=A9vacuation de Ma=C3=AEtre Nassraoui ; le Conseil de = l=E2=80=99ordre a alors convaincu cette derni=C3=A8re de quitter le = bureau du magistrat tout en appelant d=E2=80=99urgence =C3=A0 une = assembl=C3=A9e g=C3=A9n=C3=A9rale extraordinaire des avocats pour le = mercredi 8 ao=C3=BBt 2001. En agissant de la sorte, le magistrat instructeur ne fait, = semble-t-il, qu=E2=80=99ex=C3=A9cuter les ordres du pouvoir qui tente, = par une telle provocation, d=E2=80=99intimider la d=C3=A9fense de = Sih=C3=A8m Ben Sedrine, donnant ainsi le signal d=E2=80=99un nouveau = bras de fer destin=C3=A9 =C3=A0 une reprise en main muscl=C3=A9e = d=E2=80=99une magistrature et d=E2=80=99un barreau. Rappelons que le = r=C3=A9cent soutien apport=C3=A9 par ces derniers au juge Yahiaoui avait = oblig=C3=A9 le gouvernement =C3=A0 r=C3=A9int=C3=A9gr=C3=A9 ce magistrat = pr=C3=A9c=C3=A9demment relev=C3=A9 de sa charge =C3=A0 la suite de ses = d=C3=A9clarations sur l'inf=C3=A9odation du syst=C3=A8me judiciaire = tunisien. Dans le m=C3=AAme temps, il est probable que les = autorit=C3=A9s esp=C3=A8rent que cette rodomontade =C3=A0 = l=E2=80=99=C3=A9gard de Radhia Nassraoui leur permettent = d=E2=80=99intimider la d=C3=A9fense de Sih=C3=A8m Ben Sedrine =C3=A0 un = moment o=C3=B9 le mouvement de solidarit=C3=A9 va se d=C3=A9veloppant = =C3=A0 l'int=C3=A9rieur du pays. Enfin, il n=E2=80=99est pas exclu que = cette mesure constitue aussi une mesure de r=C3=A9torsion =C3=A0 la = suite de la prestation t=C3=A9l=C3=A9vis=C3=A9e de Hamma Hammami, le = dimanche 5 ao=C3=BBt. Ce dernier contraint =C3=A0 la clandestinit=C3=A9 = depuis plus de trois ans, en m=C3=AAme temps que ses trois camarades, = Anouar Amroussia, Abdeljabbar Madouri et Samir Taamallah, a accord=C3=A9 = =C3=A0 la cha=C3=AEne =E2=80=9C El Mustequalla =E2=80=9D dirig=C3=A9e = par Hachemi Hamdi une longue interview. Quant au directeur de cette = cha=C3=AEne, il continue de faire l=E2=80=99objet d=E2=80=99une violente = campagne de presse en Tunisie, campagne d=C3=A9nonc=C3=A9e avec vigueur = par l=E2=80=99ensemble des d=C3=A9mocrates tunisiens. La situation de Sih=C3=A8m Ben Sedrine, objet de brimades = =C3=A0 l=E2=80=99occasion de la fouille qu'elle subie lors des visites = de ses avocats et de celle de M. Moadda, =C3=A0 pr=C3=A9sent priv=C3=A9e = de la visite de tout avocat, suscite un mouvement de sympathie et de = solidarit=C3=A9 de plus en plus large. Enfin, la mise =C3=A0 sac, dans la nuit du vendredi 3 au = samedi 4 ao=C3=BBt 2001, du bureau de Hichem Gribaa, = ex-vice-pr=C3=A9sident de la LTDH et signataire d'une p=C3=A9tition = lanc=C3=A9e le 20 mars 2001 par des d=C3=A9mocrates progressistes = constitue encore une autre preuve du climat r=C3=A9pressif que le = pouvoir entend faire r=C3=A9gner. Le CRLDHT d=C3=A9nonce cet acte de banditisme d=E2=80=99Etat = sur lequel nous aurons l=E2=80=99occasion de revenir et il = r=C3=A9it=C3=A8re =C3=A0 Ma=C3=AEtre Radhia Nassraoui = l=E2=80=99expression de son soutien dans l'attente des r=C3=A9sultats de = l=E2=80=99assembl=C3=A9e g=C3=A9n=C3=A9rale extraordinaire des avocats = du 8 ao=C3=BBt 2001. -------------------------------------------------------------------- = =20 V=C3=A9rit=C3=A9-Action A quand l=E2=80=99AMNISTIE GENERALE en Tunisie??? Firbourg, le 6 ao=C3=BBt 2001 La d=C3=A9ception ressentie apr=C3=A8s le discours du 25 = juillet du pr=C3=A9sident Ben Ali est unanime. Une pr=C3=A9tendue = le=C3=A7on sur la r=C3=A9publique qu=E2=80=99il est en train de violer = lui-m=C3=AAme dans sa pratique quotidienne du pouvoir. D=C3=A9ception = d=E2=80=99autant plus grande de voir le gouvernement tunisien se tourner = vers la r=C3=A9pression renforc=C3=A9e au lieu de se tourner vers = l=E2=80=99ouverture et le dialogue. A la place de l=E2=80=99amnistie g=C3=A9n=C3=A9rale = c=E2=80=99est l=E2=80=99intol=C3=A9rance g=C3=A9n=C3=A9rale qui marque = autant le discours que la pratique. La r=C3=A9incarc=C3=A9ration de = certains prisonniers lib=C3=A9r=C3=A9s dont r=C3=A9cemment M. Mohammed = Jeljeli, originaire de Tinja (Gouvernorat de Bizerte), le mercredi 1er = ao=C3=BBt 2001 est un exemple symbolique de la d=C3=A9termination du = gouvernement Ben Ali =C3=A0 aller en avant dans sa politique = d=E2=80=99emprisonnement arbitraire. En fait, les lions ne devraient pas = sortir de leurs cages. Et s=E2=80=99ils sortaient, il devraient y = revenir. C=E2=80=99est l=C3=A0 qu=E2=80=99on r=C3=A9alise qu=E2=80=99il = y a encore du chemin =C3=A0 faire pour que l=E2=80=99id=C3=A9e m=C3=AAme = d=E2=80=99une quelconque amnistie se d=C3=A9veloppe chez les preneurs = d=E2=80=99ordres en Tunisie. C=E2=80=99est aussi avec cet esprit = d=E2=80=99intol=C3=A9rance que Mme Sihem Ben Sedrine et M. Mohammed = Moada continuent =C3=A0 subir un emprisonnement de revanche. Et = c=E2=80=99est ainsi que des centaines de prisonniers tortur=C3=A9s, = =C3=A9puis=C3=A9s et d=C3=A9sesp=C3=A9r=C3=A9s durant des ann=C3=A9es = continuent =C3=A0 prouver au monde entier l=E2=80=99enterrement des = valeurs de la R=C3=A9publique sous le r=C3=A8gne du pr=C3=A9sident Ben = Ali. Le cas de M. Ali Laareyedh qui entame ces jours-ci ses douze = ann=C3=A9es d=E2=80=99isolement est un exemple parmi d=E2=80=99autres = qui attendent depuis de longues ann=C3=A9es d=E2=80=99arriver au bout du = tunnel sans fin para=C3=AEt-il. En fait, dans la logique du pouvoir tunisien et de ses = proches, l=E2=80=99amnistie g=C3=A9n=C3=A9rale ne peut =C3=AAtre que = partielle. Le dossier de =C2=AB la d=C3=A9mocratie =C2=BB = =C3=A9voqu=C3=A9e il y a quelques temps sur la TV7 n=E2=80=99=C3=A9tait = qu=E2=80=99une com=C3=A9die dont le but est de mobiliser = l=E2=80=99opinion publique autour d=E2=80=99une fausse d=C3=A9mocratie = fond=C3=A9e sur l=E2=80=99exclusion et le sens unique. Certains propos, = lors de ce d=C3=A9bat =C3=A9taient honteux et leur conception de = l=E2=80=99amnistie g=C3=A9n=C3=A9rale pousse vers l=E2=80=99extr=C3=AAme = exclusion. Apr=C3=A8s le discours du 25 juillet, l=E2=80=99on a = l=E2=80=99impression que le pouvoir a choisi de contrer la volont=C3=A9 = du peuple par tous les moyens possibles. Chose qui a =C3=A9t=C3=A9 = fortement d=C3=A9nonc=C3=A9e par la soci=C3=A9t=C3=A9 civile. = L=E2=80=99affaire du magistrat Mokhtar Yahyaoui a =C3=A9t=C3=A9 = gagn=C3=A9e gr=C3=A2ce =C3=A0 une forte r=C3=A9sistance et mobilisation = du corps magistral et toutes les composantes de la soci=C3=A9t=C3=A9 = civile. L=E2=80=99incarc=C3=A9ration de Mme Sihem Ben Sedrine, a de = m=C3=AAme mis le pouvoir en face de la volont=C3=A9 populaire au nom de = la loi. Tous les moyens sont l=C3=A9gitim=C3=A9es pour contrarier cette = volont=C3=A9. Allant de la manipulation =C3=A0 la force tel = l=E2=80=99attentat et l=E2=80=99agression contre Me Saida Akremi et les = avocats qui se sont regroup=C3=A9s devant la prison civile de la = Manouba, le 27 juillet 2001 pour soutenir Mme Ben Sedrine. Telles aussi = les nouvelles mesures d=E2=80=99encerclement dont fait l=E2=80=99objet = Dr. Moncef Marzouki et sa famille notamment apr=C3=A8s la = d=C3=A9claration de son nouvel parti. La d=C3=A9termination du pouvoir et de ses alli=C3=A9s soit = le RCD ( Rassemblement constitutionnel d=C3=A9mocratique) =C3=A0 imposer = par la force la candidature de Ben Ali aux =C3=A9lections = pr=C3=A9sidentielles de 2004, appuie la th=C3=A8se de la main forte que = le pouvoir est en train de suivre. Le fait de nier l=E2=80=99existence = de prisonniers politiques dans le pays et de consid=C3=A9rer les jambes = coup=C3=A9es d=E2=80=99un prisonnier comme =C3=A9tant le r=C3=A9sultat = de la n=C3=A9gligence et non de la torture (selon M. Sadok Chaabane) = repr=C3=A9sentent autant d=E2=80=99=C3=A9l=C3=A9ments qui soutiennent = l=E2=80=99id=C3=A9e que le pouvoir en Tunisie n=E2=80=99est pas encore = en mesure de mettre fin aux souffrances des tunisiens. V=C3=A9rit=C3=A9-Action observe avec beaucoup = d=E2=80=99inqui=C3=A9tude la situation actuelle des Droits de = l=E2=80=99homme en Tunisie et consid=C3=A8re que le pouvoir en place = comme adoptant une nouvelle d=C3=A9marche r=C3=A9pressive. La contre = offensive d=C3=A9clench=C3=A9e par le pouvoir autour du th=C3=A8me de = l=E2=80=99amnistie g=C3=A9n=C3=A9rale a pour seul objectif de confirmer = la th=C3=A8se d=E2=80=99une amnistie partielle. Chose que nous = d=C3=A9non=C3=A7ons et consid=C3=A9rons comme atteinte grave aux = principes et valeurs des Droits de l=E2=80=99homme. V=C3=A9rit=C3=A9-Action appelle =C3=A0 cette occasion toutes = les forces vives et les organisations internationales =C3=A0 se = mobiliser autour de l=E2=80=99AMNISTIE GENERALE sans exclusion ni = discrimination et r=C3=A9clame: 1- la lib=C3=A9ration imm=C3=A9diate de Mme Sihem Ben = Sedrine et de M. Mohammed Moada ainsi que tous les prisonniers = politiques et d=E2=80=99opinion par la promulgation d=E2=80=99une loi = d=E2=80=99amnistie g=C3=A9n=C3=A9rale 2- l=E2=80=99arr=C3=AAt des mesures de = r=C3=A9incarc=C3=A9ration arbitraires et d=E2=80=99agressions envers les = opposants et les militants des droits de l=E2=80=99homme 3- Et l=E2=80=99ind=C3=A9pendance de la magistrature en = Tunisie Pour V=C3=A9rit=C3=A9-Action Elafif GHANMI Pr=C3=A9sident -------------------------------------------------------------------- = =20 AFP=20 Le pr=C3=A9sident tunisien annonce une r=C3=A9forme du = Conseil de la magistrature AFP-Tunis, 06 ao=C3=BBt 2001 Le pr=C3=A9sident tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a = annonc=C3=A9 lundi son intention de r=C3=A9former la composition = contest=C3=A9e du Conseil sup=C3=A9rieur de la magistrature et promis = d'am=C3=A9liorer le statut mat=C3=A9riel et professionnel des juges. Lors d'une r=C3=A9union p=C3=A9riodique du Conseil = sup=C3=A9rieur de la magistrature, le pr=C3=A9sident Ben Ali a = charg=C3=A9 un comit=C3=A9 de r=C3=A9fl=C3=A9chir sur le statut de = magistrats au sein de ce conseil dans le cadre d'un projet de loi = destin=C3=A9 =C3=A0 relever le nombre de ses membres =C3=A9lus. Cr=C3=A9e et pr=C3=A9sid=C3=A9 par M. Ben Ali, ce conseil = est actuellement compos=C3=A9 de onze membres, parmi lesquels deux = seulement sont =C3=A9lus, les neuf autres =C3=A9tant d=C3=A9sign=C3=A9s = par le chef de l'Etat. La composition et le r=C3=B4le de cette instance ont = focalis=C3=A9 les critiques sur le fonctionnement et l'ind=C3=A9pendance = de la justice en Tunisie dans la foul=C3=A9e de l'affaire du juge = Mokhtar Yahyaoui. Ce haut magistrat s'est bruyamment insurg=C3=A9 contre = "l'absence totale d'ind=C3=A9pendance" de la magistrature dans une = lettre ouverte adress=C3=A9e le 6 juillet au pr=C3=A9sident Ben Ali, en = sa qualit=C3=A9 de pr=C3=A9sident du Conseil sup=C3=A9rieur de la = magistrature. M. Yahyaoui, dont la lettre ouverte a suscit=C3=A9 une large = adh=C3=A9sion en Tunisie et =C3=A0 l'=C3=A9tranger, d=C3=A9non=C3=A7ait = le "harc=C3=A8lement" et les "intimidations dont les juges sont l'objet, = et demandait une action urgente pour les "lib=C3=A9rer de la tutelle" = afin de permettre "l'=C3=A9panouissement des libert=C3=A9s = constitutionnelles". L'Association tunisienne des magistrats a soutenu ce juge, = qui avait =C3=A9t=C3=A9 d'abord r=C3=A9voqu=C3=A9 et priv=C3=A9 de son = salaire, puis r=C3=A9int=C3=A9gr=C3=A9 le 2 ao=C3=BBt suite au report = sine die d'un conseil de discipline pr=C3=A9vu le m=C3=AAme jour. Sans mentionner explicitement le magistrat dissident, le = pr=C3=A9sident Ben Ali, dont le discours est rapport=C3=A9 par l'agence = tunisienne TAP, a d=C3=A9fendu l'ind=C3=A9pendance de la justice et = rejet=C3=A9 les critiques contre les magistrats tunisiens. "Autant nous oeuvrons =C3=A0 la cons=C3=A9cration effective = de l'ind=C3=A9pendance de la magistrature (...), autant nous n'admettons = pas que quiconque mette en doute l'ind=C3=A9pendance et = l'int=C3=A9grit=C3=A9 de nos magistrats", a-t-il d=C3=A9clar=C3=A9, = avertissant que "l'appartenance politique ou la position sociale de qui = que ce soit ne le mettent pas au-dessus de la loi, ni hors d'atteinte de = la justice". Cette mise en garde du pr=C3=A9sident Ben Ali vise = vraisemblablement ses opposants politiques qui ont =C3=A9t=C3=A9 = nombreux =C3=A0 critiquer le manque d'ind=C3=A9pendance des magistrats, = avant m=C3=AAme l'=C3=A9clatement de l'affaire Yahyaoui. Parmi ces derniers, figurent le Dr Moncef Marzouki, = ex-pr=C3=A9sident de la Ligue des droits de l'Homme (LTDH) qui vient de = cr=C3=A9er le parti du "Congr=C3=A8s pour la R=C3=A9publique", Mohamed = Charfi, ancien ministre pass=C3=A9 dans l'opposition, ou encore la = journaliste emprisonn=C3=A9e Sihem Bensedrine. Lundi, le pr=C3=A9sident Ben Ali a promis une "attention = particuli=C3=A8re" pour "l'am=C3=A9lioration des conditions de travail" = et du statut socio-professionnel des magistrats, =C3=A9voquant notamment = les salaires, le logement et la formation. Le chef de l'Etat tunisien a enfin affirm=C3=A9 son souci de = "garantir l'ind=C3=A9pendance de la magistrature" et =C3=A9voqu=C3=A9 = les r=C3=A9formes introduites dans le domaine de la justice depuis son = arriv=C3=A9e au pouvoir le 7 novembre 1987. M. Ben Ali, qui ach=C3=A8ve en 2004 un 3=C3=A8me et en = principe, dernier mandat =C3=A0 la pr=C3=A9sidence, est sollicit=C3=A9 = par ses partisans pour un 4=C3=A8me mandat, non pr=C3=A9vu par la = Constitution. -------------------------------------------------------------------- = =20 Ligue Tunisienne de D=C3=A9fense des Droits de l'Homme Association Tunisienne des = Femmes D=C3=A9mocrates Association Tunisienne des Jeunes Avocats=20 =20 D=C3=A9claration commune Cela suffit! Les associations signataires, au vu de l'article, comme = d'habitude anonyme, publi=C3=A9 par le quotidien tunisien "Achourouk" en = date du 1er ao=C3=BBt 2001 sous le titre "La Tunisie n'est pas =C3=A0 = vendre", et consid=C3=A9rant ce que cet article colporte comme = diffamations, insultes et accusations de trahison adress=C3=A9s aux = militants tunisiens des droits de l'homme:=20 a.. M. Mohamed Charfi, pr=C3=A9sident d'honneur de la = Ligue Tunisienne de D=C3=A9fense des Droits de l'Homme et ancien = ministre,=20 b.. M. Khemaies Ksila, secr=C3=A9taire g=C3=A9n=C3=A9ral = de Ligue Tunisienne de D=C3=A9fense des Droits de l'Homme,=20 c.. Ma=C3=AEtre Mohamed Nejib Hosni, avocat et membre du = Conseil National des Libert=C3=A9s,=20 d.. Mme Khadija Cherif, membre du comit=C3=A9 directeur = de l'Association Tunisienne des Femmes D=C3=A9mocrates,=20 e.. Ma=C3=AEtre Chawki Tabib, pr=C3=A9sident de = l'Association Tunisienne des Jeunes Avocats et de l'Organisation Arabe = des Jeunes Avocats,=20 f.. Ma=C3=AEtre Radhia Nasraoui, avocate et ex-membre du = Conseil de l'Ordre National des Avocats de Tunisie,=20 g.. M. Kamel Jendoubi, pr=C3=A9sident du Comit=C3=A9 = pour le Respect des Libert=C3=A9s et des Droits de l'Homme (CRLDH),=20 h.. M. Khemaies Chammari, militant des droits de l'homme = et ex-d=C3=A9put=C3=A9 au parlement;=20 1.. D=C3=A9clarent leur conviction que ces articles non = sign=C3=A9s attestent de la lachet=C3=A9 de leurs auteurs et de leur = incapacit=C3=A9 =C3=A0 assumer les responsabilit=C3=A9s politiques et = historiques de leurs actes,=20 2.. Expriment leur d=C3=A9nonciation et leur indignation = de la poursuite de telles campagnes de presse, viles et de bas niveau, = contre des militants et des responsables d'associations tunisiennes = ind=C3=A9pendantes, exprimant librement leurs opinions et refusant = d'=C3=AAtre l'instrument de propagande de qui que ce soit,=20 3.. Attribuent au pouvoir politique la = responsabilit=C3=A9 de la recrudescence de ces campagnes et de la = d=C3=A9gradation du niveau du d=C3=A9bat politique dans le pays et dont = l'une des manifestations la plus marquante a =C3=A9t=C3=A9 = illustr=C3=A9e par les termes scandaleux par lesquels M. Sadok Chaabane, = membre du gouvernement, a qualifi=C3=A9 Mme Dani=C3=A8le Mitterand au = cours d'un r=C3=A9cent d=C3=A9bat t=C3=A9l=C3=A9vis=C3=A9,=20 4.. En appelent =C3=A0 l'autorit=C3=A9 judiciaire afin = qu'elle assume pleinement son r=C3=B4le dans la d=C3=A9fense des = personnes contre toute atteinte, d'o=C3=B9 qu'elle vienne, d'autant que = la poursuite de telles campagnes est de nature =C3=A0 semer, de = fa=C3=A7on pr=C3=A9occupante, la discorde entre les tunisiens.=20 Pour la Ligue Tunisienne de D=C3=A9fense des Droits de = l'Homme Mokhtar Trifi=20 =20 Pour Association Tunisienne des Femmes D=C3=A9mocrates = Bochra Belhaj Hmida=20 =20 Pour l'Association Tunisienne des Jeunes Avocats Chawki = Tabib=20 =20 -------------------------------------------------------------------- = =20 CPR Congr=C3=A8s pour la R=C3=A9publique=20 R=C3=A9tablissement de la ligne t=C3=A9l=C3=A9phonique de Dr = Mokhles Marzouki Faisant suite =C3=A0 notre appel du 31/07 concernant les = nouvelles mesures repressives contre Dr. Moncef Marzouki Pr=C3=A9sident = du Congr=C3=A8s pour la R=C3=A9publique et ses proches, nous informons = nos concitoyens que la ligne t=C3=A9l=C3=A9phonique de Dr Mokhles = Marzouki a =C3=A9t=C3=A9 r=C3=A9tablie. Nous remercions toutes les = organisations et les personnalit=C3=A9s qui se sont intervenues dans = cette affaire et nous les appelons =C3=A0 continuer =C3=A0 faire leur = pression sur le r=C3=A9gime tunisien pour qu'il mette fin aux nombreuses = mesures de r=C3=A9pression et du harcelement que subit Dr. Moncef = Marzouki et tous les hommes et femmes libres de notre pays. Merci pour = votre solidarit=C3=A9. Imad DAIMI Membre du Congr=C3=A8s pour la R=C3=A9publique -------------------------------------------------------------------- = =20 Tunisie Gestes inattendus Vent de libert=C3=A9 ou calcul politique? Un juge rebelle soudain pardonn=C3=A9, un d=C3=A9bat sur les = droits de l'homme =C3=A0 la t=C3=A9l=C3=A9vision: il y a quelque chose = de neuf en r=C3=A9publique de Tunisie. En apparence au moins... Par Agnes Gorissen=20 De paria menac=C3=A9 des pires sanctions il y a quelques = jours, Mokhtar Yahyaoui est soudain redevenu un juge fr=C3=A9quentable = en Tunisie: il a =C3=A9t=C3=A9 r=C3=A9int=C3=A9gr=C3=A9 dans ses = fonctions de magistrat, a r=C3=A9cup=C3=A9r=C3=A9 son salaire, et son = passage devant le conseil de discipline a =C3=A9t=C3=A9 report=C3=A9 = sine die. L'homme avait pourtant jet=C3=A9 un sacr=C3=A9 pav=C3=A9 = dans la mare: le 6 juillet, il avait adress=C3=A9 une lettre ouverte au = chef de l'Etat, Zine El Abidine Ben Ali, o=C3=B9 il protestait contre = l'absence totale d'ind=C3=A9pendance de la magistrature du pays et = d=C3=A9non=C3=A7ait la tutelle d'une minorit=C3=A9 d'opportunistes et de = courtisans sur l'appareil judiciaire. Une semaine plus tard, il =C3=A9tait suspendu de ses = fonctions et priv=C3=A9 de son salaire pour avoir viol=C3=A9 ses = obligations de r=C3=A9serve et port=C3=A9 atteinte au prestige du corps = auquel il appartient. Il avait en outre =C3=A9t=C3=A9 sali par les = autorit=C3=A9s, qui avaient parl=C3=A9 de ranc=C5=93ur du juge = apr=C3=A8s un proc=C3=A8s perdu et avaient voulu le discr=C3=A9diter en = l'accusant d'avoir bless=C3=A9 une personne dans un accident de la = circulation alors qu'il conduisait un v=C3=A9hicule non assur=C3=A9 - = Mokhtar Yahyaoui avait d=C3=A9pos=C3=A9 plainte pour diffamation le 28 = juillet. Quelques jours plus tard =C3=A0 peine, tout cela semble donc = oubli=C3=A9. Et il en irait ainsi, dit le magistrat lui-m=C3=AAme, parce = qu'il en a fait la demande. Une petite brise de libert=C3=A9 en Tunisie? Il se fait que, = cette semaine aussi, plus pr=C3=A9cis=C3=A9ment mardi soir, la = t=C3=A9l=C3=A9vision publique organisait un d=C3=A9bat de plus de deux = heures sur les droits de l'homme. On y a parl=C3=A9 des d=C3=A9boires de = la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), de l'ind=C3=A9pendance = de la justice et de l'information. Une r=C3=A9volution en soi. A = laquelle le succ=C3=A8s de la t=C3=A9l=C3=A9vision priv=C3=A9e = Al-Moustakillah, qui =C3=A9met depuis Londres des =C3=A9missions = tr=C3=A8s critiques, n'est sans doute pas =C3=A9tranger... Le d=C3=A9bat de mardi, lui, a =C3=A9t=C3=A9 =C2=AB doux = =C2=BB : aucun dossier chaud n'a =C3=A9t=C3=A9 abord=C3=A9, ni celui du = juge Yahyaoui (pas encore r=C3=A9solu =C3=A0 ce moment-l=C3=A0), ni ceux = de Sihem Ben S=C3=A9drine, journaliste et militante des droits de = l'homme, ou de l'opposant Mohamed Mouada, tous deux en prison; aucun = repr=C3=A9sentant de la LTDH n'avait =C3=A9t=C3=A9 invit=C3=A9; les = intervenants abondaient largement dans le m=C3=AAme sens, estimant la = Tunisie sur la bonne voie et soulignant l'importance d'une presse libre. En filigrane, le scrutin pr=C3=A9sidentiel Reste =C3=A0 = savoir si la presse est libre. Pas plus tard que mercredi, le Parti = d=C3=A9mocratique progressiste (PDP) d=C3=A9non=C3=A7ait la saisie = d=C3=A9guis=C3=A9e de sa revue hebdomadaire - les copies n'auraient = =C3=A9t=C3=A9 d=C3=A9pos=C3=A9es que dans un seul point de vente du = pays. Le parti pr=C3=A9cisait que ce num=C3=A9ro =C3=A9tait = consacr=C3=A9 =C3=A0 la r=C3=A9volte du juge Yahyaoui et =C3=A0 = l'=C3=A9lection pr=C3=A9sidentielle. C'est sans doute l=C3=A0 que =C3=A7a coince. Depuis quelques = temps, des bruits circulaient sur un possible amendement constitutionnel = qui permettrait au pr=C3=A9sident Ben Ali de se pr=C3=A9senter pour un = quatri=C3=A8me mandat en 2004 - la Constitution en pr=C3=A9voit trois au = maximum. Or, le PDP est la seule des six formations d'opposition = l=C3=A9galement reconnue (en plus des mouvements non reconnus) =C3=A0 = s'=C3=AAtre prononc=C3=A9e contre un tel amendement et m=C3=AAme =C3=A0 = parler de man=C5=93uvre du pouvoir. Alors, Yahyaoui et le d=C3=A9bat t=C3=A9l=C3=A9vis=C3=A9, = r=C3=A9elle ouverture ou calcul politique pour =C2=AB faire avaler = =C2=BB un quatri=C3=A8me mandat? = -------------------------------------------------------------------------= Le Soir, Bruxelles, Belgique, =C3=A9dition du 3 a=C3=B4ut = 2001 -------------------------------------------------------------------- = =20 L'opposante Sihem Bens=C3=A9drine, arr=C3=AAt=C3=A9e le 26 = juin, s'attaque =C3=A0 Ben Ali comme =C3=A0 un vampire:=20 Elle met en lumi=C3=A8re la corruption du r=C3=A9gime = tunisien pour y mettre fin La =C2=ABstrat=C3=A9gie Dracula=C2=BB* Par Taoufik Ben Brik** Elle appelle =C3=A7a la =C2=ABstrat=C3=A9gie Dracula=C2=BB: = si l'on expose un vampire =C3=A0 la lumi=C3=A8re, il meurt. Sihem = Bens=C3=A9drine pense que c'est la m=C3=AAme chose pour le r=C3=A9gime = affairiste en Tunisie: en mettant au grand jour les agissements de Ben = Ali et de son entourage imm=C3=A9diat, elle esp=C3=A8re y mettre fin. = Elle est le porte-parole du Conseil national pour les libert=C3=A9s en = Tunisie, la matrice de toutes les structures rebelles dans le pays. Elle = est directrice de Kalima, une publication en ligne. Elle g=C3=A8re la = maison d'=C3=A9ditions Alo=C3=A8s, un lieu de rencontre essentiel pour = l'opposition. Elle est derri=C3=A8re pratiquement toutes les = initiatives. C'est une =C2=ABfemme chiante=C2=BB, qui t'emp=C3=AAche de = faire la sieste. Mi-juin, elle =C3=A9tait l'invit=C3=A9e d'El Moustaqille = (L'Ind=C3=A9pendante), une cha=C3=AEne arabe par satellite dont les = studios se trouvent =C3=A0 Londres, pour l'=C3=A9mission le Grand = Maghreb, essentiellement consacr=C3=A9e =C3=A0 la Tunisie. L'animateur, = Louhe=C3=AFr Latif, n'invite que des t=C3=AAtes d'affiche = =C2=ABhard=C2=BB. Personne n'avait pr=C3=A9vu l'irruption de cette = t=C3=A9l=C3=A9 de boy-scouts. Tout d'un coup, au printemps 2001, elle a = fait son apparition dans un monde qui s'appuie sur l'omert=C3=A0. Les = Tunisiens commencent =C3=A0 entendre un discours impertinent =C3=A0 = l'encontre de leur Pr=C3=A9sident. Lui qui s'est comport=C3=A9 en = pharaon, voil=C3=A0 qu'on parle de lui comme d'un sous-homme. Il croyait = avoir insuffl=C3=A9 la peur pour l'=C3=A9ternit=C3=A9. Et soudain, des = Tunisiens parmi les Tunisiens d=C3=A9filent, divulguent et = t=C3=A9moignent avec des mots qui sapent l'autorit=C3=A9. Parler de la sorte d'un dieu roi, qui r=C3=A9gna sans = partage quatorze ann=C3=A9es durant, est un spectacle qui te donne des = frissons, la chair de poule. =C2=ABBen Ali est un ca=C3=AFd de quartier. = Un ca=C3=AFd. Comment il r=C3=A9gna? Avec "le respect"! Et si les petits = morveux du quartier viennent lui cracher dessus, c'en est fini de son = autorit=C3=A9.=C2=BB Gr=C3=A2ce =C3=A0 el Moustaqilla, cette lucarne qui = s'ouvre chaque dimanche dans chaque foyer, Sihem a fait un tabac. Les = Tunisiens, jusqu'aux confins, dans les banlieues = d=C3=A9sh=C3=A9rit=C3=A9es, ont d=C3=A9couvert un visage porteur de = leurs protestations, de leurs espoirs. Elle cr=C3=A8ve l'=C3=A9cran. Elle est belle. Et elle parle = pour de vrai. Sihem a atteint le c=C5=93ur des Tunisiens. Ils sont = d'accord avec elle. L=C3=A0, Ben Ali n'est plus d'accord. Il r=C3=A9agit = comme quelqu'un qui est piqu=C3=A9 au vif. Le 26 juin, Sihem a = =C3=A9t=C3=A9 litt=C3=A9ralement kidnapp=C3=A9e =C3=A0 l'a=C3=A9roport = de Carthage, la porte d'Alcatraz, et jet=C3=A9e dans la prison pour = femmes de la Manouba, une banlieue de Tunis. Elle a =C3=A9t=C3=A9 = bri=C3=A8vement entendue le 5 juillet par un juge d'instruction qui = d=C3=A9cide de la maintenir en d=C3=A9tention pour =C2=ABdiffusion de = fausses nouvelles de nature =C3=A0 troubler l'ordre public=C2=BB... Normal! Sihem a franchi la ligne Maginot. Tout le monde = parle de corruption... Vaguement, dans l'abstrait. Elle, en revanche, a = mouft=C3=A9. Elle a donn=C3=A9 des noms. Elle a cit=C3=A9 =C2=AB=C3=A0 = la barre=C2=BB, le fr=C3=A8re de Le=C3=AFla, la seconde femme de Ben = Ali, Moncef Trabelsi, un membre =C3=A9minent des sept familles qui = pillent la Tunisie. Cet acte de bravoure qui =C3=A9tait inimaginable il = y a six mois, s'=C3=A9tend rapidement en exemple. Un fr=C3=A9missement = de dignit=C3=A9 a gagn=C3=A9 la Tunisie silencieuse. =C2=ABTous se sont = d=C3=A9couvert - par on ne sait quel sortil=C3=A8ge - des = couilles!=C2=BB, dit Sofia Farhat, une f=C3=A9ministe. Le 6 juillet, = Mokhtar Yahyaoui, un jusque-l=C3=A0 =C2=ABbon p=C3=A8re de = famille=C2=BB, sort du rang et du calme, conscient qu'il ne peut plus se = taire sur la =C2=ABsituation catastrophique=C2=BB de la magistrature, = due =C3=A0 l'absence totale d'ind=C3=A9pendance. Une rupture historique. Effet Sihem Bens=C3=A9drine ou = th=C3=A9orie des dominos? Qu'importe! On voit d=C3=A8s lors se dessiner = un nouveau champ de bataille: rendre justice =C3=A0 la Justice. ------------------------------------------------------------ * Lib=C3=A9ration du vendredi 27 juillet 2001 ** Taoufik Ben Brik est journaliste. Dernier ouvrage paru: =C2=ABle Rire de la baleine=C2=BB = (Seuil, 2000) -------------------------------------------------------------------- = =20 Reporters sans fronti=C3=A8res 5, rue Geoffroy-Marie 75009 Paris - France T=C3=A9l (33) 1 44 83 84 84 Fax (33) 1 45 23 11 51 02 ao=C3=BBt 2001 Tunisie Du 2 au 15 septembre 2001, Tunis accueille les Jeux = m=C3=A9diterran=C3=A9ens =C3=80 un mois de l'ouverture des Jeux = m=C3=A9diterran=C3=A9ens qui auront lieu =C3=A0 Tunis du 2 au 15 = septembre 2001, Reporters sans fronti=C3=A8res lance plusieurs actions = pour sensibiliser l'opinion publique et les organisations sportives aux = violations des droits de l'homme commises par le r=C3=A9gime du = pr=C3=A9sident Ben Ali. Vingt-trois pays assisteront =C3=A0 cette quatorzi=C3=A8me = session des Jeux m=C3=A9diterran=C3=A9ens qui regroupe 23 disciplines = sportives. En 23 points, Reporters sans fronti=C3=A8res (RSF) esquisse = le portrait du r=C3=A9gime de Ben Ali. "Pour ses propres Jeux = m=C3=A9diterran=C3=A9ens, Ben Ali va se surpasser", pronostique le = journaliste et opposant Taoufik Ben Brik qui a tenu, lui aussi, =C3=A0 = souhaiter la bienvenue aux sportifs dans le "pays aux 23 disciplines": = ex=C3=A9cutions sommaires, torture g=C3=A9n=C3=A9ralis=C3=A9e, chasse = =C3=A0 l'homme, etc. - Dans une lettre adress=C3=A9e aux responsables des 23 = Comit=C3=A9s olympiques des pays participant =C3=A0 ces rencontres = sportives, Reporters sans fronti=C3=A8res rappelle que la Tunisie viole = r=C3=A9guli=C3=A8rement les droits de l'homme et les invite =C3=A0 faire = connaissance avec la face cach=C3=A9e du pays de Ben Ali. - Reporters sans fronti=C3=A8res lance un site Internet = d'information sur la situation des droits de l'homme en Tunisie =C3=A0 = l'adresse http://www.2001tunis.com/, alors que le site officiel des Jeux = m=C3=A9diterran=C3=A9ens est h=C3=A9berg=C3=A9 =C3=A0 l'adresse = www.tunis2001.com. En r=C3=A9ponse =C3=A0 la promotion faite par le = r=C3=A9gime, Reporters sans fronti=C3=A8res y souligne en 23 points la = part d'ombre de la Tunisie de Ben Ali, propose aux internautes de signer = une p=C3=A9tition et invite le public =C3=A0 t=C3=A9moigner des = violations des droits de l'homme en Tunisie. - Une banni=C3=A8re Internet cr=C3=A9=C3=A9e = sp=C3=A9cialement par l'agence Alice montre la mascotte de ces Jeux = m=C3=A9diterran=C3=A9ens alternativement libre puis emprisonn=C3=A9e = avec le message: "Tunis 2001, ses Jeux m=C3=A9diterran=C3=A9ens "qui se = transforme en" Tunis 2001, ses Jeux m=C3=A9diterran=C3=A9ens, ses = ge=C3=B4les ". (Ce bandeau pr=C3=A9vu pour circuler sur diff=C3=A9rents = sites Internet est disponible au format: 468 x 60 pixels). - L'=C3=A9dition de septembre de la lettre mensuelle de = Reporters sans fronti=C3=A8res titrera sur "Ben Ali. Attention! = Pr=C3=A9dateur de la libert=C3=A9 de la presse". Sous forme d'affiche, = ce document bilingue (fran=C3=A7ais-anglais) sera adress=C3=A9, =C3=A0 = la veille des Jeux m=C3=A9diterran=C3=A9ens, aux adh=C3=A9rents et amis = de Reporters sans fronti=C3=A8res, =C3=A0 la presse = sp=C3=A9cialis=C3=A9e et aux journalistes sportifs. Cette =C3=A9dition de rentr=C3=A9e de la lettre mensuelle = sera exceptionnellement accompagn=C3=A9e d'une affichette = pr=C3=A9sentant les 23 points noirs du r=C3=A9gime tunisien et invitant = le public =C3=A0 s'informer sur http://www.2001tunis.com/ Le visuel, r=C3=A9alis=C3=A9 par l'agence Alice, = pr=C3=A9sente un gymnaste aux anneaux accompagn=C3=A9 du message : = "C'est s=C3=BBr que pendant qu'on regarde le gars aux anneaux, on voit = moins tous ceux derri=C3=A8re les barreaux ". Trois journalistes sont actuellement emprisonn=C3=A9s en = Tunisie pour avoir voulu faire leur m=C3=A9tier. Sihem Bensedrine, = directrice du magazine en ligne Kalima, secr=C3=A9taire = g=C3=A9n=C3=A9rale de l'Observatoire pour la d=C3=A9fense de la = libert=C3=A9 de la presse, de l'=C3=A9dition et de la cr=C3=A9ation = (OLPEC, affili=C3=A9e au r=C3=A9seau international de RSF) et = porte-parole du Conseil national pour les libert=C3=A9s en Tunisie = (CNLT) est emprisonn=C3=A9e suite =C3=A0 une intervention dans "Le Grand = Maghreb", sur Al Mustaquilla, t=C3=A9l=C3=A9vision arabe bas=C3=A9e = =C3=A0 Londres, le 17 juin, o=C3=B9 elle =C3=A9voquait la corruption en = Tunisie. Elle avait =C3=A9t=C3=A9 arr=C3=AAt=C3=A9e d=C3=A8s son retour = en Tunisie, le 26 juin, =C3=A0 l'a=C3=A9roport de Tunis-Carthage puis = incarc=C3=A9r=C3=A9e =C3=A0 la prison de la Manouba. Ses nombreux = avocats ont demand=C3=A9, =C3=A0 plusieurs reprises, sa lib=C3=A9ration = provisoire, en vain. Reporters sans fronti=C3=A8res, qui a = derni=C3=A8rement occup=C3=A9 les locaux de l'Office national du = tourisme tunisien =C3=A0 Paris et distribu=C3=A9 des tracts informant le = public de la situation de Sihem Bensedrine, entend poursuivre ses = actions jusqu'=C3=A0 la lib=C3=A9ration de la journaliste. Deux = journalistes d'ob=C3=A9dience islamiste sont emprisonn=C3=A9s depuis dix = ans. Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr, organe = officieux du mouvement islamiste Ennahda, a =C3=A9t=C3=A9 = arr=C3=AAt=C3=A9 en janvier 1991 puis condamn=C3=A9 =C3=A0 seize ans de = prison. Abdellah Zouari, =C3=A9galement collaborateur d'Al Fajr, a = =C3=A9t=C3=A9 arr=C3=AAt=C3=A9 le 12 avril 1991, et condamn=C3=A9 =C3=A0 = onze ans de prison. Virginie Locussol (moyen-orient@rsf.org / = middle-east@rsf.org)=20 Bureau Maghreb et Moyen-orient / North Africa and = Middle-East desk =C2=8B=20 ------=_NextPart_001_00FF_01C13542.5F397800 Content-Type: text/html; charset="utf-8" Content-Transfer-Encoding: quoted-printable *Non je parlais des atrocités = commises=20 par le régime, je vous joins d'ailleurs tu m'en offres l'occasion = les=20 deux rapports établis par le Conseil National des Libertés = en=20 Tunisie (CNLT) pour les apprécier.S'agissant du reportage que tu = évoques=20 comme d'autre je l'ai vu, mais j'ai plus été = interpellé par=20 ce que je copie colle ci dessous, tout en prenant acte de son = démenti,=20 j'ai adressé une lettre le 28 août à=20 l'intéressé pour obtenir des éclaircissements. En = cas de=20 non réponse je relancerais. Personnellement je ne fais pas preuve = de=20 ménagement ou d'indulgence envers des responsables et élus = politiques selon leur couleur politique.*Tout en restant "dans le = sujet" sur=20 un forum syndical, j'ai plus été choqué par = l'interview=20 accordé de Djerba par Michèle Alliot-Marie (MAM),=20 Présidente du RPR, dans La Presse de Tunisie du 17 août = 2001 (le=20 quotidien national francophone du pouvoir)dont le titre est éloquent : = "Le=20 miracle tunisien (formule de J. Chirac maire de Paris en visite au = palais de=20 Carthage) tient à la volonté des dirigeants et à la = qualité des Tunisiens". Pas un mot sur les droits de l'homme = ...MAM précise d'ailleurs = qu'elle a eu=20 l'occasion d'accompagner en voyage en Tunisie J. Chirac à = plusieurs=20 reprises ...*Je préfère la lecture = de la=20 tribune libre de Danielle Mitterrand, Présidente de France=20 Libertés dans Le Monde du 16 août pour ceux qui = l'aurait=20 raté : "Le peuple tunisien de la souffrance à la=20 résistance" où elle évoque le combat des=20 démocrates tunisiens qu'elle a été rencontrer = à=20 Tunis (ce qui a provoqué la fureur du régime qui s'est = fendu=20 d'éditoriaux diffamatoires dans la presse qui lui est=20 dévouée) et la répression qu'ils subissent : la = torture au=20 Dakhilia, le ministère de l'intérieur ... et l'inertie des = gouvernements français et européens.*Bien au contraire C. Josselin, = Ministre de la=20 Coopération français en visite à Tunis début = juin,=20 et C. Patten commissaire européen aux relations = extérieures en=20 visite à Tunis le 19 juin n'ont guère apporté une=20 contribution notable à ce sujet ...l'accord d'association entre la = Tunisie et=20 l'UE prévoit une clause sur le respect des droits de l'homme et = de la=20 démocratie qui reste lettre morte.Ca dépend aussi de la = mobilisation dans=20 nos organisations respectives, à nous démocrates = français=20 et européens, que les choses ne restent pas en l'état et = que nos=20 gouvernements agissent pour que le régime tunisien respectent les = engagements internationaux auxquels il a souscrit.salutationsanthony whitney-----Message = d'origine-----
De :=20 Emmanuel Lyasse <elyasse@unef.org>
À = :=20 Forum UNEF <discussions@unef.org>
D= ate :=20 mardi 4 septembre 2001 10:25
Objet : Re: [discussions] = tunisie :=20 pétition JM (jeux = méditerrannéens)Avez-vous cet = été les=20 reportages à la télé sur les vacances de = Delanoé en=20 Tunisie et les réceptions que le maire et le préfet de Ben = Ali=20 à Bizerte organisaient pour lui ?C'était édifiant. Est-ce que ça fait = partie du=20 "beaucoup à dire" évoqué = ci-dessous.EL------=_NextPart_001_00FF_01C13542.5F397800--
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Où reside la verité: avec TAP = ou avec=20 AFP?
Le Maire = de Paris=20 salue l'expérience politique du = Président=20 Ben Ali
TAP 09/08/2001
M. Bertrand = Delanoé,=20 Sénateur et maire de Paris, a = exprimé les=20 sentiments d'estime et de considération = qu'il=20 porte au Président Ben Ali, = déclarant :=20 ''c'est un vrai militant qui est parvenu = grâce=20 à son expérience politique et = à sa=20 clairvoyance à mettre en place les = fondements=20 d'une marche réussie, permettant à = la=20 Tunisie de se détacher des pays en voie = de=20 développement et de devenir un pays=20 émergeant, où il fait bon=20 vivre''.
Dans une = déclaration=20 à la presse, faite après avoir=20 assisté, mercredi soir, au spectacle = donné=20 par la chanteuse Mejda Erroumi, au = Théâtre=20 de plein air de Bizerte, M. Delanoé s'est = dit=20 heureux de se trouver comme chaque = été en=20 Tunisie, pays de l'amour, de la liberté = et de la=20 fraternité qui respecte la = création, les=20 créateurs, la culture et ses hommes et = les=20 entoure d'une sollicitude=20 particulière.
Le Maire de Paris = a=20 également exprimé sa joie d'avoir=20 assisté à ce spectacle artistique = de=20 qualité, animé par l'une de ses = artistes=20 favorites.
Le maire = de Paris=20 dément avoir fait l'éloge du=20 président tunisien Ben Ali
AFP 10/08/2001
Le maire de Paris = Bertrand=20 Delanoë a démenti vendredi = auprès de=20 l'AFP avoir fait l'éloge du = président=20 tunisien Zine El Abidine Ben Ali, comme le = rapportait=20 mercredi l'agence TAP = (Tunis-Afrique-Presse).
Le service de = presse de M.=20 Delanoë a précisé que = celui-ci,=20 "présent en Tunisie dans un cadre=20 privé, n'a fait aucune déclaration = à caractère = politique".
Par = conséquent,=20 Bertrand Delanoë, actuellement en = séjour=20 privé dans sa ville natale de Bizerte, = à=20 60 Km au nord de Tunis, "dément = formellement=20 les propos qui lui ont été=20 prêtés par l'agence=20 Tunis-Afrique-Presse".
Selon celle-ci, = M.=20 Delanoë avait déclaré que le=20 président Ben Ali était un = "vrai=20 militant" parvenu "à mettre en = place=20 les fondements d'une marche réussie = permettant=20 à la Tunisie de se détacher des = pays en=20 développement pour devenir un pays=20 émergent, où il fait bon=20 = vivre".
Comité de Défense = du=20 Professeur Moncef Ben Salem
C.D.P.M.B
Avec le soutien du professeur Laurent=20 SCHWARTZ
Prof=20 Académique en mathématique et Membre de=20 l'Académie des sciences -Paris - FranceLe=20 10/08/2001
Communiqué
Nous avons appris que le = professeur=20 Moncef BEN SALEM, ainsi que son fils Abbes, ont = déposé=20 une demande de passeport le 30/07/01 à la cité = de=20 police Mharza. Mais la police a refusé de lui = délivrer=20 un accusé de réception de sa = demande.
Le professeur Moncef Ben = Salem qui est=20 chercheur mathématicien de renommée = internationale,=20 fondateur et ex-directeur du département de=20 mathématiques à l'Université de Sfax et = militant de la première heure contre la dictature et = la=20 répression en Tunisie, est pour la = énième fois=20 privé de l'un de ces droits les plus=20 élémentaires.
Nous appelons tous les = défenseurs=20 des droits de l'homme à agir rapidement afin que = cette=20 demande ne soit pas sans suite
Nous avons appris = également que la=20 surveillance policière (24h/24) a été=20 levée depuis quelques jours sans aucune explication = de la=20 part des autorités tunisiennes. Rappelons que le = professeur=20 Moncef Ben Salem, privé de travail et de circulation, = est=20 isolé du reste du monde et fait l'objet depuis huit = ans d'une=20 persécution systématique et impitoyable de la = part des=20 autorités tunisiennes, et ce après avoir = purgé=20 des peines de prison pour avoir dénoncé dans = la presse=20 le pouvoir absolu et les atteintes graves aux = libertés et aux=20 droits de l'Homme du régime tunisien.
Abbes BEN SALEM, = âgé de 16=20 ans, fils de Moncef BEN SALEM, est l'illustration de la = terrible=20 souffrance provoquée par les agissements d'une = machine=20 policière qui ne recule devant rien pour semer la = terreur.=20 Tout est organisé, une agression (habillée en=20 accident) contre ce jeune homme qui depuis cinq ans, vit un=20 cauchemar. En sombrant, tout d'abord, dans un coma, avec un = risque=20 important d'amputation, puis des soins de plus en plus = difficiles=20 à faire vu les contraintes et le harcèlement = de toute=20 personne se rapprochant du domicile de la famille Ben Salem, = y=20 compris les soignants (médecins et infirmiers) ; = Abbes vit=20 une vraie tragédie. La personne qui a commis ce crime = barbare=20 sur un jeune de 11 ans et sa mère devant une foule de = passants et en plein marché, a été=20 libérée après, seulement, quelques = jours de=20 détention malgré le fait qu'il n'a jamais eu = de permis=20 de conduire.
Abbes BEN SALEM, est = passé par des=20 moments très durs : hospitalisation pour de longues=20 durées, des soins de plaies négligés, = ce qui a=20 provoqué une infection et une hospitalisation en=20 réanimation pendant plusieurs jours.
En ce moment, Abbes BEN = SALEM, vit des=20 moments tragiques à cause des séquelles=20 provoquées par ce terrible accident : - deux = articulations,=20 genou et cheville, bloquées. - Une cicatrice = importante au=20 niveau de son membre inférieur (Abbas n'osant pas la = montrer=20 à ses amis) ; - Le tendon extenseur du gros orteil = n'est plus=20 en fonction de le soulever, donc un orteil tombant ; - Une=20 différence de longueur des membres inférieurs=20 nécessitant une = ostéosynthèse.
Dernièrement, Abbes = s'est rendu=20 à l'hôpital de Sfax leur demandant de faire = quelque=20 chose pour lui afin d'améliorer son état de=20 santé en dégradation, notamment au niveau de = la=20 mobilité articulaire et de la greffe, afin de pouvoir = espérer essayer oublier de longues et interminables=20 années de souffrance. Hélas, la réponse = étant, on n'a rien de plus à vous faire. = Sortant de=20 l'hôpital, les larmes dans les yeux, il nous a = contacté=20 pour nous dire que son dernier espoir est de quitter le pays = afin=20 d'entamer les soins nécessaires et de trouver des = solutions=20 pour ses problèmes.
BRAVO, un effort à=20 continuer:
En publiant le premier = communiqué=20 du comité de défense du professeur Moncef BEN = SALEM,=20 nous nous n'attendons pas à cette réaction = rapide de=20 la part des hommes de sciences, des défenseurs des = droits de=20 l'homme mais encore de sénateurs. Bravo et merci pour = votre=20 dévouement.. C'est grâce à votre = intervention=20 que tout peut avancer et que l'on espère rompre le = silence=20 autour de ce long cauchemar qui a empoisonné la vie = de la=20 famille Ben Salem. Le Comité de défense du = professeur=20 Ben Salem, lance un appel urgent à tous les = chercheurs,=20 universitaires et intellectuels, plus = particulièrement ; et=20 tous les défenseurs des droits de l'Homme, plus=20 généralement, afin qu'ils se mobilisent et = qu'ils=20 agissent en faveur de Moncef ben Salem pour épargner = d'abord=20 sa famille, qui s'est trouvée impliquée sans = avoir=20 commis de délits autres que celui de s'appeler ben = Salem,=20 ensuite, pour lui permettre de recouvrer ses droits = fondamentaux et=20 notamment ceux permettant de travailler et de circuler=20 librement.
Pour le = Comité de=20 Soutien du professeur ben Salem
Dr. Ahmed AMRI =
Paris=20 le 10/08/01-------------------------------------------------------------= ----------------------------------------------------
Tel/fax: (33) 1 49 73 04 91. Portable: 06 11 = 59 13 74=20 E-mail: cdpmb@yahoo.fr =
Adresse comité: 102 Av de la paix. 94260 Fresnes = -=20 France
Adresse Prof. SCHWARTZ: 37 rue Pierre Nicole - = 75006 Paris=20 - France
LTDH
Ligue Tunisienne pour la = défense=20 des Droits de l’Homme=20Tunis=20 le 7 août 2001
Communiqué
La ligue a appris avec une = grande=20 consternation l’agression perpétrée = contre M=20 Hichem Gribaa l’une des figures connues du mouvement = des=20 droits humain et l’ex -vice président de la = LTDH.=20 c’est ainsi que des agresseurs ont defencé la = porte de=20 son bureau sis à la rue de la Palestine en plein = centre de la=20 capitale ;ils ont détruit du matériel et ont=20 volé deux imprimantes, un fax, deux appareils=20 téléphoniques, une calculatrice, une machine = à=20 écrire et une serviette contenant des documents = commerciaux=20 et juridiques .Ils ont également dispersé le = contenu=20 des boites d’archives. Notons que M Hichem = Gribàa est=20 depuis quelque temps l’objet d’une filature = continue de=20 la part de la police, c’est pour cela que cette = agression=20 nocturne et cet acte de vandalisme suscite plusieurs = interrogations=20 d’ailleurs M Hichem Gribàa a exprimé ces = inquiétudes et ses interrogations sur = l’identité=20 des agresseurs et a mis en cause certains responsables=20 (...)
La Ligue Tunisienne pour la=20 défense des Droits de l’Homme dénonce = fermement=20 cette agression contre M Hichem Gribàa et = considère=20 que ces agissements illégaux n’ont absolument = aucun=20 fondement et pourraient ouvrir la voie à des = dérapages=20 dont les conséquences sont dangereuses et=20 incontrôlables. La LTDH demande avec insistance de = mettre fin=20 a de telle agression et de traduire les agresseurs quelle=20 qu’en soit l’identité et la position = devant la=20 justice.
Pour le = comité=20 directeur
Le président
Mokhtar = Trifi
C.R.L.D.H.=20 Tunisie
Comité pour le Respect des = Libertés=20
et des Droits de l’Homme en = TunisieParis,=20 le 7 août 2001
Communiqué
Affaire Ben = Sedrine
Maître Radhia Nassraoui = fait=20 l’objet d’une mesure d’interdiction
de = visite=20 scandaleusement arbitraireQuatre jours après le=20 succès de la journée “ portes ouvertes = ”=20 organisée le 3 août 2001 au domicile de Mohamed = Moadda=20 par le bureau politique légitime du MDS (mouvement = des=20 démocrates socialistes) en solidarité avec=20 Sihèm Ben Sedrine et Mohamed Moadda et quarante huit = heures=20 après l’interview de Hamma Hammami sur la = chaîne=20 “ El Mustaquella ”, Maître Radhia = Nassraoui,=20 figure emblématique du barreau et épouse de H. = Hammami, a fait l’objet, mardi 7 août 2001, = d’une=20 scandaleuse provocation de la part du juge = d’instruction=20 chargé de l’affaire de Sihèm Ben = Sedrine. Ce=20 dernier lui a refusé la délivrance d’un = permis=20 de visite à Sihèm Ben Sedrine actuellement=20 détenue à la prison des femmes de La=20 Manouba.
Maître Radhia Nassraoui = a vainement=20 essayé de convaincre le magistrat du bien = fondé de sa=20 demande et donc, du caractère arbitraire de ce refus. = Devant=20 la détermination du magistrat, Maître Nassraoui = a=20 décidé, en signe de protestation, de ne pas = quitter=20 les lieux. Le bâtonnier Maître Bechir Essid,=20 alerté, s’est rendu en compagnie de deux = membres du=20 Conseil Maîtres A. Ayadi et M.Hatfi auprès du = juge=20 d’instruction. Ce dernier leur a explicitement redit = son refus=20 de délivrer à Maître Nassraoui=20 l’autorisation de visite. Ce refus scandaleux a=20 été confirmé par le ministre de la = Justice=20 lui-même à la suite de l’intervention du=20 Bâtonnier. A 14h30, le juge a menacé de faire=20 intervenir la police pour procéder à=20 l'évacuation de Maître Nassraoui ; le Conseil = de=20 l’ordre a alors convaincu cette dernière de = quitter le=20 bureau du magistrat tout en appelant d’urgence = à une=20 assemblée générale extraordinaire des = avocats=20 pour le mercredi 8 août 2001.
En agissant de la sorte, le = magistrat=20 instructeur ne fait, semble-t-il, qu’exécuter = les=20 ordres du pouvoir qui tente, par une telle provocation,=20 d’intimider la défense de Sihèm Ben = Sedrine,=20 donnant ainsi le signal d’un nouveau bras de fer=20 destiné à une reprise en main musclée=20 d’une magistrature et d’un barreau. Rappelons = que le=20 récent soutien apporté par ces derniers au = juge=20 Yahiaoui avait obligé le gouvernement à=20 réintégré ce magistrat=20 précédemment relevé de sa charge = à la=20 suite de ses déclarations sur l'inféodation du = système judiciaire tunisien.
Dans le même temps, il = est probable=20 que les autorités espèrent que cette = rodomontade=20 à l’égard de Radhia Nassraoui leur = permettent=20 d’intimider la défense de Sihèm Ben = Sedrine=20 à un moment où le mouvement de = solidarité va se=20 développant à l'intérieur du pays. = Enfin, il=20 n’est pas exclu que cette mesure constitue aussi une = mesure de=20 rétorsion à la suite de la prestation=20 télévisée de Hamma Hammami, le dimanche = 5=20 août. Ce dernier contraint à la = clandestinité=20 depuis plus de trois ans, en même temps que ses trois=20 camarades, Anouar Amroussia, Abdeljabbar Madouri et Samir = Taamallah,=20 a accordé à la chaîne “ El = Mustequalla=20 ” dirigée par Hachemi Hamdi une longue = interview. Quant=20 au directeur de cette chaîne, il continue de faire=20 l’objet d’une violente campagne de presse en = Tunisie,=20 campagne dénoncée avec vigueur par = l’ensemble=20 des démocrates tunisiens.
La situation de Sihèm = Ben Sedrine,=20 objet de brimades à l’occasion de la fouille = qu'elle=20 subie lors des visites de ses avocats et de celle de M. = Moadda,=20 à présent privée de la visite de tout = avocat,=20 suscite un mouvement de sympathie et de solidarité de = plus en=20 plus large.
Enfin, la mise à sac, = dans la nuit=20 du vendredi 3 au samedi 4 août 2001, du bureau de = Hichem=20 Gribaa, ex-vice-président de la LTDH et signataire = d'une=20 pétition lancée le 20 mars 2001 par des=20 démocrates progressistes constitue encore une autre = preuve du=20 climat répressif que le pouvoir entend faire=20 régner.
Le CRLDHT dénonce cet = acte de=20 banditisme d’Etat sur lequel nous aurons = l’occasion de=20 revenir et il réitère à Maître = Radhia=20 Nassraoui l’expression de son soutien dans l'attente = des=20 résultats de l’assemblée = générale=20 extraordinaire des avocats du 8 août 2001.
A = quand=20 l’AMNISTIE GENERALE en Tunisie???
Firbourg, le 6 août=20 2001
La déception ressentie = après le discours du 25 juillet du président = Ben Ali=20 est unanime. Une prétendue leçon sur la=20 république qu’il est en train de violer = lui-même=20 dans sa pratique quotidienne du pouvoir. Déception=20 d’autant plus grande de voir le gouvernement tunisien = se=20 tourner vers la répression renforcée au lieu = de se=20 tourner vers l’ouverture et le dialogue.
A la place de = l’amnistie=20 générale c’est = l’intolérance=20 générale qui marque autant le discours que la=20 pratique. La réincarcération de certains = prisonniers=20 libérés dont récemment M. Mohammed = Jeljeli,=20 originaire de Tinja (Gouvernorat de Bizerte), le mercredi = 1er=20 août 2001 est un exemple symbolique de la = détermination=20 du gouvernement Ben Ali à aller en avant dans sa = politique=20 d’emprisonnement arbitraire. En fait, les lions ne = devraient=20 pas sortir de leurs cages. Et s’ils sortaient, il = devraient y=20 revenir. C’est là qu’on réalise=20 qu’il y a encore du chemin à faire pour que=20 l’idée même d’une quelconque = amnistie se=20 développe chez les preneurs d’ordres en=20 Tunisie.
C’est aussi avec cet = esprit=20 d’intolérance que Mme Sihem Ben Sedrine et M. = Mohammed=20 Moada continuent à subir un emprisonnement de = revanche. Et=20 c’est ainsi que des centaines de prisonniers = torturés,=20 épuisés et désespérés = durant des=20 années continuent à prouver au monde entier=20 l’enterrement des valeurs de la République sous = le=20 règne du président Ben Ali. Le cas de M. Ali = Laareyedh=20 qui entame ces jours-ci ses douze années = d’isolement=20 est un exemple parmi d’autres qui attendent depuis de = longues=20 années d’arriver au bout du tunnel sans fin=20 paraît-il.
En fait, dans la logique du = pouvoir=20 tunisien et de ses proches, l’amnistie = générale=20 ne peut être que partielle. Le dossier de « la=20 démocratie » évoquée il y a = quelques=20 temps sur la TV7 n’était qu’une = comédie=20 dont le but est de mobiliser l’opinion publique autour = d’une fausse démocratie fondée sur=20 l’exclusion et le sens unique. Certains propos, lors = de ce=20 débat étaient honteux et leur conception de=20 l’amnistie générale pousse vers=20 l’extrême exclusion.
Après le discours du = 25 juillet,=20 l’on a l’impression que le pouvoir a choisi de = contrer=20 la volonté du peuple par tous les moyens possibles. = Chose qui=20 a été fortement dénoncée par la=20 société civile. L’affaire du magistrat = Mokhtar=20 Yahyaoui a été gagnée grâce = à une=20 forte résistance et mobilisation du corps magistral = et toutes=20 les composantes de la société civile.=20 L’incarcération de Mme Sihem Ben Sedrine, a de=20 même mis le pouvoir en face de la volonté = populaire au=20 nom de la loi. Tous les moyens sont légitimées = pour=20 contrarier cette volonté. Allant de la manipulation = à=20 la force tel l’attentat et l’agression contre Me = Saida=20 Akremi et les avocats qui se sont regroupés devant la = prison=20 civile de la Manouba, le 27 juillet 2001 pour soutenir Mme = Ben=20 Sedrine. Telles aussi les nouvelles mesures = d’encerclement=20 dont fait l’objet Dr. Moncef Marzouki et sa famille = notamment=20 après la déclaration de son nouvel = parti.
La détermination du = pouvoir et de=20 ses alliés soit le RCD ( Rassemblement = constitutionnel=20 démocratique) à imposer par la force la = candidature de=20 Ben Ali aux élections présidentielles de 2004, = appuie=20 la thèse de la main forte que le pouvoir est en train = de=20 suivre. Le fait de nier l’existence de prisonniers = politiques=20 dans le pays et de considérer les jambes = coupées=20 d’un prisonnier comme étant le résultat = de la=20 négligence et non de la torture (selon M. Sadok = Chaabane)=20 représentent autant d’éléments = qui=20 soutiennent l’idée que le pouvoir en Tunisie=20 n’est pas encore en mesure de mettre fin aux = souffrances des=20 tunisiens.
Vérité-Action = observe avec=20 beaucoup d’inquiétude la situation actuelle des = Droits=20 de l’homme en Tunisie et considère que le = pouvoir en=20 place comme adoptant une nouvelle démarche = répressive.=20 La contre offensive déclenchée par le pouvoir = autour=20 du thème de l’amnistie générale a = pour=20 seul objectif de confirmer la thèse d’une = amnistie=20 partielle. Chose que nous dénonçons et=20 considérons comme atteinte grave aux principes et = valeurs des=20 Droits de l’homme.
Vérité-Action = appelle=20 à cette occasion toutes les forces vives et les = organisations=20 internationales à se mobiliser autour de = l’AMNISTIE=20 GENERALE sans exclusion ni discrimination et=20 réclame:
1- la libération = immédiate=20 de Mme Sihem Ben Sedrine et de M. Mohammed Moada ainsi que = tous les=20 prisonniers politiques et d’opinion par la = promulgation=20 d’une loi d’amnistie = générale
2-=20 l’arrêt des mesures de = réincarcération=20 arbitraires et d’agressions envers les opposants et = les=20 militants des droits de l’homme
3- Et=20 l’indépendance de la magistrature en = TunisiePour=20 Vérité-Action
Elafif=20 GHANMI
Président
AFP=20Le=20 président tunisien annonce une réforme du = Conseil de=20 la magistrature
AFP-Tunis, 06 août = 2001
Le président tunisien = Zine=20 El-Abidine Ben Ali a annoncé lundi son intention de=20 réformer la composition contestée du Conseil=20 supérieur de la magistrature et promis = d'améliorer le=20 statut matériel et professionnel des = juges.
Lors d'une réunion=20 périodique du Conseil supérieur de la = magistrature, le=20 président Ben Ali a chargé un comité de = réfléchir sur le statut de magistrats au sein = de ce=20 conseil dans le cadre d'un projet de loi destiné = à=20 relever le nombre de ses membres élus.
Crée et = présidé par=20 M. Ben Ali, ce conseil est actuellement composé de = onze=20 membres, parmi lesquels deux seulement sont élus, les = neuf=20 autres étant désignés par le chef de=20 l'Etat.
La composition et le = rôle de cette=20 instance ont focalisé les critiques sur le = fonctionnement et=20 l'indépendance de la justice en Tunisie dans la = foulée=20 de l'affaire du juge Mokhtar Yahyaoui.
Ce haut magistrat s'est = bruyamment=20 insurgé contre "l'absence totale=20 d'indépendance" de la magistrature dans une = lettre=20 ouverte adressée le 6 juillet au président Ben = Ali, en=20 sa qualité de président du Conseil = supérieur de=20 la magistrature.
M. Yahyaoui, dont la lettre = ouverte a=20 suscité une large adhésion en Tunisie et = à=20 l'étranger, dénonçait le=20 "harcèlement" et les "intimidations = dont les=20 juges sont l'objet, et demandait une action urgente pour les = "libérer de la tutelle" afin de permettre=20 "l'épanouissement des libertés=20 constitutionnelles".
L'Association tunisienne des = magistrats a=20 soutenu ce juge, qui avait été d'abord=20 révoqué et privé de son salaire, puis=20 réintégré le 2 août suite au = report sine=20 die d'un conseil de discipline prévu le même=20 jour.
Sans mentionner explicitement = le=20 magistrat dissident, le président Ben Ali, dont le = discours=20 est rapporté par l'agence tunisienne TAP, a = défendu=20 l'indépendance de la justice et rejeté les = critiques=20 contre les magistrats tunisiens.
"Autant nous oeuvrons = à la=20 consécration effective de l'indépendance de la = magistrature (...), autant nous n'admettons pas que = quiconque mette=20 en doute l'indépendance et l'intégrité = de nos=20 magistrats", a-t-il déclaré, avertissant = que=20 "l'appartenance politique ou la position sociale de qui = que ce=20 soit ne le mettent pas au-dessus de la loi, ni hors = d'atteinte de la=20 justice".
Cette mise en garde du = président=20 Ben Ali vise vraisemblablement ses opposants politiques qui = ont=20 été nombreux à critiquer le manque=20 d'indépendance des magistrats, avant même=20 l'éclatement de l'affaire Yahyaoui.
Parmi ces derniers, figurent = le Dr Moncef=20 Marzouki, ex-président de la Ligue des droits de = l'Homme=20 (LTDH) qui vient de créer le parti du = "Congrès=20 pour la République", Mohamed Charfi, ancien = ministre=20 passé dans l'opposition, ou encore la journaliste=20 emprisonnée Sihem Bensedrine.
Lundi, le président = Ben Ali a=20 promis une "attention particulière" pour=20 "l'amélioration des conditions de travail" = et du=20 statut socio-professionnel des magistrats, évoquant = notamment=20 les salaires, le logement et la formation.
Le chef de l'Etat tunisien a = enfin=20 affirmé son souci de "garantir = l'indépendance de=20 la magistrature" et évoqué les = réformes=20 introduites dans le domaine de la justice depuis son = arrivée=20 au pouvoir le 7 novembre 1987.
M. Ben Ali, qui achève = en 2004 un=20 3ème et en principe, dernier mandat à la=20 présidence, est sollicité par ses partisans = pour un=20 4ème mandat, non prévu par la = Constitution.
Ligue Tunisienne de=20 Défense
des Droits de = l'HommeAssociation Tunisienne des Femmes=20 Démocrates Association Tunisienne des Jeunes=20 = Avocats Déclaration=20 commune
Les=20 associations signataires, au vu de l'article, comme = d'habitude=20 anonyme, publié par le quotidien tunisien=20 "Achourouk" en date du 1er août 2001 sous le = titre=20 "La Tunisie n'est pas à vendre", et=20 considérant ce que cet article colporte comme = diffamations,=20 insultes et accusations de trahison adressés aux = militants=20 tunisiens des droits de l'homme:=20
Cela=20 suffit!
- M. Mohamed Charfi, = président=20 d'honneur de la Ligue Tunisienne de Défense des = Droits de=20 l'Homme et ancien ministre,=20
- M. Khemaies Ksila, = secrétaire=20 général de Ligue Tunisienne de = Défense des=20 Droits de l'Homme,=20
- Maître Mohamed = Nejib Hosni,=20 avocat et membre du Conseil National des = Libertés,=20 =20
- Mme Khadija Cherif, = membre du=20 comité directeur de l'Association Tunisienne des = Femmes=20 Démocrates,=20
- Maître Chawki = Tabib,=20 président de l'Association Tunisienne des Jeunes = Avocats=20 et de l'Organisation Arabe des Jeunes Avocats,=20
- Maître Radhia = Nasraoui,=20 avocate et ex-membre du Conseil de l'Ordre National des = Avocats=20 de Tunisie,=20
- M. Kamel Jendoubi, = président=20 du Comité pour le Respect des Libertés et = des=20 Droits de l'Homme (CRLDH),=20
- M. Khemaies Chammari, = militant des=20 droits de l'homme et ex-député au=20 parlement;
- Déclarent leur = conviction que=20 ces articles non signés attestent de la = lacheté de=20 leurs auteurs et de leur incapacité à = assumer les=20 responsabilités politiques et historiques de = leurs=20 actes,=20
- Expriment leur = dénonciation=20 et leur indignation de la poursuite de telles campagnes = de=20 presse, viles et de bas niveau, contre des = militants=20 et des responsables d'associations tunisiennes=20 indépendantes, exprimant librement leurs opinions = et=20 refusant d'être l'instrument de propagande de qui = que ce=20 soit,=20
- Attribuent au pouvoir = politique la=20 responsabilité de la recrudescence de ces = campagnes et de=20 la dégradation du niveau du débat = politique dans=20 le pays et dont l'une des manifestations la plus = marquante a=20 été illustrée par les termes=20 scandaleux par lesquels M. Sadok Chaabane, membre du=20 gouvernement, a qualifié Mme Danièle = Mitterand au=20 cours d'un récent débat=20 télévisé,=20
- En appelent à=20 l'autorité judiciaire afin qu'elle assume = pleinement son=20 rôle dans la défense des personnes contre = toute=20 atteinte, d'où qu'elle vienne, d'autant que la = poursuite=20 de telles campagnes est de nature à semer, de=20 façon préoccupante, la discorde entre les=20 tunisiens.
Pour = la Ligue=20 Tunisienne de Défense des Droits de=20 l'Homme Mokhtar=20 = Trifi
Pour=20 Association Tunisienne des = Femmes=20 Démocrates Bochra Belhaj=20 = Hmida
Pour=20 l'Association Tunisienne = des Jeunes=20 Avocats Chawki=20 = Tabib
CPR
Congrès pour la=20 République=20Rétablissement de la ligne = téléphonique=20 de Dr Mokhles Marzouki
Faisant suite à notre = appel du=20 31/07 concernant les nouvelles mesures repressives contre = Dr. Moncef=20 Marzouki Président du Congrès pour la=20 République et ses proches, nous informons nos = concitoyens que=20 la ligne téléphonique de Dr Mokhles Marzouki a = été rétablie. Nous remercions toutes = les=20 organisations et les personnalités qui se sont = intervenues=20 dans cette affaire et nous les appelons à continuer = à=20 faire leur pression sur le régime tunisien pour qu'il = mette=20 fin aux nombreuses mesures de répression et du = harcelement=20 que subit Dr. Moncef Marzouki et tous les hommes et femmes = libres de=20 notre pays. Merci pour votre solidarité.
Imad = DAIMI
Membre=20 du Congrès pour la République
Tunisie Gestes = inattendus
Vent de liberté ou = calcul=20 politique?Un juge=20 rebelle soudain pardonné, un débat sur les = droits de=20 l'homme à la télévision: il y a quelque = chose=20 de neuf en république de Tunisie. En apparence au=20 moins...
Par Agnes = Gorissen
De=20 paria menacé des pires sanctions il y a quelques = jours,=20 Mokhtar Yahyaoui est soudain redevenu un juge = fréquentable en=20 Tunisie: il a été = réintégré dans=20 ses fonctions de magistrat, a récupéré = son=20 salaire, et son passage devant le conseil de discipline a=20 été reporté sine die.L'homme avait pourtant = jeté un=20 sacré pavé dans la mare: le 6 juillet, il = avait=20 adressé une lettre ouverte au chef de l'Etat, Zine El = Abidine=20 Ben Ali, où il protestait contre l'absence totale=20 d'indépendance de la magistrature du pays et=20 dénonçait la tutelle d'une minorité=20 d'opportunistes et de courtisans sur l'appareil=20 judiciaire.
Une semaine plus tard, il = était=20 suspendu de ses fonctions et privé de son salaire = pour avoir=20 violé ses obligations de réserve et = porté=20 atteinte au prestige du corps auquel il appartient. Il avait = en=20 outre été sali par les autorités, qui = avaient=20 parlé de rancœur du juge après un = procès=20 perdu et avaient voulu le discréditer en l'accusant = d'avoir=20 blessé une personne dans un accident de la = circulation alors=20 qu'il conduisait un véhicule non assuré - = Mokhtar=20 Yahyaoui avait déposé plainte pour diffamation = le 28=20 juillet.
Quelques jours plus tard = à peine,=20 tout cela semble donc oublié. Et il en irait ainsi, = dit le=20 magistrat lui-même, parce qu'il en a fait la=20 demande.
Une petite brise de = liberté en=20 Tunisie? Il se fait que, cette semaine aussi, plus=20 précisément mardi soir, la = télévision=20 publique organisait un débat de plus de deux heures = sur les=20 droits de l'homme. On y a parlé des déboires = de la=20 Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), de=20 l'indépendance de la justice et de l'information. Une = révolution en soi. A laquelle le succès de la=20 télévision privée Al-Moustakillah, qui=20 émet depuis Londres des émissions très=20 critiques, n'est sans doute pas = étranger...
Le débat de mardi, = lui, a=20 été « doux » : aucun dossier chaud = n'a=20 été abordé, ni celui du juge Yahyaoui = (pas=20 encore résolu à ce moment-là), ni ceux = de Sihem=20 Ben Sédrine, journaliste et militante des droits de = l'homme,=20 ou de l'opposant Mohamed Mouada, tous deux en prison; aucun=20 représentant de la LTDH n'avait été=20 invité; les intervenants abondaient largement dans le = même sens, estimant la Tunisie sur la bonne voie et = soulignant=20 l'importance d'une presse libre.
En filigrane, le scrutin=20 présidentiel Reste à savoir si la presse est = libre.=20 Pas plus tard que mercredi, le Parti démocratique=20 progressiste (PDP) dénonçait la saisie=20 déguisée de sa revue hebdomadaire - les copies = n'auraient été déposées que dans = un seul=20 point de vente du pays. Le parti précisait que ce=20 numéro était consacré à la=20 révolte du juge Yahyaoui et à = l'élection=20 présidentielle.
C'est sans doute là = que ça=20 coince. Depuis quelques temps, des bruits circulaient sur un = possible amendement constitutionnel qui permettrait au=20 président Ben Ali de se présenter pour un=20 quatrième mandat en 2004 - la Constitution en = prévoit=20 trois au maximum. Or, le PDP est la seule des six formations = d'opposition légalement reconnue (en plus des = mouvements non=20 reconnus) à s'être prononcée contre un = tel=20 amendement et même à parler de manœuvre = du=20 pouvoir.
Alors, Yahyaoui et le = débat=20 télévisé, réelle ouverture ou = calcul=20 politique pour « faire avaler » un = quatrième=20 mandat?
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Le = Soir,=20 Bruxelles, Belgique, édition du 3 aôut=20 2001
L'opposante=20 Sihem Bensédrine, arrêtée le 26 juin, = s'attaque=20 à Ben Ali comme à un vampire:
Elle met en=20 lumière la corruption du régime tunisien pour = y mettre=20 finPar Taoufik Ben=20 Brik**
Elle appelle ça la = «stratégie=20 Dracula»: si l'on expose un vampire à la=20 lumière, il meurt. Sihem Bensédrine pense que = c'est la=20 même chose pour le régime affairiste en = Tunisie: en=20 mettant au grand jour les agissements de Ben Ali et de son = entourage=20 immédiat, elle espère y mettre fin. Elle est = le=20 porte-parole du Conseil national pour les libertés en = Tunisie, la matrice de toutes les structures rebelles dans = le pays.=20 Elle est directrice de Kalima, une publication en ligne. = Elle=20 gère la maison d'éditions Aloès, un = lieu de=20 rencontre essentiel pour l'opposition. Elle est = derrière=20 pratiquement toutes les initiatives. C'est une «femme=20 chiante», qui t'empêche de faire la = sieste.Mi-juin, elle était=20 l'invitée d'El Moustaqille (L'Indépendante), = une=20 chaîne arabe par satellite dont les studios se = trouvent=20 à Londres, pour l'émission le Grand Maghreb,=20 essentiellement consacrée à la Tunisie. = L'animateur,=20 Louheïr Latif, n'invite que des têtes d'affiche=20 «hard». Personne n'avait prévu = l'irruption de=20 cette télé de boy-scouts. Tout d'un coup, au = printemps=20 2001, elle a fait son apparition dans un monde qui s'appuie = sur=20 l'omertà. Les Tunisiens commencent à entendre = un=20 discours impertinent à l'encontre de leur = Président.=20 Lui qui s'est comporté en pharaon, voilà qu'on = parle=20 de lui comme d'un sous-homme. Il croyait avoir = insufflé la=20 peur pour l'éternité. Et soudain, des = Tunisiens parmi=20 les Tunisiens défilent, divulguent et = témoignent avec=20 des mots qui sapent l'autorité.
Parler de la sorte d'un dieu = roi, qui=20 régna sans partage quatorze années durant, est = un=20 spectacle qui te donne des frissons, la chair de poule. = «Ben=20 Ali est un caïd de quartier. Un caïd. Comment il=20 régna? Avec "le respect"! Et si les petits = morveux=20 du quartier viennent lui cracher dessus, c'en est fini de = son=20 autorité.» Grâce à el Moustaqilla, = cette=20 lucarne qui s'ouvre chaque dimanche dans chaque foyer, Sihem = a fait=20 un tabac. Les Tunisiens, jusqu'aux confins, dans les = banlieues=20 déshéritées, ont découvert un = visage=20 porteur de leurs protestations, de leurs espoirs.
Elle crève = l'écran. Elle=20 est belle. Et elle parle pour de vrai. Sihem a atteint le = cœur=20 des Tunisiens. Ils sont d'accord avec elle. Là, Ben = Ali n'est=20 plus d'accord. Il réagit comme quelqu'un qui est = piqué=20 au vif. Le 26 juin, Sihem a été = littéralement=20 kidnappée à l'aéroport de Carthage, la = porte=20 d'Alcatraz, et jetée dans la prison pour femmes de la = Manouba, une banlieue de Tunis. Elle a été=20 brièvement entendue le 5 juillet par un juge = d'instruction=20 qui décide de la maintenir en détention pour=20 «diffusion de fausses nouvelles de nature à = troubler=20 l'ordre public»...
Normal! Sihem a franchi la = ligne Maginot.=20 Tout le monde parle de corruption... Vaguement, dans = l'abstrait.=20 Elle, en revanche, a moufté. Elle a donné des = noms.=20 Elle a cité «à la barre», le = frère=20 de Leïla, la seconde femme de Ben Ali, Moncef Trabelsi, = un=20 membre éminent des sept familles qui pillent la = Tunisie. Cet=20 acte de bravoure qui était inimaginable il y a six = mois,=20 s'étend rapidement en exemple. Un frémissement = de=20 dignité a gagné la Tunisie silencieuse. = «Tous se=20 sont découvert - par on ne sait quel sortilège = - des=20 couilles!», dit Sofia Farhat, une féministe. Le = 6=20 juillet, Mokhtar Yahyaoui, un jusque-là «bon=20 père de famille», sort du rang et du calme, = conscient=20 qu'il ne peut plus se taire sur la «situation=20 catastrophique» de la magistrature, due à = l'absence=20 totale d'indépendance.
Une rupture historique. Effet = Sihem=20 Bensédrine ou théorie des dominos? Qu'importe! = On voit=20 dès lors se dessiner un nouveau champ de bataille: = rendre=20 justice à la Justice.
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= *=20 Libération du vendredi 27 juillet 2001
** Taoufik = Ben Brik est=20 journaliste.
Dernier ouvrage paru: «le Rire de la=20 baleine» (Seuil, 2000)
Reporters sans=20 frontières
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Tél (33) 1 44 83 84 84 Fax (33) 1 45 23 11=20 5102=20 août 2001
Tunisie
Du 2=20 au 15 septembre 2001, Tunis accueille les Jeux=20 méditerranéensÀ un mois = de=20 l'ouverture des Jeux méditerranéens qui auront = lieu=20 à Tunis du 2 au 15 septembre 2001, Reporters sans=20 frontières lance plusieurs actions pour = sensibiliser=20 l'opinion publique et les organisations sportives aux = violations des=20 droits de l'homme commises par le régime du = président=20 Ben Ali.
Vingt-trois pays = assisteront=20 à cette quatorzième session des Jeux=20 méditerranéens qui regroupe 23 disciplines = sportives.=20 En 23 points, Reporters sans frontières (RSF) = esquisse le=20 portrait du régime de Ben Ali. "Pour ses propres = Jeux=20 méditerranéens, Ben Ali va se surpasser", = pronostique le journaliste et opposant Taoufik Ben Brik qui = a tenu,=20 lui aussi, à souhaiter la bienvenue aux sportifs dans = le=20 "pays aux 23 disciplines": exécutions = sommaires,=20 torture généralisée, chasse à = l'homme,=20 etc.
- Dans une = lettre=20 adressée aux responsables des 23 Comités = olympiques=20 des pays participant à ces rencontres sportives, = Reporters=20 sans frontières rappelle que la Tunisie viole=20 régulièrement les droits de l'homme et les = invite=20 à faire connaissance avec la face cachée du = pays de=20 Ben Ali.
- Reporters sans = frontières lance un site Internet d'information sur = la=20 situation des droits de l'homme en Tunisie à = l'adresse http://www.2001tunis.com/,=20 alors que le site officiel des Jeux = méditerranéens est=20 hébergé à l'adresse www.tunis2001.com. = En=20 réponse à la promotion faite par le = régime,=20 Reporters sans frontières y souligne en 23 points la = part=20 d'ombre de la Tunisie de Ben Ali, propose aux internautes de = signer=20 une pétition et invite le public à = témoigner=20 des violations des droits de l'homme en Tunisie.
- Une = bannière Internet=20 créée spécialement par l'agence Alice = montre la=20 mascotte de ces Jeux méditerranéens = alternativement=20 libre puis emprisonnée avec le message: "Tunis = 2001, ses=20 Jeux méditerranéens "qui se transforme = en"=20 Tunis 2001, ses Jeux méditerranéens, ses = geôles=20 ". (Ce bandeau prévu pour circuler sur = différents=20 sites Internet est disponible au format: 468 x 60=20 pixels).
- = L'édition de=20 septembre de la lettre mensuelle de Reporters sans = frontières=20 titrera sur "Ben Ali. Attention! Prédateur de la = liberté de la presse". Sous forme d'affiche, ce = document=20 bilingue (français-anglais) sera adressé, = à la=20 veille des Jeux méditerranéens, aux = adhérents=20 et amis de Reporters sans frontières, à la = presse=20 spécialisée et aux journalistes = sportifs.
Cette = édition de=20 rentrée de la lettre mensuelle sera = exceptionnellement=20 accompagnée d'une affichette présentant les 23 = points=20 noirs du régime tunisien et invitant le public = à=20 s'informer sur http://www.2001tunis.com/= P>
Le visuel,=20 réalisé par l'agence Alice, présente un = gymnaste aux anneaux accompagné du message : = "C'est=20 sûr que pendant qu'on regarde le gars aux anneaux, on = voit=20 moins tous ceux derrière les barreaux = ".
Trois = journalistes sont=20 actuellement emprisonnés en Tunisie pour avoir voulu = faire=20 leur métier. Sihem Bensedrine, directrice du magazine = en=20 ligne Kalima, secrétaire générale de=20 l'Observatoire pour la défense de la liberté = de la=20 presse, de l'édition et de la création (OLPEC, = affiliée au réseau international de RSF) et=20 porte-parole du Conseil national pour les libertés en = Tunisie=20 (CNLT) est emprisonnée suite à une = intervention dans=20 "Le Grand Maghreb", sur Al Mustaquilla,=20 télévision arabe basée à = Londres, le 17=20 juin, où elle évoquait la corruption en = Tunisie. Elle=20 avait été arrêtée dès son = retour=20 en Tunisie, le 26 juin, à l'aéroport de = Tunis-Carthage=20 puis incarcérée à la prison de la = Manouba. Ses=20 nombreux avocats ont demandé, à plusieurs = reprises, sa=20 libération provisoire, en vain. Reporters sans=20 frontières, qui a dernièrement occupé = les=20 locaux de l'Office national du tourisme tunisien à = Paris et=20 distribué des tracts informant le public de la = situation de=20 Sihem Bensedrine, entend poursuivre ses actions = jusqu'à la=20 libération de la journaliste. Deux journalistes=20 d'obédience islamiste sont emprisonnés depuis = dix ans.=20 Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr, organe = officieux=20 du mouvement islamiste Ennahda, a été=20 arrêté en janvier 1991 puis condamné = à=20 seize ans de prison. Abdellah Zouari, également = collaborateur=20 d'Al Fajr, a été arrêté le 12 = avril 1991,=20 et condamné à onze ans de prison.
Virginie = Locussol (moyen-orient@rsf.org / middle-east@rsf.org) =
Bureau Maghreb et Moyen-orient / North Africa and = Middle-East=20 = desk