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[discussions] =?iso-8859-1?Q?R=E9formes_p=E9dagogiques_et_session_de_septembre_+_pe?= =?iso-8859-1?Q?ns=E9e_r=E9unificatrice_=28suite=29?=

Posté par Anthony Whitney le 17/7.

piece jointe : TEXT/HTML
        Sur la réforme de 97 revenons, je ne l'avais jamais fait sur le forum, sauf une fois sur la question de la nécessaire "révolution pédagogique" parce que je connaissais des désaccords importants sur lesquels je ne pensais pas être en mesure de convaincre ...
        je reviendrais au moins sur quelques points. Et engage EL et les autres copains à lire les dossiers joints au précédent mail : le rapport Alluin, et la contribution de l'UNEF ID à celui ci. La contribution apportant des éléments y compris d'appréciation sur la manière dont la réforme a été appliquée par les Universités et sur la question du cadre national.
        1) nombre de tentatives d'avancement de la deuxième session de septembre de septembre en juin ont été mises en échec en 97 et depuis (j'en citerai trois : Cergy (j'y suis un peu pour quelque chose), P1, Orsay : Ufr de droit-Sceaux) ;
        2) la position nationale de l'UNEF-ID a toujours été la défense de la deuxième session EN septembre : en CNESER, en Comité national de suivi de la réforme, et dans la quasi totalité des Conseils d'Universités où elle était représentée. Maintenant, les élus de chacune des deux Unefs n'étaient pas toujours fidèles à la ligne nationale de leur syndicat, ce qui ne saurait "engager" le syndicat ...
        Comme élu au CNESER, et j'ai essuyé les critiques de "centraliste" (sic) j'ai fait mettre en navette la maquette d'un DEUG d'un UFR de Droit d'une Université qui prévoyait l'avancement de la deuxième session de septembre à juin sans possibilité de faire jouer la compensation, en m'appuyant non pas sur des arguties mais sur un avis du Comité de suivi, avec le soutien des élus des délégations syndicales du CNESER. Et l'UFR de droit a dû manger le chapeau.
        Tout ce qui suit serait bel et beau, si le nombre d'Universités supprimant septembre n'allait pas croissant. A lire Anthony, on a l'impression d'une lutte victorieuse. Elle ne l'est certes pas.
        Le plus souvent, localement, l'UencoreID ne fait rien. Dans certains cas, elle a voté pour la suppression de septembre: ainsi, en Droit, à Caen.
        
        3) Je n'ai pas écrit "victoire victorieuse" mais j'ai rappelé que lors de la dernière tentative MASSIVE d'Universités entre mai et novembre 97 de remise en cause de la deuxième session EN septembre il y avait eu victoire obtenue par l'UNEF ID, c'est un constat, sanctionnée par la circulaire Allègre-Forestier du 5 novembre 1997. Malheureusement depuis lors, il n'y a plus eu la même volonté ministérielle d'aller à l'affrontement avec les Universités sur la question des sessions d'examens.
        Et je me dois de rappeler un autre fait, sur la question de la réglementation nationale des examens (revendications telles que la double correction, délai dans la communication des résultats, barême de correction, convocation des étudiants salariés, libre choix du régime d'examens etc.) le comité de suivi de la réforme avait à l'initiative de l'UNEF ID adopté un projet de charte nationale des examens qui a provoqué, c'est peu dire, une colère froide de la CPU qui a dit NIET. Et le ministère l'a enterré. Tout simplement. Pour vous montrer la puissance du lobby CPU.
        et j'ai insisté sur le fait qu'il fallait continuer de le conduire parce que les vélléités des Universités (notamment juristes mais pas seulement) de remise en cause de la deuxième session EN septembre sont constantes, et encouragées par la CPU.
         
        sachant qu'il faut considérer cette question en l'intégrer dans la réflexion sur la restauration d'un véritable cadrage national des diplômes garanti par la procédure d'habilitation des diplômes ... que la CPU veut remettre en cause avec l'accord de Jack LANG cf. précédent mail en passant d'une évaluation a priori à une évaluation a posteriori des diplômes nationaux (comme le recommandait déjà le rapport ATTALI dans le cadre du 3-5 ou 8)
        
        Tiens donc !
        Le cadre national des diplômes a donc été mis en cause, puisqu'il s'agit de le "restaurer".
        Je ne peux pas dire, certes, qu'Anthony me l'apprenne. Mais je suis étonné de voir l'avouer un membre de celle des deux UNEF qui a présenté la suie de réformes que nous avons subies comme autant de victoires desquelles auxquelles elle volait.
        Autocritique ou foutage de gueule ?
        4) Ni l'un ni l'autre. 
        je vous renvoie au mail sur la question des capacités d'accueil que j'avais élargi à la question de l'exercice de leur autonomie par les universités. On ne peut que considérer que le cadre national n'est pas suffisamment garanti, et qu'il a fait l'objet de remises en cause insidieuses mais réelles. Il existe toujours dans ses principes que nous défendons autant qu'il nous est possible depuis des années. 
        Mais les orientations de la politique contractuelle du Ministère, et les modalités de déroulement des campagnes d'habilitations des diplômes nationaux que Lang et la CPU veulent en + allèger en dénoncant un "minotaure insatiable" en moyens et en temps ..., mettent à mal le cadre national. L'affaiblissent. Et je n'écris pas autre chose que ce que l'UNEF ID (souvent sous ma plume) a écrit à ce sujet depuis 97 dans ses textes de congrès, dans ses lettres des élus et comptes rendus de mandat au CNESER.
        Donc oui il y a une bataille à poursuivre pour le rétablir, le restaurer, le conforter ... je laisse le choix du verbe... pour m'attacher aux principes, et au contenu : renforcement du cadrage national des formations, et du pilotage national des politiques universitaires par un renforcement conjoint des contrôles du respect de la règlementation (il suffit de piocher dans un premier temps dans les rapports annuels de l'IGAEN), garantie d'une égalité républicaine entre étudiants quel que soit leur Université d'inscription. 
        Ceux qui défendent le cadre national se font traiter par les libéraux de droite et par une partie de la gauche, d'archéos, et on m'a souvent répondu que la planification c'était fini lorsque je défendais cette ligne ... alors si défendre les étudiants c'est être archéo, alors je trouve que c'est très moderne d'être archéo.
        Ceci dit, nous ne nous féliciterons d'avoir en Anthony un interlocuteur de la maison d'en face avec qui, au moins, on peut causer. C'est rare (cf le dernier mail de l'UNEF Evry)
        
        EL
        5) Je finirais sur une "pensée réunificatrice". Je suis sur la fin de mes études préparant les concours, et même si plus que d'autres j'ai toujours beaucoup et recherché et apprécié personnellement de débattre avec des copains de l'autre UNEF, je me dois de souligner que parmi les générations nouvelles il se trouve nombre de camarades et qui l'ont prouvé localement, ouverts à la pluralité et au débat contradictoire. 
        Apprenons de nos différences, non pour les cultiver, mais pour trouver des complémentarités, ce qui peut nous rassembler : la défense des droits des étudiants, dont le premier le droit aux études, puis aussi la défense du service public et de ses valeurs fondatrices : égalité, gratuité, démocratie.
        Il y aura toujours un bout de chemin à faire ensemble pour ceux et celles qui se retrouvent sur ses objectifs, soit dans des campagnes unitaires, soit dans un mouvement de rassemblement et d'unification. 
        Certains copains de l'UNEF ont fait le choix en mai au 77ème congrès de l'UNEF ID de rassemblement, soit après lors d'un Cn de réunification, de rejoindre l'UNEF ID en mai, ou en juin de participation à la fondation d'une nouvelle organisation, une nouvelle UNEF.
        Cette construction, cette refondation elle sera progressive, il appartiendra à ses adhérents de la faire vivre dans son activité, dans ses orientations nationalement et localement, pour gagner davantage d'étudiants à l'engagement collectif, pour gagner de nouveaux droits pour les étudiants.
        Parmi lesquels un véritable cadre national (des formations, mais pas seulement, aussi du financement par une loi de programmation budgétaire pluriannuelle, etc.)
        bonnes vacances à ceux qui en prennent...
        anthony whitney
        syndicaliste étudiant
         
        salutations
        anthony whitney
        ex élu UNEF ID CNESER (1996-2000)
        
            -----Message d'origine-----
            
            De : Emmanuel Lyasse  >
            À : discussions@unef.org    >
            Date : lundi 16 juillet 2001 12:45
            Objet : [discussions] Fausse bonne nouvelle sur les ECTS
            
            La triste histoire de la session de septembre, que soulève Marc, donne un précédent instructif. L'UNEFencoreID avait prétendu avoir obtenu son maintien lors de la réforme Bayrou (déjà une "grande victoire"). 
            Mais l'arrêté ne faisait qu'exiger deux mois de délais entre les deux sessions, ce qui permet de mettre le rattrapage de janvier en juin (merci, la semestrialisation). Ça a par exemple été fait au Mans. 
            De plus, il ajoute "sauf dispositions pédagogiques particulières". Comme personne ne sait ce qu'est une telle disposition, cela permet la suppression pure et simple de septembre, sous n'importe quel prétexte. Ainsi, à Lyon II et à Clermont en Lettres, la totalité du rattrapage a lieu en juin. On repasse immédiatement l'examen qu'on vient de rater, sans aucnun délai pour se remettre à niveau donc. Merci, l'UNEF (ID) !
            
            EL
            
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