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[discussions] En quoi la reforme Bayrou attaque la session de septembre

Posté par Emmanuel Lyasse le 17/7.

piece jointe : TEXT/HTML

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De : "Anthony Whitney" 
À : "Forum UNEF" 
Objet : [discussions] réformes pédagogiques et session de septembre, bilans
de la réforme de 97 de l'UID et de B. ALLUIN
Date : Mar 17 juil 2001 12:45


Quelques nécessaires précisions s'agissant de la deuxième session d'examens,
droit réglementaire à une "deuxième chance."

1- L'arrêté du 9 avril 1997 dit "Bayrou" n'a RIEN changé sur ce point par
rapport à l'arrêté du 26 mai 92 dit "Jospin" en reprenant texto le
paragraphe de l'article 18 donnant une règle générale une deuxième session
avec un écart d'au moins deux mois ... tout en prévoyant la possibilité d'y
déroger dès lors que des "dispositions pédagogiques particulières" auraient
été mis en place.

Rien, à part que la semestrialisation donnait un sens radicalement différent
au délai de deux mois, et ouvrait la porte aux sessions de rattrapage de
janvier en juin. Les arguties ci-dessous ne changent rien à ce fait.
D'autre part, il était évident que cette situation ne pouvait être que
provisoire, semestrialisation et session de rattrapage étant par essence
incompatibles.
S'appuyer sur la réforme Bayrou pour restaurer la session de septembre là où
elle avait déjà été mise en cause, comme l'aurait voulu Anthony à ce qu'il
disait plus bas, était donc une idée pour le moins paradoxale. Un peu comme
dire à quelqu'un qu'on va pendre que c'est excellent pour son asthme...

Pour cette raison, ainsi qu'en raison du maintien de dispositions
particulières à la filière droit (la double moyenne, qu'au départ Bayrou
voulait introduire en Sc éco et nous l'avions fait renoncer sur ce point), à
la mise en place d'UEP sans charte nationale des stages, à la non garantie
immédiate de moyens budgétaires pour l'application de la réforme, l'UNEF ID
comme l'UNEF et le SNESUP FSU s'étaient ABSTENUES lors du Cneser des 7 au 9
avril 97, et s'étaient ensuite battues dans les Universités et dans le cadre
du Comité national de suivi de la réforme pour une application conforme aux
arrêtés et à l'intérêt des étudiants ...

Cette double abstention a permis à Bayrou d'affirmer qu'il n'y avait aucune
opposition à sa réforme.
Il faut rappeler que, avant le vote du CNESER, l'UNEF avait dénoncé cette
réforme comme "un mauvais coup pour l'Université", tandis que l'U-ID parlait
de "grande victoire". La convergence des votes au CNESER fut une surprise.
Christophe Faverjon, alors notre élu au CNESER, a été désavoué par le CN qui
a suivi. Au terme de débat houleux, le 78e congrès, à Toulouse, en mai, a
réaffirmé notre opposition à la réforme. Ensuite, l'U-ID a continué à parler
de victoire, et à exiger l'application intégrale de l'arrêté. La direction
Delpas de l'UNEF a, elle, totalement oublié son existence pour se consacrer
à des discours creux sur l'unité. Les AGE de l'UNEF ont, dans leur majorité,
continué la lutte contre la réforme. Elles seraient bien inspirées de la
poursuivre ou de la reprendre. Contrairement à ce que dit Anthony, la
réforme Lang est la suite logique de la réforme Bayrou. Elles peuvent et
doivent être combattues conjointement.

[Š]
Tout ce qui suit serait bel et beau, si le nombre d'Universités supprimant
septembre n'allait pas croissant. A lire Anthony, on a l'impression d'une
lutte victorieuse. Elle ne l'est certes pas.
Le plus souvent, localement, l'UencoreID ne fait rien. Dans certains cas,
elle a voté pour la suppression de septembre: ainsi, en Droit, à Caen.

sachant qu'il faut considérer cette question en l'intégrer dans la réflexion
sur la restauration d'un véritable cadrage national des diplômes garanti par
la procédure d'habilitation des diplômes ... que la CPU veut remettre en
cause avec l'accord de Jack LANG cf. précédent mail en passant d'une
évaluation a priori à une évaluation a posteriori des diplômes nationaux
(comme le recommandait déjà le rapport ATTALI dans le cadre du 3-5 ou 8)

Tiens donc !
Le cadre national des diplômes a donc été mis en cause, puisqu'il s'agit de
le "restaurer".
Je ne peux pas dire, certes, qu'Anthony me l'apprenne. Mais je suis étonné
de voir l'avouer un membre de celle des deux UNEF qui a présenté la suie de
réformes que nous avons subies comme autant de victoires desquelles
auxquelles elle volait.
Autocritique ou foutage de gueule ?

Ceci dit, nous ne nous féliciterons d'avoir en Anthony un interlocuteur de
la maison d'en face avec qui, au moins, on peut causer. C'est rare (cf le
dernier mail de l'UNEF Evry)

EL

salutations
anthony whitney
ex élu UNEF ID CNESER (1996-2000)
-----Message d'origine-----
De : Emmanuel Lyasse  >
À : discussions@unef.org 
 >
Date : lundi 16 juillet 2001 12:45
Objet : [discussions] Fausse bonne nouvelle sur les ECTS

La triste histoire de la session de septembre, que soulève Marc, donne un
précédent instructif. L'UNEFencoreID avait prétendu avoir obtenu son
maintien lors de la réforme Bayrou (déjà une "grande victoire").
Mais l'arrêté ne faisait qu'exiger deux mois de délais entre les deux
sessions, ce qui permet de mettre le rattrapage de janvier en juin (merci,
la semestrialisation). Ça a par exemple été fait au Mans.
De plus, il ajoute "sauf dispositions pédagogiques particulières". Comme
personne ne sait ce qu'est une telle disposition, cela permet la suppression
pure et simple de septembre, sous n'importe quel prétexte. Ainsi, à Lyon II
et à Clermont en Lettres, la totalité du rattrapage a lieu en juin. On
repasse immédiatement l'examen qu'on vient de rater, sans aucnun délai pour
se remettre à niveau donc. Merci, l'UNEF (ID) !

EL

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