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[discussions] Je suis tr=?ISO-8859-1?B?6A==?=s content au contraire

Posté par BALSAN DUVERNEUIL le 18/3.

piece jointe : TEXT/HTML
Je suis très content au contraire que tu m'inflige ta diatribe habituelle
pour m'insulter. Et que tu en arrive à citer des ouvrages de sciences-po
pour motiver ton propos. C'est vrai qu'en matière de réaction, sciences-po
n'est pas un mauvais exemple. Je ne doute pas que dans ta prochaine réponse
tu me jettera à la gueule un bouquin de Peyrefitte ou un "palipitant
éditorial du Figaro".

Mais trêve d'attaques faciles, je m'explique.
Je disais dans mon précédent message que je n'avais jamais lu quelque chose
d'aussi réactionnaire que votre "déclaration" non comme "spécialiste
ès-syndicalisme " (ès étant l'abréviation de "en les", je ne puis être que
spécialiste ès luttes syndicales), mais comme l'internaute lambda qui a reçu
ta prose sur sa boite aux lettres.

Le texte énonce sans se démonter que (vous) : " Nous sommes désarçonnés par
la naissance du mouvement à Nantes". C'est déjà surprenant pour un syndicat.
D'habitude, les syndicats qui sont "désarçonnés" et ne "comprennent pas le
pourquoi et la forme d'une lutte sociale" sont plutôt les syndicats de
jaunes. La CFDT est souvent désarçonnée par l'apparition d'un mouvement par
exemple. Mais bon, passons. Pourquoi êtes-vous désarçonnés ? Et bien parce
que, "Dans le cadre de l’AG du 14 Mars 2001, a été soumis au vote des
étudiant présents la proposition d’une grève générale. Or celle-ci a été
adoptée à la majorité des présents sans vote préalable sur des
revendications". Quoi ? Les étudiants ont décidé la grève sans raison ?
Comme ça ? Pour rigoler ? ... En fait non, puisqu'un peu plus loin, la
passionnante déclaration indique que " Certes quelques éléments de réflexion
portant sur le réengagement de l’Etat ,le droit de tous les savoirs à
proximité, réévaluation du montant et des critères d’évaluation des bourses,
le refus des pôles d’excellence, le statut des étudiants étrangers et le
départ du MEDEF du CA de l’université ont été avancés et adoptés comme
principe du mouvement".  C'est clair. Des étudiants ont décidé la grève pour
obtenir de bonnes conditions d'études sur les bases de revendications
habituelles, la défense des petites filières, les réengagement financier de
l'Etat, la réévaluation des bourses... Classique et justifié, profondément.
Mais pourquoi le CEN-UNEF est-il si désarçonné, alors qu'il devrait être en
tête du mouvement et fier  de celui-ci ? Et bien, il l'est parce que les
étudiants ont " voté la grève avant même de porter des revendications
cohérentes et chiffrées devant ses interlocuteurs , présidence de
l’université ou ministère ".  Arrêtez votre grève les enfants, on a pas
calculé exactement combien on veut. Trois millions cinq, trois millions six
? Douze création d'emploi, douze et demi avec un poste de CES ? Allons, vous
savez très bien que les chiffres réels des besoins de votre université ne
vous serons jamais connu, faute d'aller éplucher les comptes chez votre
agent comptable et de piller les ordinateurs de la Trésorerie générale. Vous
savez très bien qu'au cours d'un mouvement les revendications s'affinent et
que, de toute façon, les revendications sont le fruit de la discussion en
assemblée générale, issus des étudiants eux-mêmes, ce qui est la seule
légitimité. Un syndicat qui irait contre les décisions démocratiquement
prise par une AG ne serait ouvertement qu'un syndicat de jaune. Ce genre de
syndicat ont toujours de bonnes raisons pour essayer d'empêcher une grève :
"mais non, vous n'avez pas compris. La loi X est une bonne loi. La
revendication Y n'est pas adaptée..." . Je ne polémique pas, vous connaissez
très bien les ficelles pour éteindre un mouvement.

Mais non, ça ne suffit pas au CEN-UNEF de dire que la grève est prématurée,
vous allez plus loin ensuite. "Nous n’avons aucun élément de preuves ou
information confirmant la réalité d’un mouvement national étudiant". C'est
sûr, puisque les universités en grève sont en train de tenter de le bâtir ce
mouvement national étudiant. D'ailleurs " On est encore loin d’un mouvement
national touchant les 90 universités françaises".  Ca c'est sur. Même qu'on
va pouvoir attendre longtemps. En 1986 (Devaquet), seulement 59 facs étaient
en grève, en 1994 (CIP), on en comptait un peu moins de 50 et en 1995 (grève
générale) il n'y en avait à peine plus de 57. Même en 1968, il y a eu une
quinzaine de facs (surtout médecine) qui n'étaient pas dans le mouvement.

Votre conclusion :  "En conséquence de quoi le CEN-UNEF appelle pour le
moment à ce que le mouvement étudiant sur Nantes concentre ses forces dans
l’action à la défense de la filière Portugais, et dans la réflexion à
l’élaboration d’une plate- forme cohérente de revendications en phase avec
les réels besoins locaux". Allez, les petits étudiants grévistes, n'essayez
pas de globaliser votre mouvement, n'essayez pas de donner une cohérence
nationale à vos revendications, ne vous unissez pas. Laissez ceux qui savent
réflechir à un belle déclaration bien chiffrée et bien cohérente.

Lutter contre une grève, l'empêcher de croître et de sortir victorieuse, ça
s'appelle la réaction. N'importe quel ouvrier te le dira. Et il n'a pas
besoin d'ouvrir un bouquin de sciences-po pour ça.

Bises à Nicole et Carine

Nathan Balsan-Duverneuil,
journaliste

PS  : ce n'est pas la peine de répondre à ce mail. Je n'intervenais pas sur
ce forum pour y écrire mes mémoires qui n'intéressent personne ni pour jouer
au "vieux qui sait". Mais votre déclaration à toi et au CEN était vraiment
trop pourrie pour que je ne cède pas, malgré ma résolution de ne plus me
méler des affaires étudiantes. Comme quoi...


----------
>De : Jean-Paul Canévet 
>À : "BALSAN DUVERNEUIL " 
>Objet : IL est de retour et il est pas content...(Re: [discussions] Hallucinant
!)
>Date : Dim 18 mars 2001 14:19
>

> Monsieur Balsan Duverneuil, diplomé es-syndicalisme étudiant vient
> d'effectuer son grand retour. Pour cela il a décidé de frapper fort, très
> fort. 9 mots, pas un de plus pour stigmatiser un texte syndical qui si il
> n'a pas été écrit pour déchainer l'enthousiasme des foules n'en demeure pas
> moins une clarification nécessaire de ce qu'est le mouvement sur Nantes et
> de ce qu'il devrait devenir selon  le CEN-UNEF. Rien de plus qu'un avis sans
> doute subjectif, quoi d'autre ?
>
> Mais Balsan Duverneuil est grand, Balsan Duverneuil est fort, Balsan
> Duverneuil n'a pas besoin de se justifier. Incantatoire sont ses propos,
> justes sont ses mots, la route syndicale pour nous il trace, en sortir c'est
> prendre le risque de lui déplaire. Repentez-vous mes frères !
>
> Nous ne pouvons que Remercier Balsan Duverneuil qui nous fait l'immense
> honneur d'intervenir sur notre misérable forum. Son avis nous éclaire et
> guide nos lutte. Nous ferons donc pénitence.
>
> Manuel Canévet.
>
> PS : "réaction" : la pensée réactionnaire nait d'un refus radical de la
> Révolution et de la pensée des Lumières. Elle se distingue du conservatisme
> par son extrémisme tant est violent son refus de cette forme d'entrée dans
> la modernité politique. (...) De nos jours A. Hirschman a tenté de présenter
> de manière systématique les élements essentiels d'une pensée réactionnaire
> entendue dans un sens moins spécifique : pour lui les réactionnaires
> considèrent que plus on fait bouger les choses, plus on revient en arrière
> (effets pervers) , que ce que l'on prétend modifier ne fait en réalité que
> persister (inanité) et qu'enfin tout changement entraîne des couts
> insupportables "mettant en péril" des avantages essentiels déjà acquis, ces
> trois thèses pouvant se combiner de multiples manières. Dico de SciencesPO G
> Hermet, B, Badie, P.Birnabaum, P.Braud
>
> ----- Original Message -----
> From: "BALSAN DUVERNEUIL " 
> To: "Cen UNEF" ; 
> Sent: Saturday, March 17, 2001 2:43 AM
> Subject: [discussions] Hallucinant !
>
>
>> J'ai rarement lu quelque chose d'aussi réactionnaire !
>>
>> ----------
>> >De : Cen UNEF 
>> >À : infos-tertre@humana.univ-nantes.fr
>> >Objet : [discussions] communiqué
>> >Date : Ven 16 mars 2001 13:29
>> >
>>
>> > DÉFENDONS NOS ÉTUDES ET EXIGEONS LES MOYENS D'ÉTUDIER
>> >
>> > Le CEN-UNEF déclare :
>> > 1- soutenir les étudiants de la filière de portugais
>> > engagés dans la défense de la licence-maîtrise. Notre
>> > soutien est un soutien actif. Sur le terrain il passe par
>> > la mobilisation et la sensibilisation des étudiants par
>> > l'intermédiaire d'AG, par la mise en place et la conduite
>> > d'une intersyndicale étudiants/enseignants/personnels , par
>> > la diffusion de pétitions..mais aussi par un vrai travail
>> > de fond sur les dossiers des diplômes des conseils de
>> > l'université jusqu'aux bureaux du ministère. Nous appelons
>> > tous les étudiants nantais à manifester leur soutien a- en
>> > signant et en faisant signer la pétition si ce n'est déjà
>> > fait b- en nous rejoignant dans l'action aux côtés des
>> > étudiants de portugais.
>> > 2- Malgré les difficultés qu'a connu la filière de
>> > portugais, il semble possible et important que l'UFR de
>> > langues et l'université de Nantes soutiennent concrètement
>> > la pérennité de cette filière et se donnent les moyens de
>> > conforter son développement.
>> > 3- Soutenir et s'intéresser aux différentes mobilisations
>> > qui ont eu lieu et qui continuent d'avoir lieu dans
>> > certaines universités en France (Montpellier III, Nîmes,
>> > Metz,.) qui réclament des moyens pour fonctionner, ainsi
>> > que toutes les universités qui connaissent des problèmes
>> > similaires (Aix-Marseille-I (Provence), Bordeaux-III
>> > (Montaigne), Grenoble-I (Joseph-Fourier), Nancy-II et Paris-
>> > XIII (Villetaneuse) , Paris 8)..
>> > 4- Ces problèmes de budgets ne sont pas conjoncturels, ils
>> > tiennent au désengagement financier de l'état dans le
>> > domaine de l'éducation et plus particulièrement dans le
>> > domaine de l'enseignement supérieur. (cf. notre programme
>> > aux élections de décembre 2000)
>> > 5- L'université de Nantes connaît elle aussi des déficit en
>> > matière de dotations budgétaires, de postes de profs ainsi
>> > que de personnels Iatoss (+ de 200 postes de profs et plus
>> > de 50 IATOSS) déficit reconnu par le ministère. La dotation
>> > budgétaire 2001 aux établissements universitaires fait état
>> > d'un poste supplémentaire d'enseignant et de 16 postes de
>> > IATOSS pour l'université de Nantes. C'est largement
>> > insuffisant.
>> > 6- Nous sommes désarçonnés par la naissance du mouvement à
>> > Nantes. Dans le cadre de l'AG du 14 Mars 2001, a été soumis
>> > au vote des étudiant présents la proposition d'une grève
>> > générale. Or celle-ci a été adoptée à la majorité des
>> > présents sans vote préalable sur des revendications. La
>> > situation formelle du mouvement sur Nantes est donc la
>> > suivante : l'ensemble lettres et sciences humaines de
>> > Nantes est en grève générale sans revendication à porter .
>> > Certes quelques éléments de réflexion portant sur le
>> > réengagement de l'Etat ,le droit de tous les savoirs à
>> > proximité, réévaluation du montant et des critères
>> > d'évaluation des bourses, le refus des pôles d'excellence,
>> > le statut des étudiants étrangers et le départ du MEDEF du
>> > CA de l'université ont été avancés et adoptés comme
>> > principe du mouvement. Une partie des étudiants de
>> > l'ensemble Lettres et Sciences Humaines ont donc voté la
>> > grève avant même de porter des revendications cohérentes et
>> > chiffrées devant ses interlocuteurs , présidence de
>> > l'université ou ministère.
>> > 7- Nous n'avons aucun élément de preuves ou information
>> > confirmant la réalité d'un mouvement national étudiant. Les
>> > dirigeants du mouvement messins appellent à ce que les
>> > différentes universités en France soutiennent leur
>> > mouvement de protestation. Les étudiants montpelliérains
>> > qui ont rencontré la directrice de l'enseignement supérieur
>> > Jeudi 15 Mars 2001 appellent quant à eux à ce que les
>> > différentes fac en grève se rassemblent chez eux ce week-
>> > end afin de dégager des perspectives d'actions communes. On
>> > est encore loin d'un mouvement national touchant les 90
>> > universités françaises. L'analyse des mots d'ordre et
>> > revendications tendraient plutôt à montrer des mouvements
>> > locaux portant sur les questions budgétaires locales.
>> > Toutefois, il est de notre rôle de reconnaître la politique
>> > de pénurie du ministère de l'éducation nationale comme la
>> > cause commune des difficultés connu sur ces villes.
>> > 8- En conséquence de quoi le CEN-UNEF appelle pour le
>> > moment à ce que le mouvement étudiant sur Nantes concentre
>> > ses forces dans l'action à la défense de la filière
>> > Portugais, et dans la réflexion à l'élaboration d'une plate-
>> > forme cohérente de revendications en phase avec les réels
>> > besoins locaux. Cette plate -forme ne peut s'élaborer
>> > indépendamment des différentes catégories de personnels
>> > qui composent l'université (profs, futurs profs, personnels
>> > IATOSS. Une bonne connaissance des dossiers (c'est-à-dire
>> > ni partielle, ni simpliste) est indispensable.
>> > 9- L'aboutissement de nos revendications ne peut se
>> > concrétiser que dans la durée. La question cruciale est
>> > celle de notre capacité à faire vivre des syndicats
>> > capables de permettre l'aboutissement de nos
>> > revendications grâce à une réflexion de fond et une
>> > structuration nationale qui seule peut permettre
>> > l'aboutissement de certaines de nos demandes.
>> >
>> > Nantes Jeudi 15 Mars 2001 02.00
>> > (complété vendredi 16 Mars 2001)
>> >
>> >
>> > Collectif des Étudiants de Nantes-UNEF
>> > Faculté des Lettres & Sciences Humaines
>> > Local des associations
>> > BP 81227
>> > 44312 NANTES Cedex 03
>> >
>> > Local syndical : salle 1011 bat.Censive
>> > cen.unef@caramail.com
>> > ______________________________________________________
>> > Boîte aux lettres - Caramail - http://www.caramail.com
>> >
>> >
>> >
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>> > l'UNEF, http://unef.org
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