[discussions] communiqué
Posté par Cen UNEF le 16/3.
piece jointe : TEXT/PLAIN
DÉFENDONS NOS ÉTUDES ET EXIGEONS LES MOYENS D'ÉTUDIER
Le CEN-UNEF déclare :
1- soutenir les étudiants de la filière de portugais
engagés dans la défense de la licence-maîtrise. Notre
soutien est un soutien actif. Sur le terrain il passe par
la mobilisation et la sensibilisation des étudiants par
l’intermédiaire d’AG, par la mise en place et la conduite
d’une intersyndicale étudiants/enseignants/personnels , par
la diffusion de pétitions….mais aussi par un vrai travail
de fond sur les dossiers des diplômes des conseils de
l’université jusqu’aux bureaux du ministère. Nous appelons
tous les étudiants nantais à manifester leur soutien a- en
signant et en faisant signer la pétition si ce n’est déjà
fait b- en nous rejoignant dans l’action aux côtés des
étudiants de portugais.
2- Malgré les difficultés qu’a connu la filière de
portugais, il semble possible et important que l’UFR de
langues et l’université de Nantes soutiennent concrètement
la pérennité de cette filière et se donnent les moyens de
conforter son développement.
3- Soutenir et s’intéresser aux différentes mobilisations
qui ont eu lieu et qui continuent d’avoir lieu dans
certaines universités en France (Montpellier III, Nîmes,
Metz,…) qui réclament des moyens pour fonctionner, ainsi
que toutes les universités qui connaissent des problèmes
similaires (Aix-Marseille-I (Provence), Bordeaux-III
(Montaigne), Grenoble-I (Joseph-Fourier), Nancy-II et Paris-
XIII (Villetaneuse) , Paris 8)….
4- Ces problèmes de budgets ne sont pas conjoncturels, ils
tiennent au désengagement financier de l’état dans le
domaine de l’éducation et plus particulièrement dans le
domaine de l’enseignement supérieur. (cf. notre programme
aux élections de décembre 2000)
5- L’université de Nantes connaît elle aussi des déficit en
matière de dotations budgétaires, de postes de profs ainsi
que de personnels Iatoss (+ de 200 postes de profs et plus
de 50 IATOSS) déficit reconnu par le ministère. La dotation
budgétaire 2001 aux établissements universitaires fait état
d’un poste supplémentaire d’enseignant et de 16 postes de
IATOSS pour l’université de Nantes. C’est largement
insuffisant.
6- Nous sommes désarçonnés par la naissance du mouvement à
Nantes. Dans le cadre de l’AG du 14 Mars 2001, a été soumis
au vote des étudiant présents la proposition d’une grève
générale. Or celle-ci a été adoptée à la majorité des
présents sans vote préalable sur des revendications. La
situation formelle du mouvement sur Nantes est donc la
suivante : l’ensemble lettres et sciences humaines de
Nantes est en grève générale sans revendication à porter .
Certes quelques éléments de réflexion portant sur le
réengagement de l’Etat ,le droit de tous les savoirs à
proximité, réévaluation du montant et des critères
d’évaluation des bourses, le refus des pôles d’excellence,
le statut des étudiants étrangers et le départ du MEDEF du
CA de l’université ont été avancés et adoptés comme
principe du mouvement. Une partie des étudiants de
l’ensemble Lettres et Sciences Humaines ont donc voté la
grève avant même de porter des revendications cohérentes et
chiffrées devant ses interlocuteurs , présidence de
l’université ou ministère.
7- Nous n’avons aucun élément de preuves ou information
confirmant la réalité d’un mouvement national étudiant. Les
dirigeants du mouvement messins appellent à ce que les
différentes universités en France soutiennent leur
mouvement de protestation. Les étudiants montpelliérains
qui ont rencontré la directrice de l’enseignement supérieur
Jeudi 15 Mars 2001 appellent quant à eux à ce que les
différentes fac en grève se rassemblent chez eux ce week-
end afin de dégager des perspectives d’actions communes. On
est encore loin d’un mouvement national touchant les 90
universités françaises. L’analyse des mots d’ordre et
revendications tendraient plutôt à montrer des mouvements
locaux portant sur les questions budgétaires locales.
Toutefois, il est de notre rôle de reconnaître la politique
de pénurie du ministère de l’éducation nationale comme la
cause commune des difficultés connu sur ces villes.
8- En conséquence de quoi le CEN-UNEF appelle pour le
moment à ce que le mouvement étudiant sur Nantes concentre
ses forces dans l’action à la défense de la filière
Portugais, et dans la réflexion à l’élaboration d’une plate-
forme cohérente de revendications en phase avec les réels
besoins locaux. Cette plate –forme ne peut s’élaborer
indépendamment des différentes catégories de personnels
qui composent l’université (profs, futurs profs, personnels
IATOSS. Une bonne connaissance des dossiers (c’est-à-dire
ni partielle, ni simpliste) est indispensable.
9- L’aboutissement de nos revendications ne peut se
concrétiser que dans la durée. La question cruciale est
celle de notre capacité à faire vivre des syndicats
capables de permettre l’aboutissement de nos
revendications grâce à une réflexion de fond et une
structuration nationale qui seule peut permettre
l’aboutissement de certaines de nos demandes.
Nantes Jeudi 15 Mars 2001 02.00
(complété vendredi 16 Mars 2001)
Collectif des Étudiants de Nantes-UNEF
Faculté des Lettres & Sciences Humaines
Local des associations
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Local syndical : salle 1011 bat.Censive
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