[discussions] Hou hou mefions nous
Posté par Emmanuel Lyasse le 14/3.
piece jointe : TEXT/HTML
Cruel dilemne, pour un modérateur, qui reçoit un tissu de sottise gonflé de
prétention.
Publier cela nuirait à la crédibilité du forum dont il a la charge.
Censurer un message qui le met personnellement en cause (d'une façon si
grotesque qu'elle ne peut que le servir, il est vrai) serait mal pris.
Reconnaître à un tel individu le droit d'exprimer de telles choses sur un
forum syndical serait proprement indécent.
Je choisis un compromis bancal. L'intégrer ainsi dans ce qui n'est pas une
réponse (ce genre d'immondice contient sa réponse) mais en a la forme.
Une satisfaction, quand même. La péroraison nous explique enfin la raison de
l'horreur de Charby pour l'idée que les concours sanctionnent effectivement
une capacité à enseigner, sa préférence pour le flicage pédagogiste façon
IUFM, et sa haine de tous ceux qui affirment le contraire.
Puisqu'il semble finalement me demander conseil sur son cas personnel, je
lui sugérerai, de façon totalement désintéressée
1) De préparer les concours, pour cesser d'être un vacataire à 200F de
l'heure
2) Si ce n'est pas dans ces cordes, de chercher un autre métier honnête
3) A défaut, de se faire flic. Il en a les talents. Peut-être trouvera-t-il
en outre ainsi des forums de discussions convenant à sa conception du
syndicalisme.
Une précision cependant, pour les moins de 28 ans: en 90, l'UNEF était
contre les IUFM. Mais Charby était à l'UNEF-ID. L'a-t-il jamais quittée,
d'ailleurs ?
----------
De : Vincent Charbonnier
À : Forum UNEF , elyasse@unef.org, BN-UNEF
Objet : Ca faisait longtemps en effet
Date : Mer 14 mars 2001 11:01
Oui, c'est vrai que cela faisait longtemps que EL n'avait pas bavé avec
autant de mauvaise foi que cette nuit en répondant rapidement à mon message,
ou plutôt en croyant y répondre, puisqu'il ne l'a pas vraiment lu ou voulu
le lire. Souvent Lyasse varie, quelquefois il vacille...
Comme je suis d'un naturel optimiste et que je ne peux pas lui mettre une
taloche en "direct-live" dans sa face, je voudrais apporter quelques petites
précisions, numérotées afin qu'il puisse bien les voir.
1. Comme j'ai été étudiant -je ne sais pas pour toi- j'ai eu l'occasion de
voir les thuriféraires de l'université française éternelle à l'œuvre. J'ai
surtout vu des cadors de la philo qui bavaient -c'est décidément une manie-
sur les étudiants analphabètes trop cons pour être là la fac, et qui en
plus, les outrecuidants voulaient devenir enseignants. Ces cadors, qui n'ont
jamais mis les pieds dans un lycée, en tant qu'enseignants, péroraient et
pérorent toujours sur l'absurdité de la formation professionnelle à
l'enseignement, et qu'il suffit d'être bon dans sa discipline pour
enseigner. Somme toute, c'est normal, puisque ils ne savent pas ce que c'est
qu'enseigner à part débiter leur savoir et leur culture, nullement en cause
ici. Mais le plus dégueulasse dans cette histoire, c'est que ce sont eux qui
préparent les "analphabètes" d'étudiants aux concours.
2. Sur les IUFM. Je voudrais rappeler à Saint-Lyasse que, trop innocent à
l'époque certainement, il ne se souvient pas des violents diatribes de
Cordoba et consorts contre la création des IUFM (c'était au début des années
90), lesquels IUFM allaient, disait-on déjà, ruiner la vocation
universaliste de l'université par une professionnalisation incongrue.
Aujourd'hui, ce sont les mêmes momies, augmentées de quelques esprits
forts-frappeurs, plus jeunes, d'une opinion avantageuse de leur suffisance,
qui nous resssortent tale quale le même discours. Que Saint-Lyasse défende
les idées du SNALC, c'est son droit, mais pas sur le forum de l'UNEF.
3. A propos des propositions Lang, et au risque, je le sais, de décevoir
certains, je connais des formateurs IUFM, des gens du métier comme on dit et
des syndicalistes (FSU) en même temps -que Saint-Lyasse ne doit pas avoir du
beaucoup fréquenté- me dire qu'une partie, mais une partie seulement, des
propositions avancées par Lang méritaient d'être relevées car intéressantes.
Ce n'est pas lui accorder un blanc-seing que dire cela, tant il subsiste une
limite, au fond la plus importante mais jamais relevée, c'est extrêmement
significatif, par Cordoba, qui est celle des moyens alloués à cette réforme.
A bien regarder d'ailleurs, dans la prose de Cordoba, défendue avec tant de
secrète ardeur par Saint-Lyasse, la question des moyens n'est jamais
soulevée. Et pour cause. La soulever, c'est ruiner le chateau de sable de la
fin de l'école républicaine, qui manque une partie essentielle de la
question. Esprit (du syndicalisme) es-tu là ?
4. Précision superfétatoire, je ne défends absoluement pas Lang, mais j'ai
bien lu le précédent message de Saint-Lyasse sur le match Metz-Paris IV, où
il était, c'est manifeste, mieux inspiré. Justement, comme j'ai trouvé son
analyse assez juste je voudrais la lui retourner à propos de Lang en lui
disant que ce n'est pas en faisant de Lang un sous-Allègre ou un Allègre
délavé ou un pantin de Allègre, qu'on arrivera à mobiliser. Parce que ce
n'est tout simplement pas vrai. Il faut faire un petit effort d'analyse
concrète d'une situation concrète (je préfère Lénine à Motchane, question
d'éthique) et comprendre les différences. Il n'y a que pour les fainiéants
de Strasbourg ou du Sud que Lang=Allègre.
5. Puisque l'UNEF lutte, avec raison contre la précarité, je voudrais savoir
ce qu'un Agrégé à 8 000 frs/mois (environ), avec un embaumement quasi assuré
dans le corpus universitarium pense qu'il faut faire pour les chargés de
cours, majoritaires je le rappelle, qui se crèvent à la fac pour 200 frs de
l'heure et sans avenir assuré à préparer et faire honnêtement leurs cours ?
Que propose le thésauriseur en chef ?
Vincent Charbonnier