L'UNEF ou le pari étudiant

Ce livre de René Maurice, trouvé en 1998 ou 1999 à la Fête de l'Humanité, sur le stand du PCF Paris Ve ou Paris XIVe, a été pour plusieurs d'entre nous l'occasion de découvrir un passé dont on ne parlait plus depuis longtemps dans l'UNEF. C'est le seul document d'importance que nous soyons aujourd'hui en mesure de publier sur l'UNEF dans les années 1970.

Il s'agit pour l'essentiel d'une interview réalisée par les Éditions sociales à l'automne 1976, juste après le mouvement contre Saunier-Seité, qui avait mis en valeur l'UNEF et son président d'alors, l'auteur.

À vingt-six ans, il venait de quitter ce poste, qu'il avait occupé depuis le 61e congrès (1973) après avoir été secrétaire général l'année précédente. Le livre est pour lui l'occasion de faire un bilan du mouvement de 1976, et plus généralement du renouveau de l'UNEF, dont il fut des principaux acteurs.

En annexe, on trouve quelques documents, des résultats électoraux (de nature à nous faire rêver) et, surtout, à la fin, une chronologie qui a l'avantage de montrer, en quelques pages, la vision que l'UNEF d'alors avait de l'histoire du mouvement étudiant depuis 1907.

C'est bien évidemment un livre de propagande. C'est ce qui fait son intérêt.

René Maurice est mort le 18 août 2005. Les Cahiers du GERME lui ont consacré, dans leur vingt-sixième numéro (décembre 2006) une notice biographique (qui n'est pas encore en ligne sur leur site http://www.cahiersdugerme.info/).

En reprenant ici ce livre, nous voulons lui rendre hommage, et avec lui à tous ceux qui ont construit l'UNEF de cette époque là. Nous ne pensons pas que quelqu'un songe à nous accuser de violer un droit de propriété intellectuelle en remettant en circulation un texte depuis fort longtemps indisponible.

Pour le lire (format PDF, 2,6 Mo), cliquez ici, ou sur la couverture.

Voici le texte de la quatrième de couverture:
Le 15 avril 1976, 200.000 étudiants manifestaient dans toute la France contre la réforme giscardienne du second cycle. Ce mouvement, par son ampleur et sa durée (près de quatre mois) a été le plus fort depuis mai 1968.
Ces étudiants, qu'on présentait résignés, silencieux, étaient-ils seulement saisis par une fièvre printanière, ou leur lutte traduisait-elle une profonde angoisse, qui va se muer en colère, devant un avenir qui se conjugue de plus en plus avec déqualification et chômage ?
René Maurice, 26 ans, Président de l'UNION NATIONALE DES ETUDIANTS DE FRANCE (U.N.E.F.), de novembre 1973 à mai 1976, a été le principal "leader" de la lutte des étudiants contre la réforme giscardienne du second cycle.
Etudiant en histoire, il est issu d'une famille catholique bretonne. Dirigeant de I'U.N.E.F. depuis 1970, il en devient le Président d'honneur lors du Congrès de Toulouse, en mai 1976. II en tire le bilan dans un long entretien accordé aux E.S.

En complément :

- une interview de René Maurice au Crayon entre les dents (revue des étudiants chevènementistes) avant le congrŹs de Toulouse.
- Le compte-rendu du congrŹs donné tardivement (en octobre) par cette revue, avec une tribune de Jean-Luc Mano.
- Le rapport de René Maurice ą ce congrŹs sur la grŹve contre Saunier-Seité (sur le site du GERME)
- Le rapport introductif du Collectif national de la rentrée 1976, présenté par Pierre QUAY-THEVENON
- Une interview de Jean-Luc Mano par Clarté ą l'occasion de la conférence nationale des 6 et 7 novembre

Deux photos de René Maurice (la deuxiŹme avec Jean-Luc Mano), probablement au siŹge de l'UNEF rue de Provence, trouvées sur le web, datées du 26 avril 1976